CHAPITRE V
Aspects cliniques de l'hérédo-syphilis mentale
L’hérédo-syphilis mentale pose plusieurs problèmes.
1“ Existe-t-il une ou plusieurs formes cliniques spéciales dues à la syphilis héréditaire?
niques et l’abondance ou la gravité des stigmates?
Pour éviter toute équivoque, disons qu'il n’est aucun de ces types cliniques qui ne puisse se rencontrer en dehors de l’hérédo-syphilis. Le diagnostic devra donc toujours être fait à la lumière des symptômes propres à la spécificité con-
l’enfant, on notera: l’accentuation des stigmates physi et l’importance des réactions biologiques, la fréquence
manifestations nerveuses; paralysies, convulsions, tics
syphilis héréditaire, qui caractérisent les états cliniques me taux de l’âge adulte, en les différenciant d'autres forrr psychiques, souvent voisines, mais où la prédisposition infiniment moins marquée. C’est à cet âge que l’on recentre en leur plein développement: les psychoses maniaco dépressives et paranoïdes, les variétés dégénératrices de psychose hallucinatoire; bouffées délirantes passagères, déli:
quence particulière dans l’I de ces types caractérisent e> nitale.
b) UimbécUüté:
c) La débilité mentale simple c 2« Instabilité mentale av(
VÉGÉTATIVES: enfants n thymiques.
5° Epilepsie.
Aspects cliniques chez l’adulte,
1” Psychose maniaco-dépressive.
2" Confusion mentale.
3” Psychose hallucinatoire chronique.
4“ Alcoolisme cérébral.
5" Paralysie générale héréditiaire de l’adulte et paralysie
L'importance de l'hérédo-syphilis dans le développement de la P. G. après réinfection est bien connue. « Le P. G. est un syphilitique doublé » (AuBRY et L. CORNIL).
6“ Psychasthénie, neurasthénie, états psycho-névropa-
En conclusion de ce chapitre, il est possible de répondre IX deux questions que nous formulions plus haut: Existe-t-il, en pathologie mentale, une ou plusieurs fortes cliniques spéciales, dues à l’hérédo-syphilis?
On doit répondre négativement, avec les réserves sui-
la spécificité congénitale. Cette dernière joue un rôle évident dans certains syndromes menrjux (D. P., épilepsie, etc,) ; il existe un type de psychopathie de l'adulte relativement
grave par la souffrance qu’il apporte et la possibilité de transmission de l’infection à la guérison suivante: c’est le type de la psychasthénie neurasthénie des hérédos méiopragiques et dysendocriniens.
Y a-t-il un parallélisme entre certaines formes cliniques
Nous pensons répondre que, sans qu’on puisse établir un parallèle exact entre l’abondance des stigmates et la gra-
infirmités aux psychoses, et de celles-ci aux névroses. Le stigmate physique n’est qu’un symptôme; s’il est isolé, il est moins grave que le stigmate psychique. Chez un individu normal, son existance n’implique rien de fâcheux. Au contraire, les stigmates psychiques, même isolés, sont la marque d’une localisation neuro-végétative ou centrale de l’infection dont les conséquences sur l’état mental se feront sentir tôt ou tard. Enfin la coexistence des stigmates morphologiques et psychiques indique une gravité du processus