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ANATOMIE

par son extrémité supéric souvent sur le pôle inféi paroi latérale externe du

la capsule adipeuse du rein au point de vue chirurgical. Remd dec/iir.,t890, pp. .'IQO-SgO.

La capsule adipeuse du rein a été regardée pendant longtemps comme dénuée do tout inlérêt chirurgical ; l’ai montré dans ce travail qu’elle est intéressante au triple point de vue anatomique, phtjüologique, chirurgical. Cette élude a porté sur n sujets congelés dont 10 adultes et 7 enfants; sur chacun ont été pratiquées des coupes du tronc de 2 en 2 centimètres. Les résultats obtenus sont les suivants : ils ont été confirmés par tous les auteurs tant au point de vue anatomique que chirurgical.

La capsule graisseuse périrénale est constante, peu développée chez le nouveau-né, elle atteint son maximum chez la femme. Elle est très inégalement répartie: 1" sur la face postérieure son épaisseur varié de 2 à 4 centimètres; 2“ au niveau des deux pôles du rein, particulièrement, elle est développée ; elle présente son minimum d'épaisseur sur la face antérieure péritonéale; 3" son aspect sur le vivant est celui d’une masse fluide dans laquelle le doigt se perd, qui fuit sous la pression sans se laisser dissocier, qui se déchire dans les mors d’une pince et qui présente une mobilité désespérante; 4» les veines qui anastomosent la circulation rénale et le gros intestin sarmentent dans son épaisseur sans gêner l'opérateur.

Physiologiquement la capsule adipeuse fixe le rein et remplit le rôle de séreuse, le rein présentant des battements pulsalils et des mouvements de translation verticale, le péritoine joue h sa face antérieure le rôle d’un appareil séreux. La capsule varie suivant l’état normal ou pathologique du rein et du sujet; dans les lésions chroniques de pyélonéphrite, on observe ordinairement de la lipomatose, parfois un tissu scléreux et friable.

L’atmosphère adipeuse du rein présentant une localisation spéciale autour do la glande; c’est en arrière et aux extrémités du rein qu’elle prédomine, c’est également dans ces régions que siègent les suppurations périrénales, et c’est là qu’aboutissent les trajets fistuleux qui leur font suite. Cette graisse molle, lluidc, ne peut servir à fixer chirurgicalement l’organe; elle est difficile à déchirer et met obstacle à la dénudation et à la découverte du rein. Elle est destinée à permettre les mouvements d’expansion et de translation de l’organe, mais sa fluidité la rend facilement dissociable par les suppurations; les épanchements sanguins traumatiques trouvent à son niveau une vaste surface où ils peuvent diffuser largement.

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