Titres et travaux scientifiques
Préparateur de Pathologie et de Thérapeutique générales il la Faculté de Médecine de Toulouse (novembre 1894).
Lauréat de la Faculté (1892-1893) (1893-1894). Prix de Thèse (1897).
embrassant la trachée d’avant en arrière et de bas en haut : la partie médiane ligure l’isthme, les cornes répondent aux futurs lobes latéraux de la glande. Ces derniers enveloppent les thyroïdes latérales et finissent par se fusionner avec elles. Dès le stade de 19 millimètres, on ne peut plus distinguer ce qui appartient à chacune des trois ébauches ; toutefois, les thyroïdes latérales ne paraissent contribuer que fort peu à l'édification de la glande.
La pyramide de Lalouëtte apparaît au stade de 27 millimètres et se montre comme un bourgeon placé dans la concavité du croissant thyroïdien, au point de jonction de l’isthme et du lobe gauche ; il pousse de bas en haut en se dirigeant vers la ligne médiane. Chez deux des
partielle du cordon thyréo-glosse.
2° La troisième poche donne :
a) Un nodule dorsal et externe, ébauche de la glandule thymique , qui, accidentellement, peut se dédoubler. Elle occupe chez l’adulte la situation que nous avons indiquée précédemment ;
• h) Un diverticule ventral et inférieur, le thymus qui pousse vers le bas, se réunit à son congénère sur la ligne médiane, et descend avec lui dans le médiastin en passant, tantôt en avant, tantôt en arrière du tronc anastomotique unissant les deux veines cardinales supérieures.
Des fragments de l’extrémité supérieure de ces cordons thymiques peuvent se détacher et rester adhérents aux glandules thymiques ainsi qu’au bord externe des lobes thyroïdiens, ou dans le voisinage immédiat de ces organes.
De petites vésicules épithéliales se rencontrent parfois à la surface
On peut distinguer parmi les corpuscules glandulaires qui avoisinent la thyroïde : 1° les glandes thyroïdes accessoires , c’est-à-dire des fragments détachés du corps principal de la glande; 2“ les glàndules parathyroïdiennes ; 3« les grains ou lobules thymiques.
Notre travail est consacré spécialement à l’élude des deux dernières sortes de formations chez les Mammifères.
1° Glandules paratiiyroidiennes. — Découvertes par Sandstroem en 1880, et décrites sous le nom de glandules parathyroïdes, ces glandes ont été retrouvées en 1891 par Gley, et appelées glandules thyroïdiennes.,Nicolas, en 1803, trouva des organes^identiques
a) Glandules parathyroïdiennes externes. — Ces glandules ont reçu différents noms : glandules parathyroïdiennes de Sandstroem ;
• Kohn ;glandules thymiques de Prenant. Elles ont été décrites chez tous les types de Mammifères examinés jusqu’ici (Homme, Lapin, Cobaye, Rat, Souris, Campagnol, Chat, Chien, Hérisson, Taupe, Musaraigne,: Chauve-Souris, Cheval, Mouton, Bœuf, Porc, Phoque).
D’après les descriptions des auteurs, leur nombre paraît assez va-
tères) de chaque côté. Les rapports qu’elles affectent avec la thyroïde logées, au contraire, dans une dépression superficielle de la glande.
b) Glandules parathyroïdiennes internes. — Encore désignées sous le nom de corpuscules épithéliaux internes de Kohn, glandules
position vis-à-vis des lobes est aussi très variable : tantôt elles sont complètement incluses, tantôt elles æ placent sur la face posléro-
La désignation d’externes ou d’internes appliquée à ces organes est donc défectueuse, et une étude approfondie de leur développement et de leur origine première peut seule fournir un critérium satisfaisant
pour distinguer les deux ordres de glandules. Nos recherches sur Les glandules parathyroïdiennes externes (glandules thymiques)
confondues avec elles, proviennent des quatrièmes poches endodermiques, et se placent plus tard à la face postérieure des lobes thyroïdiens à une hauteur variable, fantôt près des glandules thymiques, tantôt'à une certaine distance d’elles. Ces glandules sont susceptibles de se dédoubler, et cette particularité, jointe aux variations de position des deux sortes de glandules et à leur confusion possible, suffit à expliquer les divergences qui existent dans les descriptions des au-
Formations kystiques. — Des kystes accompagnentfréquemment ■ On peut les diviser en trois groupes :
a) . Kystes des glandulcs. Bordés d’un épithélium cubique ou cylindrique, ils ont été signalés chez différents animaux ;
b) . Kystes des lobules thymiques. Résultant d’une métamorphose des corpuscules de Hassall, ils sont revêtus par un épithélium polymorphe pouvant devenir cilié par places ;
c) . Kystes dérivant des vestiges embryonnaires en rapport avec les glandules et avec les lobules thymiques : Ce sont ordinairement des kystes ciliés ; ils ont été décrits chez le Chat, le Chien, le Mouton et le Lapin.
