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A. — AFFECTIONS ORGANIQUES

Diverticules du duodénum (1, 2).

Les diverticules du duodénum ont donné lieu au cours de ces dernières années à de nombreuses publications. U s’agit ordinairement, soit de diverticules de traction ou de pulsion consécutifs à des lésions extrinsèques ou intrinsèques du duodénum, soit de diverticules congénitaux. Cependant, tandis que les uns et les autres sont ordinairement développés sur la concavité de l’anneau duodénal comme nous le verrons plus loin, l’observation que nous avons publiée avec MM. Gilson et Bariéty concerne au contraire un cas tout à fait exceptionnel par la localisation sur la face postéro-externe du duodénum. La rareté du siège de la lésion et les discussions pathogéniques auxquelles elle pouvait donner lieu présentaient un intérêt

La malade qui fait l’objet de notre observation a été radioscopée et radiographiée six fois.

Le diverticule siège sur la deuxième portion du duodénum dans sa partie supérieure, mais il ^t franchement externe.

C’est une poche profonde de 3 centimètres environ, large de 2, se remplissant de baryte dès que la bouillie arrive dans le duodénum. La baryte n’occupe que la partie inférieure de la poche : elle se trouve surmontée d’une zone claire. On ne réveille aucune douleur par la palpation. La mobilité est bonne. Quand on fait tourner la malade, le diverticule paraît s’implanter à la partie.postéro-externe du.

Au bout de dix heures l’évacuation ne s’est pas encore produite.

Le siège de ce diverticule sur le bord convexe de la deuxième portion du duodénum nous semble assez rare. On sait en effet que ces diverticules occupent le plus sou^ vent la partie interne ou postéro-interne de la deuxième portion duodénale, et principalement le voisinage de l’ampoule de Vater, à telle enseigne qu’ils sont en contact direct avec le pancréas.

Comment donc expliquer le siège et l’orientation du diverticule dont nous rapportons l’histoire?

On connaît le rôle que certains auteurs ont voulu faire jouer aux vaisseaux dans la genèse de ces diverticules, à cause de leur existence à la partie interne et postéro-interne du duodénum, véritable hile vasculaire de l’organe : le diverticule se produirait en un point de moindre résistance, quand le vaisseau aborde le duodénum, non plus obliquement comme à l’état normal, mais perpendiculairement.

Sans entrer ici dans la discussion très théorique des diverticules par pulsion et

Un homme âgé de quarante-cinq ans, entre dans notre service, présentant un ictère de date récente. Le foie est hypertrophié, la vésicule ne paraît pas très augmentée de volume, eUe est le siège de douleurs très violentes, avec irradiations. L’ictère est continu et progressif, une fièvre à faibles oscillations se montre bientôt. La constipation est opiniâtre.

Assez rapidement la situation devient grave, les urines diminuent, le malade tombe dans un état semi-comateux et meurt.

A l’autopsie le foie est gros, présente des abcès angiocholitiques, complication fréquente du cancer vatérien. La vésicule et le cholédoque sont dilatés. Celui-ci cependant est obstrué à sa partie inférieure par une petite tumeur villeuse de la taille d’un noyau de cerise; mais dans les plans sous-jacents de là tunique intestinale, on sent qu’il existe des prolongements dont un dur, résistant, pénètre dans le pancréas, et oblitère complètement le canal de Wirsung.

L’examen histologique est intéressant parce que l’étude des coupes va nous permettre de savoir exactement à quelle variété appartient la tumeur.

A la surface de la muqueuse duodénale dans la portion villeuse et surélevée, la tumeur est constituée par des tubes glandulaires peu saillants vers la cavité intestinale, surtout nets dans les paro's même de la muqueuse. Ces tubes glandulaires sont composés par une on plusieurs rangées de cellules à types cubiques implantées sur un stroma conjonctif; un peu irrégulières dans leur forme, beaucoup sont desquamées dans la lumière du canal ainsi formé ; elles possèdent un noyau volumineux,

gienne; certaines coupes nous ont montré des points od l’on peut l’affirmer. Le canal de Wirsung, nous l’avons dit, est encore reconnaissable, grâce à sa paroi mus-

sungiennes, dont q^uelques-unes n’ont pas dépassé leurs limites normales, se transformer en tubes épithéliaux élargis, hypertrophiés, disloquant les parois, et se répandant par des pointes d’accroissement dans le tissu périphérique.

