I. PLANTES ALIMENTAIRES
Nouveaux légumes d’hiver. Expériences pratiquées en chambre obscure sur 100 plantes bisannuelles ou vivaces, spontanées ou cultivées, 1 vol. de 128 pages.
En collaboration avec M. A. Paillieux.
Paris, 1889, Librairie agricole de la Maison rustique.
Dans une note consacrée h ce livre (Revue horticole, 1880, p. 76), M. Carrière dit :
« Enfin, voici un nouveau livre tant par la forme que par le fond... Convaincus que toutes les parties des végétaux, quand elles ne con-
tiennent pas d’éléments vénéneux, peuvent servir de nourriture, MM. Paillieux et Bois ont pensé que toutes aussi pouvaient être utilisées
modifient la nature tout en transformant la saveur; de là l'étiolât que l’on peut obtenir en cultivant les plantes à l’obscurité pour les faire blanchir.
car il demande tout à l’expérience, la vraie ou plutôt la seule base scientifique. »
Les auteurs de ce livre indiquent la culture du Witloof ou Endive, légume d’hiver produit par la Chicorée à grosse racine, qui était encore presque inconnu en France à cette époque et qui a pris, depuis, une si grande place dans la consommation courante. Les premiers échantillons de Witloof, venant de Belgique, ont été présentés à la Société nationale d’Horticulture de France, par M. Henri de Vilmorin, le 14 janvier 187S.
Le Potager d'un Curieux : Histoire, culture et usage de plantes alimentaires peu connues ou inconnues, 1 vol. grand in-8..
En collaboration avec M. Paillieux.
Paris, Librairie agricole de la Maison rustique, 1“ édition, 1889, 294 pages;
2* édition, 1892, 589 pages et 54 figures dans le texte ;
3° édition, 1899, 678 pages et 80 figures dans le texte.
M. le D”Bornet, membre de l’Institut, a donné son appréciation sur la valeur de ce livre dans un rapport adressé à la Société nationale d’Horticulture de France, qui a décerné une médaille d’or aux auteurs (,Journal de la Société nationale d'Horticulture de France, 1899, p. 449).
Voici quelques passages de ce rapport ;
« Guidés par ces considérations, et pensant sans doute aussi que l’affirmation de Brillat-Savarin ; « La découverte d’un mets nouveau rend plus de service à l’humanité que la découverte d’une étoile »,.n’esj pas simplement plaisante, MM.. Paillieux et Bois entreprirent la.culture, méthodique des plantes alimentaires inusitées en France, qu’ils pour-
raient se procurer. En 1885, après dix années d’essais poursuivis à Crosne, près de Villeneuve-Saint-Georges, les auteurs firent connaître les premiers résultats obtenus, les échecs comme les succès. Cent espèces sont énumérées dans cette première édition du Potager d’un Curieux ; 200 sont étudiées dans la deuxième édition, parue en 1892; la troisième, qui vient d’être publiée, en comprend 250 La rapidité avec laquelle ces éditions se sont succédé témoigne de la faveur que ce livre a rencontrée auprès du public ; le chiffro des espèces expérimentées, qui augmente à chaque édition, éiablit non moins clairement que le zèle des auteurs ne s'est pas ralenti et que l’édition nouvelle n’est pas une simple reproduction de celles qui l’ont précédée.
« En parcourant les documents variés rassemblés dans ce beau volume de 678 pages, orné de 82 figures intercalées dans le texte, on voit que beaucoup des espèces essayées exigent un climat plus chaud que celui de Paris ; quelques-unes trouveraient des conditions meilleures sous lo climat méditerranéen, la majorité ne réussirait complèlement que dans la zone intertropicale et par conséquent dans nos colonies. On apprendra en outre, avec quelque surprise, que des légumes d’un usage habituel dans telle ou telle de nos possessions sont absolument inconnus dans les autres. Si, grâce aux renseignements réunis dans le Potager d'un Curieux , les directeurs de nos jardins coloniaux s’appliquaient à échanger et répandre les espèces de climats similaires, dont les qualités alimentaires sont éprouvées et qui sont de.culture facile, les colons ne tarderaient pas è être en possession d’une variété de légumes équivalents à ceux d’Europe, dont la culture, on le sait, no donne souvent que des résultats médiocrement satisfaisants.
« De temps à autre, on voit apparaître dans les journaux et même dans certains recueils spéciaux, des articles élogieux sur des plantes qui ne sont guère mangeables pour des civilisés ou qui se refusent à toute culture ; et une fois qu’une telle indication a été publiée, elle est généralement reproduite dans les ouvrages de compilation, dans les manuels qui sont entre les mains des amateurs. S’il en était parmi ceux-ci qui fussent tentés d’expérimenter ces nouveautés, ils agiront sagement en consultant d’abord le Potager d’un Curieux, qui leur épargnera l’ennui d’une déception augmentée d’une perte de soins et de temps. II est d’ailleurs très bien disposé pour faciliter les recherches. Les plantes sont rangées suivant l’ordre alphabétique de Iours noms usuels; les synonymes
Sur quelques plantes alimentaires de l’Abyssinie, brochure de 7 pages. En collaboration avec M. Paillieux.
