PATHOLOGIE GÉNÉRALE
dice biliaire plasmatique. L’autre, plus spécifique, la réaction de Van DEN Bergh, utilise la réaction diazoïque d'EHRLiCH. Elle nécessite aussi un étalon colorimétrique.
Après quelques essais indicatifs par la recherche de l’index biliaire, nous nous sommes rendu compte de la difficulté qu’il y aurait à doser des faibles variations de bilirubine. Ces difficultés tiennent d’une part à l’étalon colorimétrique et d’autre part à l’appareil de mesure.
On peut reprocher à l’étalon, qu’il s’agisse de celui utilisé pour l’index biliaire, ou de celui qu’on emploie dans la réaction de Van den Bergh, d’avoir une teinte qui diffère de celle du produit à examiner. Cette différence est évidemment légère, mais elle existe.
L’appareil de mesure, le colorimètre de Dubosq, par exemple, qui est le plus employé, manque de sensibilité et deux observateurs différents ne peuvent obtenir les mêmes
Comme les variations du taux dans la bilirubinémie sont minimes, il fallait nécessairement éliminer les causes d’erreur dépendant de l’étalon et de l’appareil de mesure.
Nous n’avo la courbe et n< et la rapidité
pris en considération que la longueur de s avons délaissé volontairement l’amplitude ; début de cette courbe. Ces deux phéno-
lue la réaction de Van den Bergh avait été aétbode indirecte.
Ces faits demandent de plus amples recherches, en raison de certains résultats paradoxaux, tel celui de notre ictère hémolytique, où la courbe est au contraire descendante. Enfin, pour écarter l’objection que la dififérence de teinte
au cours d’états aigus et chroniques. Parmi les principaux, citons: la fièvre typhoïde, les endocardites infectieuses, la variole, les oreillons, le paludisme, le kala-azar, les leishma-
Au cours de recherches expérimentales sur le système réticulo-endothélial, nous avons été frappés de voir chez le cobaye, les monocytes du sang, augmenter en proportions considérables à la suite d’injections de sérum hétérogène. Dans une communication à la Réunion Biologique de Nancy (13 décembre 1929), nous apportions deux exemples caractéristiques ;
Cobaye I : avant l’injection, 24 monocytes % : 24 heures après l’injection, 32 monocytes et, le lendemain d’une troisième injection, 58 monocytes.
Cobaye II : 22 monocytes % avant; 25 % après l’injection; baisse
neuse (lait) et d’autre part chez des sujets auxquels il avait été injecté un sérum médicamenteux.
Afin d’éviter toute divergence d’interprétation, nous avons étiqueté « monocyte » selon MiCHÆLIS et WOLFF, le monucléaite, représenté par une large cellule, à noyau arrondi ou bilobé, clair, peu chromatique, à cytoplasme basophile se colorant en gris par les méthodes hématologiques et contenant fréquemment des fines granulations azurophiles, assez comparables à celles des polynucléaires neutrophiles: ce cytoplasme, loin d'être limité régulièrement par une membrane
qui a fait donrrer à cette apparence le nom ou épithète d’amébdide ou épithélioïde. La proportion normale des monocytes serait pour la majorité des auteurs de 5 à 8 %,
Eczéma
I" observation: eczéma aigu: polyn. 71,5; éosino, l; lymph. 15,5; monocytes, 12. ^ ^ ^ ^ ^
3* OBSERVATION : eczéma datant de sept ans : polyn. 49, éosino, o ; lymph. 18; monocytes, 33.
Il est intéressant d’opposer à ces trois observations, celles: d’une part d’un malade présentant des lésions diffuses eczématiformes avec infiltration du derme, invoquant l’idée de lésions prémycosiques et dont la formule était:
Polyn. 78; éosino, 7; lymph. 5,5; monocytes, 9,5.
Polyn. 84,5 ; éosino.
Erythrodermie
Observation d’érythrodermie datant de trois mois, deuxième poussée: polyn, 84,5; éos. 0,5; lymph, 2,5; monocytes, 12,5.
Lichen Plan
Sans vouloir préjuger de la nature du Lichen Plan, pour lequel certains ont cependant invoqué la sensibilisation, voici une formule trouvée dans un cas:
Polyn. 58; éosino, 0,5; lymph. 10; monocytes, 31; baso, 0,5.
Urticaire
Observation d’un urticaire chronique datant de quatre mois: polyn. 66; éosino, 0,5; lymph. 16; monocytes, 17,5.
Erythème scarlatiniforme avec prurit, d’origine alimentaire
Polyn, 57; éosino, i; lymph. 9; monocytes. 33 (moyens, 16: grands, 17).
rhumatisme subaigu chronique.
Le tableau suivant synthétise les variations leucocytaires:
l" OBSERVATION ; polyn. 53,5 ; éosino, 7 ; lymph. 22,5 ; mono- 2* observation: polyn, 59; éos, 6; lymph, 23; monocytes, 12,
Accidents sériques
Dans nos recherches expérimentales, le choc avait été produit par des albumines hétérogènes.
r* observation: accidents sériques après sérothérapie antidiphtérique; polyn. 23,5; éosino, 1,5; lymph. 57,5; monocytes, 17,5.
2* observation; accidents sériques huit jours après 10 cc* de sérum antitétanique préventif.
Premier examen: urticaire, prurit : polyn. 66 ; éos. 4,5 ; lyinph. 6,5 ; monocytes, 23.
Deuxième examen: quatre jours après: mêmes accidents cutanés mais en plus arthralgies, fièvre: polyn. 52,5 ; éosino, i ; lymph. 13,5 ;
sérum antigangréneux n’a pas été injecté sous la peau, mais appliqué dans la cavité péritonéale, au cours d’une appendicectomie. Huit jours après, accidents sériques; érythème, prurit. Ils évoluent de-
Polyn. 54,5 ; éosine, 6 ; lymph. 23 ; monocytes, 16,5.
de sérum hémolytique pour sclérose en plaques.
Polyn. 78; éosine, 0,5; lymph. 9,5; monocytes, 12.
S* observation; début d’accidents sériques, dix jours après 10 cc" de sérum AT préventif.
Polyn. 56,5 ; éosine, l,5 ; lymph. 29,5 ; monocytes, 12,5.
Quand on injecte, préventivement par exemple, du sérum
Premier examen: polyn. 67,5; éosine, o; lymph. 20,5; monocytes,
Il nous avait donc été encore possible de saisir la fin de la monocytose, puisque deux jours après, le taux était rede-
Si nous résumons ces recherches cliniques, nous voyons: 1 ° Dans les maladies où la sensibilisation joue un rôle