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ORGANES URINAIRES ET GÉNITAUX

dans l'albuminurie, iduire l’albuminurie;

Mémoires sur les lésions anatomiques du — Les principales conclusions de ce travail s 1° La congestion rénale ne suffit pas pour

congestion coexiste une lésion des cellules épithéliales des tubuli.

2° Cette lésion constante consiste dans la tuméfaction trouble des cellules épithéliales remplies de granulations protéiques d’abord, puis

Les formes de la néphrite albumineuse sont :

A. La néphrite albumineuse passagère, telle qu’on l’observe dans le choléra, la fièvre typhoïde, l’érysipèle, été.;

B. La néphrite albumineuse persistante simple ;

O. Celle avec dégénérescence graisseuse des vaisseaux et le plus souvent alors avec atrophie et granulations de Bright ;

D. La néphrite albumineuse avec dégénérescence amyloïde des vais-

3° La dégénérescence graisseuse des cellules des tubuli. peut se rencontrer. bien q^qi n’y ait pas ou qu’il y ait très peu d’albumine dans ans les cas d’empoisonnement par le phosphore et dans

avail, les diverses espèces de cylindres hyalins de l’urine ées et leur signification pathologique a été bien établie, ictorat, 1864, reproduite dans le Journal de l'Anatomie, h. Robin, 1865, avec une planche lithographiée.) entes espèces de néphrites. — Cette thèse d’agrégation a

pu être faite presque entièrement avec les observations personnelles du candidat, au moins en ce qui touche l’anatomie pathologique. Les diverses espèces de néphrites aiguës ou chroniques, parenchymateuses, interstitielles, calculcuses, purulentes, etc., y sont décrites au point de vue de leur anatomie, de leurs causes, de leurs symptômes, de leurs complications, du diagnostic, du pronostic et du traitement. (Thèse d’agrégation, 1869, avec 15 figures intercalées dans le texte.)

Reins kystiques. — Deux reins d’un volume considérable, provenant du service de M. Dujardin-Beaumetz, étaient transformés en kystes très volumineux remplis de liquide hyalin. Les urines contenaient de l’albumine pendant la vie, et la mort avait été déterminée par des accidents comateux. Les kystes étaient produits aux dépens des tubes urinifères. Le rein était, dans les parties où l’on pouvait encore reconnaître son tissu, atteint d’une néphrite interstitielle très intense. Les tubes urini-

montraient un revêtement composé de cellules épithéliales pour la plupart vésiculeuses. La lumière des tubes contenait des boules colloïdes. Certains kystes étaient presque complètement remplis de boules colloïdes. (Société anatomique, mai 1879.)

Altérations des cellules épithéliales du rein au début de la maladie de Bright. — Dans plusieurs observations de maladie de Bright, M. Cornil a trouvé une lésion des cellules des tubes contournés consistant dans un état vésiculeux. Les cellules étaient creusées d’une cavité ou vacuole vide ou remplie par une gouttelette de substance colloïde. Les noyaux étaient parfaitement conservés dans ce qui restait du protoplasma cellulaire. Souvent une cellule montrait deux ou trois de ces vacuoles. Les tubes urinifères présentaient alors une grande quantité de ces boules dans leur lumière agrandie. Ces lésions sont très faciles à bien voir sur les pièces durcies par l’acide osmique, mais elles ne sont pas moins évidentes sur les pièces fixées par la liqueur de Müller et les bichromates.

Les boules de substance colloïde élaborées par les cellules, en s’agglomérant et en se fondant les unes avec les autres constituent les cylindres hyalins. ( SociiU.it Biologie, 19 avril 1879 et Académie des Sciences , 14 avril 1879.)

Nouvelles observations histologiques sur l'état des cellules du rein dans l'albuminurie due à la néphrite parenchymateuse et à la néphrite interstitielle. — Ce mémoire débute par l’étude histologique des cellules épithéliales des tubes urinifères à l’état normal dans plusieurs espèces animales, éclairée en partie par l’action de l’acide osmique. On distingue très bien ainsi l’enveloppe des cellules de leur protoplasma granuleux. Les cellules des tubes contournés présentent souvent une cuticule épaisse située à la limite de la lumière des tubes.