Extrait du Bull, de la Soc. nat. d'Accl., 1890.
Le Matambala (Plectranlhus ternatus Sims).
En collaboration avec M. Paillieux.
Extrait du Bull, de la Soc. nat. d'Accl., 8 mai 1891.
Le Matambala (Plectranthus ternatus Sims) a été envoyé à MM. Paillieux et Bois, du Transvaal, en 1884, par M. Mingard. Les tubercules en sont alimentaires. Après des essais de culture infructueux, la plante fut remise à M. Maxime Cornu, professeur de culture au Muséum, qui en dota notre colonie du Gabon, par l’intermédiaire de M. Pierre, lequel, en 1888, quittait le Muséum pour aller prendre la direction du Jardin colonial de Libreville. Cette utile espèce peut remplacer la Pomme de terre dans les pays chauds, partout où celle-ci ne donne que d’insigniliants produits: elle est très répandue dans nos possessions de la Côte occidentale d’Afrique.
Les Lis comestibles, brochure de 15 pages, 5 ligures noires.
Extrait du Bull, de la Soc. d'Uisl. nat. d'Aulun, 1891.
Usages alimentaires des bulbes de Lis et de certaines Liliacées. Quelques-unes de ces plantes, aux fleurs très ornementales, sont aussi cultivées comme plantes alimentaires, au Japon principalement.
La Chayote (Sechium edule Swaktz). Cucurbitacées.
Le Naturaliste, 1891, p. 170.
Plante alimentaire des pays chauds dont la culture mérite d’être encouragée en Algérie et dans nos autres colonies tropicales et subtropicales. Les fruits, qu’elle produit en abondance, peuvent être utilisés de diverses manières. De nombreux articles ont élé publiés sur cette plante utile, dans les journaux horticoles et agricoles, dans le cours de ces dernières années.
Le Dioscorea Fargesii Franchet, nouvelle Igname alimentaire.
Cette Igname a été envoyée du Su-tchuen (Chine occidentale) en 1894, par le R. P. Farges. Elle est rustique sous le climat de Paris et son tubercule, de bonne qualité, est sphérique et peu enterré dans le sol. Elle produit un nombre considérable de bulbilles aériens qui en rendent la multiplication très facile. Malheureusement, le tubercule est de médiocre grosseur.
Cette Igname pourra sans doute être améliorée par la culture. Dans tous les cas, elle devra être utilisée pour la. production d’hybrides en vue d’obtenir les qualités que l’on voudrait rencontrer dans l’Igname, c’est-à-dire joignant à la bonne qualité la rusticité sous notre climat, une production suffisante et un arrachage facile.
L'Ousouniling (Plectranthus Coppini Max. Cornd).
Note lue dans la séance du 26 avril de la Société botanique de France, 1901.
L’auteur a présenté à la Société des tubercules de cette nouvelle espèce originaire du Soudan. Ils provenaient du Tonkin. M. Lemarié, directeur de l’Agr iculture de cette colonie, en avait reçu un envoi de M. Cornu, en 1898. La plante a prospéré; « elle constitue, dit M. Lemarié, une bonne acquisition pour le Tonkin ».
Ce Pleciranmus devra être propagé dans les pays chauds, où la Pomme de terre est incultivable.
Sur quelques plantes alimentaires de l’Extrême-Orient.
Actes du Congrès international des Orientalistes. Hanoi, 1902.
M. Bois énumère, dans cette note, quelques-unes des plantes que recherchent plus particulièrement les indigènes. Il appelle particulièrement l’attention sur le Zizania (Hydropyrum) latifolià. Graminée aquatique dont les tarions constituent un bon légume, très apprécié en Chine et au Japon et qu’il a pu voir figurer sur les marchés, è Hanoï.
Les plantes alimentaires des pays chauds.
Revue générale des Sciences.
Conférence faite au Muséum, en 1903.
Le Pé-tsaï (Rrassica chinensis L.).
Bulletin du Muséum, 1904.
A son retour d’Extrême-Orient, M. Bois confia des graines de cette plante à un maraîcher très habile, M. Curé, qui a réussi à obtenir la plante dans des conditions de développement aussi parfaites que possible. Les essais tentés jusqu’alors pour faire pénétrer la plante dans le domaine horticole, en Europe, avaient toujours été suivis d’insuccès. Le nouveau procédé de culture mis en œuvre permettra d’ajouter ce légume à ceux qui figurent déjà sur nos tables.