Nous en avons fait une étude spéciale chez le Chat et nous avons vu que ces cavités se formaient, pour la majeure partie, au niveau du pédicule épithélial et qu’elles se fusionnaient avec les kystes résultant de la modification des corpuscules de Hassall.
2° Les thyroïdes latérales, issues des quatrièmes poches dont on ne peut les délimiter d’une façon précise, ont une évolution particulière. Au début, ce sont deux vésicules épithéliales en connexion avec les glandules thyroïdiennes; puis elles s’atrophient complètement (Taupe),
ou persistent pour former un kyste central dans chaque lobe de la thyroïde (Lapin);
3° Le thymus se forme aux dépens de deux diverticules issus de la paroi ventrale des troisièmes poches endodermiques ;
4° Les glandules thyroïdiennes proviennent de la paroi externe de la vésicule qui figure la thyroïde latérale (en réalité la quatrième poche et la thyroïde latérale réunies) ;
5» Les glandules thymiques naissent sur la paroi dorsale des troisièmes poches endodermiques ; elles s’atrophient de bonne heure chez la Taupe et prennent, au contraire, un grand développement chez le Lapin ;
6° Les grains thymiques qui, chez la Taupe, se trouvent au pôle inférieur des lobes thyroïdiens, sontdes fragments détachés du thymus.
do Biologie , mars 1898.
2° Aux dépens des parois ventrales des troisième et quatrième poches branchiales, se forment deux organes glandulaires que nous avons désignés sous les noms de glandules branchiales III et IV. Les premières répondent aux glandules thymiques ( parathyroïdiennes externes) ; les secondes, aux glandules thyroïdiennes (parathyroïdiennes internes) des Mammifères.
Les glandules III et IV se séparent des ébauches thymiques, se rap-
des lobes thyroïdiens qui se sont portés sur les parties latérales du cou pour s’intercaler entre le thymus III et les glandules 111. Des fragments des thymus III et IV peuvent rester adhérents aux glandules.
3° En arrière des quatrièmes poches, la paroi ventrale du pharynx
et subit la transformation lymphoïde dans sa partie périphérique seulement (zone corticale' èt zone médullaire). Des kystes apparaissent dans la zone médullaire et. résultent de la transformation cavitaire des corpuscules de Hassall.
La quatrième poche donne encore par sa face ventrale et interne un deuxième diverticule qui répond à la thyroïde latérale des auteurs et qu’il est impossible de délimiter nettement de la quatrième poché avec laquelle il se confond peu après. Ce cul-de-sac n’a qu’un développement rudimentaire ; ,on le retrouve dans lés stades avancés Sous forme d’une ou de plusieurs vésicules bordées d’un épithélium cubique ou cylindrique, ainsi que sous Celle de traînées épithéliales adjacentes à la glandüle IV et à l’ébauche des grains thymiques internes. Les dérivés de ïa quatrième poche sont placés à la face interne des lobes thyroïdiens qui les englobent plus ou moins complètement ; mais toujours ils restent distincts du parenchyme thyroïdien à l’édification duquel ils ne prennent aucune part.
Les vestiges de la thyroïde latérale peuvent se développer et contri- 4 buer, avec les cavités résultant de l’agrandissement des corpuscules de Hassall des lobules thymiques internes, à la • formation des masses kystiques qu’on trouve chez l’adulte au contact lobes thyroïdiens qui peuvent les englober en partie.
