RESUME
Nos principaux travaux ont porte sur l’etude de la diphtérie avant et apres la sérothérapie; sur l’hospitalisation et le traitement des .maladies contagieuses et sur la méningite et la péritonite tuberculeuses expérimentales.
TOXINE DIPHTERIQUE.
Pour avoir un bon sérum antidiphtérique il faut avoir une bonne toxine, et, lorsqu’on a appliqué la sérothérapie antidiphtérique à l’homme, il a fallu produire de grandes quantités d’une toxine toujours active et autant que possible toujours semblable.
■Ces études nous ont amené à préciser quels sont les facteurs utiles pour obtenir une bonne toxine.
Il y a d’abord les milieux de culture qui doivent présenter une certaine alcalinité, puis nous avons décrit un moyen simple d’obtenir une bonne peptone avec des estomacs de porcs, oette eau peptonée mélangée à de la macération de viande donne un très bon milieu pour la diphtérie et pour plusieurs autres microbes, à la condition toutefois q.u’on élimine de ce milieu la gluoose qui retarde la production do la toxine; d’autres sucres agissent comme ' la glucose.
Un bon milieu de culture étant trouvé nous avons étudié un très grand nombre de bacilles diphtériques et sélectionné les plus texigènes; nous avons vu que la propriété de produire de la toxine peut s’atténuer ou se perdre et nous avons indiqué un moyen de la recouvrer et même de l’énalter.
PREPARATIOli DES SERUMS.
Collaborateur du Dr. Roux dès le début de la sérothérapie, nous avons depuis, sous sa direction, continué à préparer les toxines et les sérums; il a fallu, pour les sérums, fixer le meilleur mode de conservation; atténuer par le chauffage et le vieillissement les accidents dûs aux sérums, pratiquer le dosage soit par la méthode préventive soit par la méthode antitoxique et suivre dans les différents services l’action des sérums sur les malades.
même pavillon nous avons pu en isolant les malades, soigner les diverses maladies contagieuses, éviter les germes qui provoquent les complications et ainsi, sans thérapeutique nouvelle obtenir les meilleurs résultats, par exemple la mortalité de la scarlatine et de la rougeole ont été de 2
Dans ce même hôpital nous avons eu l’occasion d’étudier un cas de maladie du sommeil chez un blanc et montrer en particulier que le sang du malade était stérile, contrairement à l’affirmation de certains auteurs.