B. — MALADIES GÉNÉRALES ET INFECTIEUSES, CŒUR, SANG, TUBE DIGESTIF
L’achondroplasie.
« L’auteur donne la description détaillée d'une fillellc achon- <lroplasiquc et, à propos de celte observation, rassemble un grand nombre de documents figurés concernant l’achondroplasie. Il fait l'examen critique des diverses explications qu’on a données de l’affection et fait observer qu’à côté des théories dystrophiques se place une hypothèse qui établit des liens de parenté étroits entre le rachitisme et l'achondroplasie. Cliniquement, les deux affections sont distinctes : le rachitisme évolue après la naissance et pendant une durée assez longue, il est très irrégulier et très variable comme siège, intensité et durée des lésions. L’achondroplasie, au contraire, est une lésion éteinte à la naissance, symétrique, atteignant surtout les épiphyscs. Kassowitz fait justement remarquer que si l’on assimile ces deux maladies, il faut admettre que dans le rachitisme micromelica (achondroplasie) la lésion est arrivée à un état très avancé en quelques semaines chez le fœtus, alors qu’il lui faut des mois et des années pour y parvenir chez l'adulte. Celte objection de durée et de symétrie des lésions ne paraît pas à l’auteur avoir une valeur absolue ; on ignore encore la date exacte de l’apparition des noyaux d’ossification chez le fœtus. On peut donc supposer qu’une intoxication du fœtus, d’une durée et d'une intensité déterminée, se produisant à un certain moment de son existence, peut créer des lésions rachitiques localisées aux noyaux cartilagineux, symétriques et évoluant très rapidement : deux fœtus achondroplasiques de Porak et Durante étaient issus l’un d’une
m<%alie, malgré le volume de celte tumeur qui venait comprimer lecerveau dans l'espace du chiasma optique. D’autre pari, au point de vue histologique, cette tumeur était un adénome kystique du corps pituitaire et par des études comparatives de corps pituitaires normaux nous avons vu que ces éléments constitutifs étaient semblables aux cellules parenchymateuses de l’hypophyse. Ainsi, si
parce que la formation adénomateuse avait déterminé au contraire une hyperfonction du corps pituitaire. L’état de l’ossification périostée variable avec l’âge avait aussi une grande importance.
Hypertrophie congénitale des doigts.
Cette observation se caractoise par l’intensité et surtout par
9 centimètres au lieu de 9 centimètres et 8 centimètres du côté sain) ; en outre, elle portait surtout sur les extrémités distales
Pendant noire internai à la Salpêtrière, nous avons examiné aS cas de rhumatisme chronique déformant progressif. Il nous a semblé qu’on pouvait diviser ces 25 cas en deux groupes. Le i®" groupe comprenait i3 cas paraissant relever d’une cause infectieuse variable, dont 6 fois le rhumatisme articulaire aigu, et s’étant développés avant 4o ans. Le 2® groupe comprenait 12 cas développés après l’ûge de 5o ans et sans cause infectieuse, sur un terrain arthritique. Dans 7 cas de rhumatisme d’origine probablement infectieuse, nous avons retrouvé facilement des adénopathies axillaires et épitrochléennes, plus rarement des adénopathies inguinales. Enfin, nous avons pu pratiquer l’autopsie d’un cas à déformation
malade est morte à l’âge de 5i ans, et avec les méthodes actuelles de coloration (méthode de Nissl et acide osmiquo) nous n’avons pu déceler des lésions soit des cellules des cornes antérieures de la moelle, soit des nerfs périphériques des extrémités.
Travaux sur les polynévrites.
Pendant notre clinicat à la Salpêtrière, nous avons eu l’occasion d’approfondir l’étude de quelques formes de polynévrites développées au cours de certaines maladies infectieuses et d’étiologie assez rare, puisque ces polynévrites s’étaient montrées au cours de la tuberculose; de là grippe, de la syphilis, de la blennorragie.
La névrite amyotrophique des tuberculeux.
Nous avons pu pratiquer l’examen histologique de deux cas de
motrice, localisée aux membres inférieurs avec troubles profonds des réactions électriques, sans troubles mentaux. Nous avons trouvé une névrite dégénérative intense des sciatiques, une atro-
Carrière
a démontré que la
phérique, d’autre part par la révision des cas déjà publiés, nous avons essayé de dégager la physionomie clinique de la polynévrite grippale : accident de la convalescence, à début parfois assez tardif,
à localisation variable, soit troubles prédominants aux extrémités des membres, soit troubles disséminés sans ordre dans deux ter¬
ritoires nerveux périphériques, membres, nerfs oculaires, nerf optique, à marche irrégulière, sans grands troubles trophiques, sans psychose polynévritique, avec les réactions électriques des polynévrites en général, la polynévrite grippale est le plus souvent curable lorsqu’un diagnostic précoce a permis d’établir rapidement le traitement rationnel des polynévrites.
polynévrite ssrphilitique.
syphilitique peut atteindre l’élément nerveux lui-môme, que l’altédance d’une lésion vasculaire spécifique, théorie généralement
complète. Quel estlerôleexactde la blennorragie dans l’apparition des troubles névritiques? Dans nos cas, la relation de cause à effet nous parait assez nette, puisque c’est dans le eours d’une blennor-
aceidents névritiques ont apparu. Mais un doute subsiste toujours à cause de la rareté de pareils accidents, malgré la fréquence de la blennorragie, de l’absence d’examen histologique, d’une démons-