PRATIQUE DE L’ASEPSIE ET DE L’ANTISEPSIE EN OBSTÉTRIQUE
Élevé à l’école de notre maître J. Lucas-Championnière, nous nous sommes intéressé à la technique et aux progrès de l’antisepsie et de l’asepsie en obstétrique dans plusieurs travaux.
C’est ainsi qu’il nous a été donné de tracer, dans différentes publications, un plan de conduite auprès des parturientes.
Nous avons tout d’abord insisté sur la nécessité de faire plus que de l’asepsie dans la pratique obstétricale, en évitant de tomber dans les exagérations qui ont marqué, surtout au début, la diffusion de la méthode antiseptique. On a cru que plus la substance antiseptique employée était concentrée, plus elle était abondamment employée, plus sûre était l’action antiseptique. Une telle pratique est absolument l’opposé de la méthode
que préconisait, dès ce moment, M. J. Lucas-Championnière recommandant l’emploi de l’antiseptique à action suffisante, mais d’une façon passagère et en petite quantité. C’est en obéissant à ces principes généraux que nous avons cherché à établir les règles des injections génitales au cours de la puerpéralité.
Au cours de la grossesse, ces injections ne doivent être prescrites que quand elles sont nécessitées par un état leucorrhéique septique, verdfttre, abondant, lequel est à distinguer des écoulements simplement muqueux, des cols béants et déhiscents.
Ces injections ne seront, en aucun cas, prescrites d’une façon continue, pour ne pas altérer les tissus, ni sous pression marquée. On doit agir en vue de ne pas irriter la région, et de se réserver la possibilité de recourir aux antiseptiques au moment de l’accouchement.
Lors de l’accouchement, il convient dès le début du travail, avant de pratiquer le toucher explorateur, d’aseptiser vulve, et vagin. Le toucher sera pratiqué avec des gants, ainsi que toutes les opérations obstétricales, la vulve sera ensuite protégée par une pièce de pansement. 11 est inutile de répéter l’injection, au delà de une ou deux fois par jour, si le travail est prolongé. On en pratiquer.a une nouvelle après la délivrance.
Dans les suites de couches, bien qu’il soit démontré par la pratiqne des maternités, que les suites de couches peuvent être aseptiques, sans injection, il est préférable et plus s(ir d’y recourir, quand elles peuvent être exécutées d’une façon soigneuse et sûre. En ce qui concerne l’injection intra-utérine, elle ne doit être employée que comme moyen thérapeutique en cas d’infection utérine. Elle sera soumise aux mêmes principes, en tenant compte en plus, de la facilité d’absorption que présente la vaste étendue de surface utérine dénudée.
Nous avons en outre étudié l’action des injections au point de vue thermique, mais ce côté de la question a déjà été envisagé à propos de là thérapeutique de l’avortement.