Dans la profondeur, la néoplasie affecte un autre type. On ne voit plus de tubes avec une cavité centrale bien nette : ce sont maintenant des boyaux pleins, composés de cellules à gros noyau clair, à protoplasma irrégulier, tassées les unes contre les autres. Formant tantôt un nodule assez volumineux, d’autres fois, placées en filière, elles se trouvent placées au sein d’un tissu fibreux, dense et serré.

La couche superficielle, affectant le type d’épithéliôma à tubes, est relativement mince; la presque totalité de la tumeur dans la profondeur est, au contraire, constituée par ces boyaux épithéliaux à type de carcinome ; ils affleurent le pancréas, mais sans l’infiltrer; ils s’étendent plutôt en surface dans le tissu sous-muqueux, au-dessus de l’ampoule de Vater.

Le pancréas paraît sain dans son ensemble. On remarque toutefois que les branches principales de division du canal de Wirsung sont lésées, l’épithélium est en partie desquamé et mêlé dans l’intérieur du conduit à de nombreux leucocytes en voie de désintégration.

Le foie nous montre les lésions classiques des abcès angiocholitiques. Il n’y a pas d’organisation scléreuse appréciable, quelques espaces porto-biliaires sont peutêtre un peu apaissis. Il n’y avait pas de trace de nodule néoplasique secondaire dans les ganglions sous-hépatiques et pancréatiques. Rien de spécial au point de vue histologique à signaler pour les poumons et les reins.

■ Il s’agit donc d’un cancer de l’ampoule de Vater à genre Wirsungien, variété assez rare, mais plus fréquente cependant que le cancer ampuHaire, le cancer oholédocien étant de tous le plus commun (Letulle). Au point de vue histologique, il se superpose exactement au cas signalé par MM. Letulle et Verlia qui observèrent aussi de l’infection ascendante des voies biliaires, et à celui relaté par MM. Carnot et Harvier : Petite tumeur villeuse, s’étendant dans la profondeur avec ce caractère assez spécial qu’elle est constituée superficiellement par une prolifération glandulaire en tubes, et au contraire dans les parties profondes par une infiltration cellulaire à type de carcinome.

Ajoutons que l’absence de généralisation dans notre cas, confirme cette règle, bien notée par M. Letulle. que dans le cancer de l’ampoule de Vater U est exceptionnel de voir la tumeur donner lieu à des noyaux secondaires. (L’absence de généralisation ne constitue pas une règle absolue). Dans deux cas publiés par MM. Souques

latente, et n’entraîna la mort que tardivement. La disposition en « clapet », découverte à l’autopsie, explique peut-être cette latence et cette longue dimée.

Rétrécissement du rectum d’origine blennorhagique chez un syphilitique (6).

Cette observation vient à l’appui de l’opinion soutenue par M. Gaucher, que le rétrécissement du rectum, soi-disant syphilitique, est en réalité d’origine bien-

Étude clinique et biologique de deux cas d’entérocolite et de dyspepsie chez l’adulte.

Leur nature anaphylactique (7).

Dans cette note, nous croyons avoir montré que certains phénomènes dyspeptiques ou intestinaux chroniques d’apparence banale, observés chez l’adulte, relèvent en réalité de l’anaphylaxie. Dans l’un des cas, les troubles entérocolitiques étaient déterminés par l’ingestion de viande crue, dans l’autre par celle de haricots verts.

Ces troubles disparurent à la suite de la suppression de ces aliments et de l’administration de peptone.

Un cas de cancer du corps du pancréas (8).

Il s’agit d’un cas typique de cancer du corps du pancréas et qui y resta limité, puisque jusqu’à sa mort, le malade n’a jamais présenté d’ictère. Les cas de cancer du pancréas bien limité au corps sont extrêmement rares.

le la glyc(

à plusieurs reprises nettement.

Enfin, la fonction pancréatique fut étudiée par le tubage duodénal, et c’est peut-être la première fois que cette recherche fut faite dans le cancer du corps. Elle montra une diminution de la trypsine et de l’amylase, mais une augmentation.

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