Dans ce travail, nous avons pris pour base les résultats consignés dans nos publications antérieures, et complétés par la description
post-branchiales envisagées au point de vue de la morphologie générale.
L’évolution des dérivés branchiaux chez les Oiséauxetchez les Mammifères, comparée à celle des autres classes, nous a permis d’établir l’existence d’un môme plan fondamental s’appliquant à tous les Vertébrés, y compris les Mammifères qui, jusqu’ici^ semblaient s’éloigner
Voici les faits généraux qui se dégagent de cette étude :
1» Les ébauches glandulaires qui naissent sur les fentes branchiales (dérivés branchiaux proprement dits), proviennent exclusivement des poches endodermiques et se réduisent à deux ordres de formations :
a) ébauches du thymus,
b) ébauches des glandules branchiales,
un thymus et une glandule réunis sur la même fente constituant un métamcre branchial complet, au point de vue des formations glandulaires (branchiomère glandulaire). Théoriquement, on peut admettre que chaque fente est susceptible de fournir un thymus et, une glandule branchiale; la disposition primitive comporterait donc autant
réalité, cette disposition schématique ne se trouve réalisée chez aucun des Vertébrés actuellement connus, attendu qu’il y a toujours un certain nombre de fentes dont les dérivés manquent ou ne se développent
pas.
Cette réduction, tant pour le thymus que pour les glandules, semble se faire en gagnant des deux extrémités vers la partie moyenne de l’appareil branchial, les métamères III et IV étant les plus stables. C’est ainsi que chez les Oiseaux, nous avons trouvé au complet les
paire et médiane, née de la paroi ventrale du pharynx. Cette conclusion a une certaine portée au point de vue de la morphologie générale, puisqu’elle confirme l’hypothèse de W. Müller, tendant à considérer la thyroïde des Vertébrés supérieurs comme représentant une modification de la gouttière hypobranchiale de l’Amphioxus et de l’endostyle des Tuniciers. Elle réduit à néant un argument de Dohm, qui consi-
sur ce fait que chez les Vertébrés supérieurs les ébauches thyroïdlen-
nous signalons les suivants:
1® Le thymus est d’origine exclusivement endodermique.
Ce point ne prête d’ailleurs à discussion que pour le thymus III des
les glandulès III (glandules thymiques, parathyroïdiennes externes) proviennent de l’extrémité céphalique du thymus III.
Ceux qui avoisinent les glandules IV (glandules thyroïdiennes, parathyroïdiennes internes) représentent le thymus IV tout entier.
Enfin, les lobules qui sont placés à l’extrémité inférieure des lobes thyroïdiens, sont des fragments abandonnés par le thymus III dans sa
3® La glandule carotidienne est une formation purement mésodermique qui n’a que des rapports de voisinage avec les dérivés bran-
4° Les formations kystiques qui avoisinent la thyroïde des Mammifères et qui ne sont pas développpées aux dépens de cette glande elle-
а) Des vestiges des troisième et quatrième poches branchiales,
б) Des vestiges du corps post-branchial,
Ce travail comporte, en même temps que la relation de notre observation et la description du parasite, un résumé de toutes les observations de Cysticerques ventriculaires. Cette étude d’ensemble nous ;a
1° Les Cysticerques des ventricules cérébraux, généralement libres, ne paraissent pas appartenir, comme on l’avait cru jusqu’ici, à la variété des Cysticerques en grappe (C. racemosus).
2° Ils se ramènent à l’une des trois formes suivantes :
a) Vésicule simple acéphaloeyste (forme très fréquente).
b) Vésicule simple avec une tête.
c) Deux vésicules réunies par un pédicule, l’une d’elles renfermant une tête plus ou moins développée.
4° La présence de ces parasites détermine régulièrement de l’hydrocéphalie chronique interne, de l’épendymite chronique et des troubles
5° L’ensemble des symptômes ne permet pas d’établir d’une façon certaine le diagnostic de Cysticercose ventriculaire ; ce qui domine, ce sont les signes de compression dûs à l’hydrocéphalie ventriculaire.