ARTICLE GRAISSE
\n-Dictionnaire de Physiologie, de Ch. Richet, en cours de publication, (En collaboration avec Meillère).
{Résume).
Considérations générales sur tes graisses : réserves nutritives pour l’individu lui-même ou pour ceux qui dérivent de lui (graines, œufs).
Graisses végétales. — Incluse dans les cellules, la graisse végétale se présente sous la forme liquide (graines oléagineuses) ou solides (cire, beurre, (suif végétal). Sa constitution chimique. Aspect des graisses végétales : les gouttelettes, leur coloration. Leur localisation et leurs migrations dans les divers organes des végétaux. Elles constituent des réserves utilisées au moment du réveil de la végétation et au moment de la germination, au même titre que l’amidon, l’aleurone, le sucre; elle s’accumule dans la graine comme elle le fait dans l’œuf; enfin par l’oxygène et l’azote qu’elles contiennent, elles concourent à la vie de la plante.
Graisses animales. — Anatomie et histologie comparées. — Les réserves graisseuses n’apparaissent dans la série qu’avec les Vers et acquièrent un développement déjà très marqué chez les Arthropodes.
Étude de la graisse chez les Insectes et de l’évolution adipeuse pendant les phases-larvaires et nymphales. Les masses adipeuses des Arachnides; le corps photogène des Insectes lumineux (lampyre, luciole) ; les réserves graisseuses des Mollusques utilisées pendant le sommeil hivernal.
Répartition des graisses en surface et en profondeur chez les Vertébrés; chez les Mammifères, les principales formations graisseuses sont : l’atmosphère du rein, le coussinet de l’orbite, la boule de Bichat, le tissu graisseux parathymique, le panicule adipeux sous-cutané, la moelle des os.
Étude histologique des cellules et des vésicules adipeuses. — Les cellules fixes du tissu conjonctif, en rapport intime avec les vaisseaux capillaires, se surchargent de graisse. Étude des étapes successives de la transformation de la cellule conjonctive en cellule et vésicule adipeuse.
Les réactions histo-chimiques de la graisse, ses propriétés physiques, sa composition chimique.
Étvde cytologique de h cellule et de la vésicule adipeuses.
Les variations de cellules adipeuses au cours de l’amaigrissement. La transformation des cellules adipeuses en cellules embryonnaires dans l’inflammation.
Les réserves graisseuses de l’organisme chez les Mammifères ; les unes se font dans des cellules (cellules cartilagineuses), dans un tissu (moelle des os), dans un organe (foie) ; elles peuvent même s’amasser dans un organisme tout entier, comme la chose s’observe chez les animaux hivernants. La glande hivernale (Lriinellc. Valentin). Utilisation des graisses pendant l’hivernation.
L’engraissement des animaux domestiques ; les méthodes employées pour l’obtenir; leurs résultats.
L’obésité chez l’homme ; ses causes.
Les origines des graisses animales, d’après les expériences de Hoffmann, Peltenkolfer et Voit, Lebedeff et Munk, etc. Les graisses se forment aux dépens des matières grasses ingérées, des substances hydro-carbonées et des matières albuminoïdes.
Physiologie générale de ces transformations.
L'absorption des graisses dans l’intestin : action du sue pancréatique, de la bile, du suc entérique sur les graisses du bol alimentaire. Le passage des graisses au travers de la muqueuse intestinale et leur arrivée dans les vaisseaux chylifères; le rôle des ganglions mésentériques dans les transformations des graisses, grâce à l’action du ferment lipasique (Poulain).
Le passage d’une partie des graisses par la veine-porte : les fonctions adipogénique et adipopexique du foie.
Étude du processus par lequel la cellule animale conjonctive rassemble les graisses, les modifie et les fixe dans son protoplasma, et du mécanisme suivant lequel se fait, dans l’organisme, l’utilisation de ces graisses.
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