PNEUMONIE
Nous avons également publié des observât Dans un cas de péricardite pneumococcique j brightique, l’exsudât présentait des apparcric comme péricardites brightiqucs, et nous avons pouvaient, dans nombre de cas, relever d’une étant particulièrement fréquent comme agent d’
Péritonite primitive à pneu:
chez l’adulte que chez l’enfant, car au moment où nous en avons publie nos deux premières observations, dont l’une d’ailleurs remontait à l’année 1892, il n’existait que deux cas semblables dans la littérature.
Chez l’adulte, celte foi'ine paraît en outre fort grave. Sur nos quatre malades un seul a guéri, parce que chez lui la localisation des lésions se présentait avec les mômes apparences que chez l’enfant, en péritonite enkystée, accessible à l’intervention chirurgicale, qui en effet lut curative. Dans les trois autres, raftection se présente avec une gravité particulière tenant soit à la diffusion des lésions péritonéales, soit à la complication d’accidents d’infection générale, ttiromboses artérielles multiples, gangrène des
le pneumocoque.
D’après ces faits, nous avons cru pouvoir décrire les types cliniques principaux de cette forme morbide :
Une forme enkystée, la plus semblable aux formes infantiles, et qui, comme elles, peut, opérée à temps, être susceptible de guérison ; .
2° line péritonite purulente aiguë généralisée rapidemeiil mortelle;
Dans le fait qui a servi de base à notre étude, nous avons vu une femme atteinte de pneumonie grave transmettre à son fœtus non seulement l’infection pneumococcique mais encore une forme similaire de cette infection. Le fœtus encore contenu dans l’utérus a fait une pneumonie semblable à la pneumonie de sa mère, et il a suc-
ment. Et la démonstration en est d’ailleurs appujce outre les phénomènes cliniques et les constatations anatomiques macroscopiques par l’étude histologique des lésions qui nous les a montrées conformes aux lésions pneumoniques de l’adulte et par l’étude bactériologique qui nous a permis de mettre en évidence l’agent pathogène, le pncu-
Des observations antérieurement publiées, notre cas est le seul où l’enfant soit
Dans tous ces faits, la transmission de l’infection pneumococcique de la n au fœtus s’explique parfaitement. Et nous savons, en effet, que dans toutes les in tiens généralisées sanguines, le passage des germes à travers le placenta s’obsi communément. Pour le pneumocoque, notamment, cela s’observe aussi bien en pa logie humaine qu’e.xpérimentaleraent chez les animaux de laboratoire (Netter).
Mais on peut se demander le pourquoi de la localisation pneumococcique, si laire chez le fœtus et chez la mère.
Dans la contagion pneumonique habituelle, l’appareil respiratoire s’explique en effet par le modi vraisemblablement par cet appareil, qui se trouve ainsi le premier exposé sur le passage des germes, et fournissant le terrain de fixation de la colonie initiale.
Mais dans l’infection sanguine du fœtus il n’en est pas de même.
Quand l’enfant a vécu un certain temps après Pavortement, on pourrait encore
l’infection sanguine effectuée dans l’utérus, les modifications profondes qui se passent dans l’appareil pulmonaire, du fait de l’établissement de la respiration, ne seraient pas en cause dans la fixation de l’infection sur le poumon.
suffisance de ces explications.
On peut encore admettre une prédilection du pneumocoque, déjà cultivé dans un poumon, pour un terrain similaire. Mais, jus poumon de la mère et de celui du fœtus paraissent tellement di difficile d’admettre une identité de terrain.
La débilité héréditaire de l’organe pulmonaire serait à vrai dire appuyée, dans notre observation, des commémoratifs rapportés par la malade, qui aurait perdu plusieurs enfants de broncho-pneumonie. Nous n’avons, il est vrai, que des renseignements trop vagues sur ce point pour être assurés de la réalité du fait.
Aussi, proposons-nous volontiers une autre hypothèse, qui nous paraît rendue vraisemblable par l’analogie que nous pouvons trouver entre les faits (|ui nous occupent, de localisation similaire d’une même infecfion chez l’enfant et chez la mère, et les relations mises en évidence par les observations et les expériences de Charrin, entre les altérations des organes maternels et fœtaux au cours de la gestation.
signes caracléristiques. Ce sont des faits sur lesquels Potain avait autrefois attiré l'attention. Une courbe que nous en avons donnée paraît particulièrement démonstrative des deux évolutions morbides successives.