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RÉCOMPENSES MILITAIRES

Croix de guerre, 1915.

Chevalier Légion d’honneur, 1917.

Officier — i9 23 -

tés sur notre front, en reconnaître la fréquence et étudier les formes si spéciales qu’elle revêt sous nos climats ; c’est à cé moment que j’ai institué le traitement mixte émético-arsenical et surtout introduit dans la thérapeutique et la prévention de cette affection, ladministration des arsenicaux par voie buccale qui représente à l’heure actuelle le traitement peut-être le plus répandu.

De même en 1917 dans T étude du paludisme, après avoir démontré les raisons de sa persistance, j’arrivais,par un traitement d’application facile,à guérir et à réduire considérablement le nombre de nos paludéens évacués d’Oriént:

Enfin en ce qui concerne t étude des phlébites, nous avons montré pour la première fois avec Lesné l’existence du bacille de Koch dans la phlébite des tuberculeux et avec Thibierge Celle du Spirochète Pallida dans la phlébite précoce des syphilitiques.

Ex bebmatologie mes efforts se sont surtout dirigés vers l’étude dès troubles humoraux au cours des dermatoses, la recherché de leur étiologie et leur thérapeutique par des traitements généraux.

Déjà en 1913, orienté dans cette direction j’avais montré tout l’intérêt de l Uutohémothérapie en dermatologie et mespremières publications ont donné à cette

logie qu’en médecine générale. Puis au retour de la guerre, m’inspirant des travaux du P' Richet sur l’anaphylaxie, de Widal sut la colloïdoclasie, je reprenais ces études de pathologie humorale au cours des affections cutanées et j’étais chargé en 1923 d’un rapport au Congrès de Strasbourg sur les phénomènes de sensibilisation et de désensibilisation en dermatologie ; je me suis attaché à démontrer l’importance du terrain préparé par les maladies infectieuses et en particulier la syphilis héréditaire.

Toujours dans le même ordre d’idées j’étudiai les troubles humoraux au cours des Trichophyties, des affections à levures, ce qui me fit décrire des trichophytides, des levurides à forme de parakératoses ; la constatation de

induré. En i()i3 je montrais que certaines tuberculides peuvent présenter des réactions identiques à celles de la syphilis et guérir par les sels arsenicaux. Enfin en 1930 je décrivais le premier cas de Leishmaniose cutanée contractée en France.

En thérapeutique dermatologique je me suis surtout attaché à montrer l’intérêt des traitements généraux et c’est ainsi que le premier j’ai successivement proposé l’autohémothérapie, l'hyposulfite de soude, les injections intraveineuses de solution de Lugol, le traitement du lichen et des prurits par la ponction lombaire, lautodermothérapie, etc...

En vénéréologie les recherches que j’ai poursuivies se sont inspirées des mêmes idées directrices. En 1914 j’ai montré l’utilité des traitements généraux par les injections intraveineuses de novarsénobenzol dans la thérapeutique des gangrènes génitales ou autres. Plus tard en 1927 je proposais les injections mtraveineuses de sérum antigonococcique de Nicolle dans le traitement du rhumatisme blennorragique.

En ce qui concerne le chancre mou j’ai décrit Vanité chancrelleuse avec les conséquences ultérieures (rétrécissements) de ces localisations intra-anales du bacille de Ducrey.

Dans l’étude de la poradéno-lymphite (maladie de Nicolas-Favre) j’ai surtout envisagé les réactions humorales et les localisations éloignées sur les autres ganglions, le foie, la rate, etc... ce qui fait de cette affection une véritable maladie générale , qui doit être traitée par des moyens généraux et non locaux.

En syphiligraphie j’étudie depuis 1902 le liquide céphalo-rachidien des syphilitiques ; ce sont mes premières recherches découlant du cyto-diagnostic qui m’ont montré tout l’intérêt de la ponction lombaire au cours delà syphilis : après en avoir décrit dans de nombreux mémoires toutes les altérations, ce n’est que depuis 1914, par l’étude de malades longtemps suivis, que j’ai pu dégager la notion, à mon avis, la plus importante : la possibilité de dépister par la ponction lombaire, pratiquée systématiquement à certains moments, les atteintes nerveuses précliniques de la syphilis (période préclinique) et de les traiter dès leur début. Je n’insiste pas sur l’importance de ces faits dont la plupart sont maintenant

Dans l’étude du Spirochète Pallida j’ai montré pour la première fois en 1906, avant les recherches de Noguchi, sa présence dans les méninges d’un hérédo-syphilitique et dans les veines de malades atteints de phlébite spécifique des membres. Avec Thibierge nous avons montré tout l’intérêt pratique des inoculations expérimentales chez les singes inférieurs.

Enfin dans la thérapeutique de la syphilis, j’ai, dès l’apparition des sels

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