‹ Titres et travaux scientifiques, supplément 1911Chapitre 7 sur 19 · TÉTANOS · texte numérisé non relu

TÉTANOS

Traitement du tétanos par le sérum anti-tétanique, en injections intra-cérébrales. {La Normandie médicale, 1900.)

Parmi les cas de tétanos aigu qu’il m’a été donné de soigner à riiOpilal, j'ai eu la bonne fortune d’obtenir un succès remarquable grâce au sérum anti-tétanique : une double injection intra-cérébrale, de 10 centimètres cubes pour chaque hémisphère, auxquels, lés jours suivants, on associa le chloral à fortes doses et les injections souscutanées abondantes de sérum anti-tétanique, assurèrent, en 20 jours, la guérison.

Prophylaxie du tétanos, par l’emploi du sérum anti-tétanique sec èt finement pulvérisé.

{Presse médicale, 16 juillet 1904.)

Cette pratiqué, employée journellement à l’hôpital Boucicaut, contre les plaies ou

loppd dans le péritoino pré-gastrique, d’ulcérer par elïraclioh les parois de l’estomac et d’y déverser ses masses caseeuses, apres avoir franchi successivement toutes les couches constitutives de l’organe.

L’ophthalmo-réaction à la tuberculine.

{Presse médicale, 5 juillet 1907, p. 419.)

Mémoire ayant montré, d’après les toutes récentes indications du professeur A. Calmette, l’action rapide et sûre de la tuberculine déposée au contact de la muqueuse conjonctivale, sur les yeux, manifestement sains, de sujets touchés par la tuberculose.

Un jeune homme de 18 ans meurt subitement par rupture du venti ieule gaiielie. Le microscope montre un foyer d’apoplexie sous-épicardique circonscrit, à la surface du ventricule gauche. Un petit ramuscule de la coronaire gauche est atteint de thromboartérite, cause de l’infarctus hémorragique du myocarde. Et l’on découvre, en plusieurs points, dans la gangue inlerstiliclle, loin du foyer hémorragique, des îlots nodulaires de leucocytes mononucléaires, remarquables par la présence, en leur centre, d'un petit foyer nécrohiolique pourvu, le plus souvent, d’une ou plusieurs cellules géantes (lig. 39). La recherche du tréponème pâle de Schaudin et du bacille de Koch a été infructueuse.

Aucune trace de tuberculose ne put être relevée dans l’histoire de la maladie.

B. Syphilis artérielie.

Anévrisme syphilitique de l’aorte ascendante. Aphasie transitoire par ramollissement insulaire du pied de la 3' frontale gauche. Hématémèses considérables causées par un ulcère simple de l’estomac. Mort par apoplexie pulmonaire (1055 B.).

(Soc. anatomique, 17 juillet 1908.)

Celte observation fut la cause d’une erreur de pronostic remarquable. Le malade portait, en elfel, depuis plusieurs années, une tumeur pulsatile é droite du sternum, au-dessous de l’articulation sterno-claviculairc. 11 fut pris, six mois avant sa mori, d’héraatémèses formidables, répétées trois jours de suite. Cet acciilent nous fit penser à la rupture d’une poche anévrismatique profondément sjluee, alors qu’il s’agissait d’un ulcère simple de l’estomac, qui venait, selon l’expression de notre maître Peter, de revêtir sa « robe sanglante ».

Ancien anévrisme disséquant, étendu à la totalité de l’aorte et spontanément guéri.

Signes d'insuffisance aortique, avec intégrité parfaite des valvules sigmoïdes.

(Bull. Soc. méd. des hôp., 1905, p. 1015.)

Celte observation était fort curieuse à plus d’un titre : elle nous démontra la nature spécifique de l’anévrisme disséquant, qui avait décollé dans toute sa longueur le conduit aortique, depuis son origine jusqu’à sa terminaison abdominale; de nombreuses autres lésions artenelles (rate, encéphale) corrobor-atent le diagnostic de syphilis. Enfin, la clinique avait apporté la certitude de l’existence d’nne insuffisance de Vorifiee aortique (pouls de Corrigan, souffle diastolique aspiratif, à la base du cœur, au niveau du foyer d’auscultation de l’orifice aortique). L’autopsie, en montrant l'intégrité parfaite des vahmles sigmoïdes de l’aorte, établissait l’erreur commise et en fournissait une explication plausible ; le courant du sang arlérici, dans son trajet

intl’a-aortique, suivait, simultanément, deux voies parallèles, au moment de la systole \enliiculaiie, a l’occasion de la diastole, l’orifice d’entrée de l’anévrisme disséquant (très rapproché des valvules sigmoïdes), réalisait, sans doute, uncsorle d'insuffisance fonctionnelle du double conduit aortirjue : un appel de sang s’y produisait, en amont, vers le cœur, de façon à donner, croyons-nous, naissance à nnc « onde de retour » hruyante et perceptible à l’auscultation.

Contribution à l’étude de la syphilis artérielle.

ÎS ruptures spontanées de l’aorte par aortite scléro-atrophiqu [Rull. etMém. de la Soc. anatomique, 1909, p. 473-509.)

L’aortite soléro-atrophique. Nouvelle observation de rupture spontanée de l’aorte.

(Huit, et ilém. Soc. anatomique, 1909, p. 719-730; avec figures.)

l’aortite syphilitique soléro-atrophique.

{Société de médecine de Paris, 11 juin 1909, n" 11.)

La syphilis atrophique de l’aorte,

{Presse médicale, 12 mars 1910, p. 179; avec 4 ligures).

Aortite scléro-atrophique anévrismatique syphilitique.

{Société anatomique, 1910.)

Examen microscopique d’un anévrisme de l’aorte rompu ; jeune lionime syphilitique. Observation de Pasquet.

Les manifestations artérielles de la syphilis sont des plus variées. Sans parler des anévrismes, des endartérites végétantes, de la panartéritc scléro-hypcrplasique (si commune au niveau de l’aorte) et de leuis conséquences (V. Exposé de titoes, p. 110), nous avons pu étudier une forme assez spéciale d’aortite, remarquable surtout par l’atrophie insulaire de l’armature élastique de la mesartère, et par l’accident redoutable auquel cette atrophie scléreuse a donné lieu ; la rupture spontanée de l’aorte, sans formation anévrismatique préalable (v. page 9).

Rien n’est plus dramatique que l’histoire clinique de deux des cas dont il m’a été donné d’étudier les altérations liisto-pathologiqiies. La première observation a trait il un vigoureux garçon de 29 ans, qui, au cours d’un travail commandé ne comportant que des efforts très modérés, éprouve tout h coup une horrible angoisse précordiale, est transporté h l’hépital et j meurt, subitement, 4 heures apres ce singulier

il’apoplcsie sanguine el, en plus, ici, a une livperOiapcdese leucocylaicc inlciisc.

I.a complexité de ces altérations du foie et du pancréas ressortit à la syphilis, cause unique, directe ou indirecte, des désordres; elle rend l’observation précieuse a

Rôle de la syphilis dans le câneer.

{Bull. SocMé de Médecine de Paris, 22 juin 1907, n” 5.)

Syphilis hyperthermique (Typhose syphilitique de Fournier).

(In Manuel de Pathologie du professeur Dieulafoy, I. IV, p, 180.)

La « réaction de Wassermann », comme moyen de recherche de la syphilis latente. (En collaboration avec A. Beogebo.'i.)

{Bull. Académie de médecine, H avril 1911.)

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