ÉTUDES HISTOLOGIQUES SUR LE LAIT
En 1904, un certain nombre d’auteurs, une élève du professeur
Marfan, M‘'“ Lourié d’uue part, Weill et Thévenet, C. Lévy d’autre
part, avaient mis en évidence la présence des leucocytes dans le
lait, en attribuant à la présence de ces leucocytes une signification clinique. La leucocytose exprimait pour M'“ Lourié une inflammation, une réaction d’infection, tandis que pour Weill et Thévenet, G. Lévy, suivant qu’il s’agissait de mononucléose ou de polynucléose, il y avait lieu d’établir un véritable cyto-pronostic de la lactation ; la polynucléose annonçant une bonne sécrétion lactée et la monotluCléOSe une sécrétion défectueuse.
Nos recherches ont été faites, en commun avec Levaditi, au point de vue clinique, au point de vue anatomique et au point de vue expérimental.
Étude clinique.
Les observations ont été faites en notant les circonstances dans lesquelles on recueillait le lait.
En plein allaitement, on ne rencontre chez la femme que les globules laiteux et les corps en croissants, dont nous avons pu mettre en évidence le mode de formation, dit à des éclatements cellulaires.
ban» la période de sevrage, nous avons cru bon de distinguer leralentissemeni et la suppression de la sécrétion lactée. Avec le ralentissement se montrent « les corpuscules du colostrum » de Donné, — tandis que, avec la suppression, ce sont les polynucléaires qui dominent.
Le corpuscule du colostrum parait donc être l’effet du ralentissement de la sécrétion, tandis que le polynucléaire dans le lait semble correspondre au défaut d’excrétion, à la rétention et aux phénomènes irritatifs consécutifs à cette rétention, ayant pour terme la résorption du lait retenu dans la glande mammaire.
Étude anatomique.
Nos recherches avaient pour but d’élucider la genèse des modifications histologiques précédentes, elles ont porté sur sept glandes mammaires de femme et sur deux glandes de nouveau-né.
Il nous a été donné de voir, à l’intérieur des glandes ou des canaux galactophores, de véritables corpuscules du colostrum, qui offrent, en certains points, une similitude absolue avec les cellules épithéliales parlé-
Wallich