Méningile céfébro-ipinale à frigore
16. — Observations d’albuminurie dans la fièvre typhoïde, en collaboration avec le D'Legroux.
Il y eut en 1876 une très grave épidémie de fièvre typhoïde. Les malades présentaient, entre autres symptômes particuliers, une albuminurie abondante avec nombreux cylindres dans les urines. A l’autopsie, on trouvait les reins profondément altérés ; ils étaient considérablement augmentés de volume, de teinte blanc jaunâtre et l’examen microscopique y décelait une altération granulo-graisseuse très accusée des épithéliums, comme dans l’empoisonnement par l’arsenic, le phosphore ; c’était là une véritable néphrite toxique directement provoquée par la toxine typhique.
Cette désignation de néphritefut combattue par quelques anatomo-pathologistes. Cependant le D' Brault s’exprime ainsi à ce sujet : « Nous ne partageons pas l’avis de M. Hortolès qui met en doute les faits avancés par MM. Hanot et Legroux au sujet de la dégénérescence graisseuse aiguë du rein dans la fièvre typhoïde. Notre conviction est au contraire que, dans les formes les plus graves de la maladie, et alors que l’issue fatale arrive au bout de quelques jours, la lésion la plus commune c’est la dégénérescence graisseuse diffuse. (A. Brault, Des formes anatomo-patholopiques dumal de Bright, in Arch. gén. de méd., oct. 1882.)
17. — Albuminurie. — Attaques convulsives revenant à de longs intervalles pendant
Exemple d’urémie chronique par néphrite interstitielle.
18. — Note sur un cas de phlegmatia aida dolens au cours de la chlorose. — Analyses comparatives du sang et de l’urine dans trois observations de chlorose, en collaboration avec le D'A. Mathieu.
La première observation connue de phlegmatia alba dolens au cours de la chlorose a été publiée par Werner (De la phlegmatia alba dolens, Paris, 1860). S’appuyant sur le travail de son élève. Trousseau indique, dans sa Clinique, la possibilité de la production de la phlegmatia au cours de la chlorose. « Dans les cachexies.
de toute cause inflammatoire. Cet état du sang est rencontré encore dans la chlorose proprement dite. »
Notre mémoire est le premier publié sur ce sujet.
Depuis d’autres cas ont été signalés par Labat {France mcd., 1879), Giraudeau France méd., 1879), Gaucher (in Thèse de Février, 1879), Perret (Soc. de méd. de Lyon, 1886), Clément, Bouveret, Josserand (Th. de Proby, 1889), Weiss (Th. de doctorat, in Wiener med. Presse, 21 avril 1889).
Ce travail a eu surtout pour objet de montrer que, parmi les causes qui provoquent le délire de la fièvre typhoïde, il faut placer au premier rang la prédisposition.
Souvent la fièvre typhoïde ne joue que le rôle d’occasion qui fait éclater un accès vésanique dont l’origine réelle est dans l’hérédité, dans un état cérébral antérieur et dont la valeur pronostique découle également surtout des antécédents.