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MÉDECINE SOCIALE

fonctionnait le dispensaire antisyphilitique dans uni départementale et les résultats de 4 ans de fonction Depuis la circulaire ministérielle de juin 1922,

ment. Auparavant la thérapeutique se bornait aux sels mercuriels en injection ou per os. Le prix élevé des arsenicaux et le régime intérieur, qui était celui de « t’entreprise », empêchait d’avoir recours, à une thérapeutique efficace. La nouvelle phase de lutte, entreprise par le Ministère de la Justice, en accord avec le Ministère de l’Hygiène, en four-

Le nombre des malades et des injections paraît évidemment infime. Le fait est dû au mouvement de population d’une prison.

Dans les établissements départementaux, on ne garde, en effet, que les prévenus et les détenus condamnés de un jour à un an. En outre, il s’écoule souvent plusieurs semaines avant que le malade ne se présente au médecin.

D’autre part, il n’est pas douteux que le nombre des syphilitiques latents et indifférents est considérable, et il serait souhaitable que le mode de dépistage du prisonnier syphilitique soit modifié.

Aussi préconisions-nous déjà en février 1927, l’examen obligatoire à l’entrée, du prisonnier, examen que nous ne cesserons de réclamer dans les communications qui vont

La lutte antUyphilitique à la prison (28-29-30).

Dans cette communication à la conférence de Défense sociale contré la syphilis à Nancy (mai 1928), j’ai voulu montrer comment se posait le problème de la syphilis à la prison. Dans un travail antérieur, n" 27, j’avais donné les résultats de quatre années de lutte et de prophylaxie dans ce milieu spécial (1923, 1924, 1925, 1926). Aujourd’hui, y ajoutant les années 1927, 1928, je montrais combien les chiffres de malades traités et de malades contagieux étaient insuffisants et ne répondaient pas à la réalité des faits. Pour une population prisonnière de 3.000 individus environ, je n’obtenais qu’un pourcentage de morbidité de moins de 1 %. La seule façon de rendre efficace la lutte antisyphilique, est en effet de rendre obligatoire, l’examen de chaque entrant (clinique et sérologique).

Deux raisons justifient cette façon d’agir:

1” Les prisonniers marquent souvent une certaine indifférence pour leur état de santé, du moins en ce qui concerne le point de vue qui nous occupe. De ce fait, ils ne se présentent pas à la visite ou bien s’y présentent trop tard, d'où

reconnaître l’importance capitale des facteurs pathologiques dans cette délinquance.

HEÜYER dans sa thèse {1914) étudie les enfants anormaux et déclinquants et montre qu’il est pratiquement impossible de les séparer.

Ces enfants peuvent se répartir en six catégories; 1“ normaux pervertis: V débiles mentaux simples: 3“ instables pervers avec ou sans débilité: 4” épileptiques: 5“ hystériques: 6° insuffisants glandulaires.

HEUYER et M”* Badonnel fixent à 13 % le nombre des normaux pervertis. Nous avons eu l'occasion d’examiner 52 adolescents dont 12 à l’asile de Maréville et 40 à la prison; 2 seulement sur ces derniers nous ont paru normaux, soit 5 %. Ce chiffre divergent s’explique par l’âge des prévenus en examen. Nos sujets sont tous des adolescents. Les autres statistiques comportent beaucoup d’enfants. On conçoit que plus les sujets examinés sont jeunes et par là, moins aptes .à saisir l’importance de la faute et à éprouver la crainte de la répression, moins il est nécessaire qu’ils s’éloignent de la normale pour commettre un délit.

Le plus souventces causes pathologiques ne sont que prédisposantes, et dans un grand nombre de cas, il est facile de

démonstratif;

rieurs et a été arrêté pour vol. Son père et sa mère sont en parfaite santé, mais celle-ci a un frère pervers et une sœur prostituée. Or, le grand-père maternel est mort paralytique général et la grand’mère

Nous plaçons donc au premier plan, t'hérédo-syphüis dans l’étiologie de la délinquance infantile et juvénile. II est bien évident que nous aurions pu rencontrer des séquelles d’encéphalite, de méningite cérébro-spinale, de réactions méningées dues à toute autre infection et il est certain que le nombre restreint des sujets examinés facilite la loi des séries. Mais comment ne pas être frappé de cette infection syphili-

1 par an; les couverts de table part. Le seul défaut réside dans

objets (literie, habillement)

prison est élevé. Il faut donc dépister ce tuberculeux. L’examen à l’entrée le permettra. Si le détenu est reconnu sain, il sera mis en régime normal, s'il est porteur de lésions pulmo-

mes sociaux se posent: Hygiène, syphilis, tuberculose, tmladies mentales. Le rôle du médecin est donc tout tracé et s’il

En résumé, il faut transformer le service médical actuel des prisons en dispensaire général. Puisque le dispensaire syphilitique y fonctionne, y adjoindre un dispensaire antituberculeux est chose normale. Y adjoindre la prophylaxie des maladies mentales sera une nouveauté. Ce sera certaine-

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