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Des rapports de l'inflammation avec la tuberculose

(Thèse d’agrégatiou, 1883 ; - Archivesgên. deméd., juin 1883.)

Ce» rapports peuvent se résumer dans les trois propositions suivantes :

I. — U inflammation précède souvent et appelle la tuberculose.

Chez un sujet prédisposé, en puissance d’hérédité morbide ou de réceptivité acquise, une lésion inflammatoire, accidentelle et vulgaire en elle-même, peut devenir le point de départ d’une évolution tuberculeuse. C’est ainsi que, dans de pareilles conditions, l’entorse devient tumeur blanche, l’épididymite blennorrhagique orchite caséeuse, et labronchitea/^vÿorebronchite tuberculeuse proprement dite. Le germe infectieux est toujours menaçant ; à peine la porte est-elle ouverte, à peine une effraction du tissu a-t-elle permis son introduction dans l’organisme qu’il s’y installe, pour y bientôt dominer.

h'inflammation prétuberctileuse est une des causes occasionnelles les plus actives. IL — Le tubercule est le résultat d'un processus inflammatoire provoqué par le • bacille tuberculeux dans les tissus et les organes. Le tubercule est une néoplasie inflammatoire spécifique^ d'origine parasitaire.

Voici comme nous établissons cette deuxième proposition :

JBERCULE.

1 grand problème patho-

primitif, origine de la néoplasie nodulaire, provient, dans la théorie de

tionnellement, de l’usure organique, de processus intimes régressifs ou

plausible de supposer que le germe morbifique ne se fixera, ne se dévclo

nismes frappés de cette hypotrophie constitutionnelle qui resterait une

de premier ordre de la tuberculose.

Un avenir prochain apportera sans doute la lumière complète sur ce génique.

III. — L’inflammation accompagne le tubercule et en étend le domaine.

A part certains faits rares, presque exceptionnels, de tolérance organique parfaite ou d’évolution fibreuse latente, le tubercule, même dans les formes purement histologiques, provoque autour de lui un processus réactionnel, s’entoure d’une zone mflammative. Parfois celte zone semble bien être purement inflammatoire, évoluer comme les inflammations banales, mais cette inflammation périphérique elle-même participe souvent do son origine spécifique, et alors ne tarde pas à dégénérer, à se transformer en produits tuberculeux; et ainsi de proche en proche, s’étend le travail morbide. Que l’inflammation périluberculeuse prenne par ses caractères de topographie et d’évolution les noms de bronchite, de broncho-pneumonie ou de pneumonie, elle n’en garde pas moins ses tendances constantes vers la fonte caséeuse ou vers la sclérose secondaire.

Après avoir étudié l’inflammation indépendante du tubercule chez les tuberculeux et tinflammation indépendante du tubercule comme manifestation directe de la Tuberculose et les rapports de Finflammation et de la tubercidose suivant les âges et suivant la coexistence d’une autre diathèse, nous terminons par les indications do thérapeutique générale suivantes :

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