‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 8 sur 12 · Encbondrome · texte numérisé non relu

Encbondrome

de la parotide.

parotide et i

i mode nouveau de formations cartilagineuses.

La tumeur que j’ai examinée présente des aspects variables. Sur une même coupe, on voit, en effet, des endroits formés par de petites ' cellules, arrondies en général, rapprochées les unes des autres, possédant au milieu de l'amas qu’elles forment des vaisseaux sans parois ’l propres. Ailleurs, on aperçoit des cellules ramifiées séparées par une substance transparente. Le premier aspect correspond au sarcome ctj| le second au myxome. Au milieu de ces amas qui passent insensible- | ment de l’un à l’autre, on rencontre également du tissu conjonctif et , du tissu cartilagineux. Le premier de ces tissus ne présente rien de f remarquable et ne mérite quelque attention que dans ses rapports : avec les nodules cartilagineux.

Quant au tissu cartilagineux, il est en quantité plus ou moins grande, variant avec les points examinés de la tumeur. A la périphérie déJ cette tumeur, on en trouve à peine quelques traces ; vers le centre; ilj compose bien la moitié à peu près des tissus qui constituent le néoplasme. Ce cartilage est disposé par nodules, de forme et de dimen- -.i sions variables, séparés les uns des autres par les différents tissus dont nous avons parlé plus haut. 11 présente tous les caractères du cartilage : cellules à un ou plusieurs noyaux, entourés par Une capsule et placés au milieu d’une substance fondamentale, claire, transparente, porcelainée, fixant fort mal les réactifs colorant® Les. cellules du centre du nodule sont rondes et enfermées dans des capsules de même forme ; celles de la périphérie sont ramifiées,y présentent deux ou trois prolongements et quelquefois davantage ; elles nous offrent l’aspect des cellules cartilagineuses que l’on rencontre dans quelques cas pathologiques chez l’homme et à l’état normal chez i les céphalopodes; avec cette différence cependant qu’elles ne sont

culaires en assez grand nombre ; le tissu conjonctif qui les réunissait a proliféré, s’est hypertrophié et les sépare les uns des autres. '‘'fs Ces faisceaux musculaires paraissent pour la plupart en voie de dégénérescence et sont entourés par le tissu conjonctif dont nous : venons de parler, tissu assez lâche comparativement aux bandes fibreuses composées d’un tissu compact et serré, qui semblent faire

Ce dernier est formé par des travées irrégulières ne présentant dans

J’avais depuis longtemps le désir de publier un traité d’anatomie pathologique en un seul volume, et pour cela il était nécessaire de laisser de côté les historiques, les discussions théoriques inutiles ou surannées qui encombrent souvent les ouvrages d’enseignement. Dans une première partie, consacrée & l’anatomie pathologique générale, partant des notions que nous possédons sur les altérations cellulaires nous nous élevons progressivement dans la série anatomique et décrivons successivement les lésions des tissus dans plusieurs chapitrés consacrés à l’étude des inflammations, des tumeurs et des lésions parasitaires. Une seconde partie, plus étendue, comprenant l’anatomie pathologique spéciale, est consacrée à la description des lésions des systèmes anatomiques, des appareils et des organes splanchniques, y compris deux courts chapitres par lesquels se termine l’ouvrage et dans lesquels les lésions des organes des sens, vision et audi-

Les recherches récentes sur l’origine des tumeurs dans la tératologie où la greffe des éléments ectodermiques y ont été étudiées avec soin. Nous devons signaler également les chapitres relatifs aux inflammations catarrhales infectieuses et aux inflammations nodulaires infectieuses qui permettent de se rendre compte de l’importance de l’action microbienne dans la production ou dans l’évolution du plus grand nombre des maladies.

Page 1