TRAVAUX ORIGINAUX
Traitement de la dyspepsie et des diarrhées chez les enfants.
[Tratté de thérafeutique publié sous la dircclion de A. Robin (1).
Les maladies de l’appareil digestif se présentent, chez les nourrissons, avec une fréquence et une gravité extraordinaires. Leur traitement, en se guidant sur les données modernes de la bactériologie, a tait, dans ces dernières années, de sensibles progrès.
Sur la nature, sur lés causes, et même sur les formes cliniques des diarrhées infantiles, l’accord est loin d’être fait. Aussi les classifications varient-elles d’un
Celle qui a été adoptée comprend six chapitres.
I. Dyspepsies gastro-intestinales. — Simples troubles fonctionnels de l’appareil digestif que n’accompagne aucune lésion organique appréciable.
Leur traitement est surtout hygiénique et diététique.
II. Gastro-entérites aiguës ou diarrhées toxi-infectieuses, dans lesquelles les phénomènes de toxémie et d’infection l’emportent sur les lésions inflammatoires proprement dites. Les agents de la maladie sont des microorganismes qui peuvent être introduits dans l’estomac avec les aliments ou qui se ■ montrent chez les entants nourris au sein (infections ectogènes et endogènes).
(t) Fascicule Xm, 1898, pages ta 86.
saBglmtes; un amaigrissement ou mieux une fonte rapide des tissus. Le faciès s’altère comme dans le choléra, les extrémités se refroidissent et se cyanoscnt,.
respiration s’accélère, le pouls faiblit, la température restant presque normale; des accidents nerveux graves, convulsions, agitation extrême ou prostration inquiétante, apparaissent; la peau se couvre d’érythèmes polymorphes ou même de purpura ; la bouche se sèche et s’ulcère, les lèvres se fendillent et s’irritent, et la mort semble imminente. ->
Beaucoup de ces enfants guérissent cependant, maià la convalescence est longue et pénible. Les rechutes sont fréqueafés; elles se produisent à l’occasion d’un léger écart de régime, d’une variation de température, ou même sans cause apparente.
Ces infections ne sont pas imputables au colibacille seul ; souvent d’autres germes, et particulièrement les streptocoques, ont paru y jouer un rôle important; il est probable qu’elles sont causées surtout par des associations microbiennes et quele poison, formé dans l’intestin aux dépens des aliments ingérés, y joue un rôle très important.
Le meilleur moyen de conjurer leur gravité, c’est d’imposer la diète hydrique absolue, pendant un temps suffisant, d’évacuer le contenu de l’intestin par de grands lavages ou à l’aide de laxatifs et de combattre les manifestations les plus dangereuses ; mais il reste ensuite un problème toujours très difficile è résoudre ; c’est celui de l’alimentation.
Cirrhoses du foie chez les enfants, en collaboration avec Aoscheb.
(Traité des maladies de [enfance, l. III, p. 208 à 2S6.) ■
La pathogénie des cirrhoses du foie n’est guère moins difficile è établir chez l’enfant que chez l’adulte. Dans le jeune âge, la cirrhose est rare et les observations qu’on en possède sont souvent incomplètes.
L’alcoolisme joue un rôle incontestable dans son étiologie; mais ce rôle est beaucoup moins important que chez l’adulte.
Plus souvent on peut incriminer une infection chronique, par exemple la syphilis ou encore la tuberculose. Plusieurs causes peuvent combiner leurs effets.
oportion variable avec des lésions tuberculeuses. Cirrhose atrophique.
Cirrhose hypertrophique avec ictère chronique (maladie i
Cirrhose par oblitération congénitale des voies biliaires