Dans la néphrite albumineuse aiguë, M. Cornil décrit en détail et figure les vacuoles dont est souvent creusé le protoplasma des cellules des tubes contournés, les boules colloïdes qui s’observent dans l’intérieur du protoplasma et dans la lumière des tubes, l’agglutinement de ces boules, la sécrétion du liquide qui les englobe ainsi que des globules rouges pour constituer les cylindres hyalins. La substance colloïde semi-liquide formée ainsi dans les tubes contournés s’effile et se condense en passant à travers les tubes en anse de Henle, d’oè les cylindres entrent dans les canaux droits et collecteurs. L’altération vésiculeuse et la formation de boules colloïdes ne s’observent, ni dans toutes les néphrites parenchymateuses, ni à toutes leurs périodes, mais elle se rencontre souvent aussi dans les néphrites interstitielles, et en particulier dans celles qui s’accompagnent de la formation de kystes.

Dans la néphrite albumineuse chronique qui s’accompagne d’une dégénérescence graisseuse des cellules épithéliales, l’emploi de l’acide osmique est excellent parce qu’il colore les gouttelettes de graisse en

Il est très facile, par ce procédé, d’analyser in situ les lésions des cellules. Celles ci sont tantôt de volume à peu près normal, tantôt hyperthrophiées, et elles acquièrent même des proportions colossales. Elles sont parfois vésiculeuses ou bien elles contiennent dans leur protoplasma des gouttelettes albumineuses et des granulations graisseuses plus ou moins grosses. Elles se ramollissent et versent directement leur contenu dans l’intérieur des tubes.

Dans les maladies de Bright causées par une néphrite parenchymateuse, les glomérules de Malpighi sont toujours altérés. On trouve, entre le bouquet vasculaire et la capsulé, un exsudât souvent réticulé, des boules colloïdes et de9 globules rouges; les cellules plates de la

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capsule de Bowmann sont tuméfiées ou proliférées. Dans la néphrite , chronique elles contiennent des granulations graisseuses.

. Les reins atteints de néphrite albumineuse passagère montrent les lésions atténuées de la néphrite albumineuse persistante. La cavité des glomérules contient presque constamment des globules rouges et des globules blancs; les premiers s’v rencontrent quelquefois en grande quantité. Les boules colloïdes forment parfois une couche épaisse entre la capsule et le glomérule. La lumière des tubes contournés coiitient un exsudât colloïde réticulé et des boules albumineuses. Cet exsudât se condense dans les tubes en anse et dans les tubes droits pour former

damment de l’épaississement de? parois propres des tubes et de la néoformation du tissu conjonctif, des lésions des cellules, des boules colloïdes, des exsudats réticulés épanchés dans les tubes contournés, exactement comme dans la néphrite parenchymateuse. Les cylindres colloïdes et les kystes à contenu colloïde s’y forment de la même façon.

Les lésions cellulaires qui précèdent peuvent se rencontrer dans la dégénérescence amyloïde.

Dans tous les cas de néphrite albumineuse, la pression sanguine, la sortie d’une certaine quantité de plasma sanguin et de globules rouges à travers les parois des vaisseaux des glomérules, jouent un rôle important et s’ajoutent aux exsudats sécrétés par les cellules épithéliales des tubes contournés. (Journal de VAnatomie et de ht Physiologie, 1879, avec 5 planches lithographiées.)

Les différentes espèces de néphrites et en particulier les néphrites systématiques, ont été exposées et décrites aussi bien dans leurs causes que dans leur anatomie pathologique dans la monographie de MM. Cornil et Brault sur la pathologie du rein, (vol. in-8° accompagné de 16 planches hors texte). Les auteurs ont analysé aussi complètement que possible les diverses formes anatomiques de la glomérulite et de la néphrite interstitielle. Cette compréhension nouvelle des lésions du rein dans les néphrites chroniques a été résumée par M. Cornil au Congrès de Copenhague. ( Compte-rendu du Congrès, 1.1, section de pathologie génér. et d’anat. path., p. 37 à 47).

Sur le mode de préparation des cylindres hyalins, à l'aide de l’acide osmique. — Lorsqu’on traite le dépôt d’une urine frafehement

rendue par l’acide osiniqqe, on colore en noir ou en brun noirâtre les cylindres hyalins qui sont fixés dans leur forme. On peut conserver alors ces cylindres dans la glycérine. Il est très facile de voir que souvent, dans les albuminuries très intenses, ces cylindres sont contournés en tire-bouchon. Ils prennent vraisemblablement cette forme lorsque la matière colloïde qui les constitue passe des tubes étroits de Henle dans les tubes larges comme le ferait un liquidé colloïde filant qui s’enroule en tire-bouchon lorsqu’on le fait tomber de haut sur une surface plane. (Société de Biologie, 1880.)

Cryptogames du vagin. — Ces cryptogames, analogues au Leptotlirix buccalis, se formaient en grande abondance et étaient rendus sous forme de tumeurs pultacées de la grosseur d’une noisette après

(Comptes rendus de la Société de Biologie, 1868, p. 64.) 1

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