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Le professeur Ed. Düplv

Bull. Soc. Pharm. S'.-O.; Bull. Sc. pharmacol.

Journ. Phàrm. et Chim . 1904.

38. Le nouveau régime: dés études ' pharmaceutiques en Allemagne.

Journ. Pharm. et Chim. et Bull. Soc. Pharm. S.-0 . 1905.

(Sous presse)

39 Les médecins auteurs pharmaceutiques.

(Contribution à l’histoire de la pharmacie.)

EXPOSÉ ANALYTIQUE des TRAVAUX

Introduction historique et bibliographique à la Matière Médicale.

Je divise l’histoire de la matière médicale en cinq périodes : Antiquité, Moyen âge, Renaissance, période moderne et période contemporaine. J'indique quelles sont les œuvres principales de chacune de ces époques ; comment, avec lé progrès des connaissances géographiques, l'arsenal pharmaceutique est venu s'enrichir des produits des différentes parties du globe, et comibent, d’autre part, avec le'progrès des sciences de la nature, en partieulier.de la chimie et de la botanique, s’est constituée la matière médicale actuelle.

Les méthode pharmacographiques.

Les méthodes employées aux différentes époques, dans l’étude des drogues simples, ont été l'objet d’un examen critique. J’essaie de montrer comment, par la convergence des connaissances anatomiques et chimiques, se constitue une méthode nouvelle que j’appelle rnèihode histochimique et qui pénètre profondément dans la connaissance des substances médicinales d’origine organique et surtout végétale.

Essai de classification pharmacographique.

Les méthodes se traduisent par des classifications. Toutes celles qui ont été suivies par les différents pharmacographes peuvent se ranger dans quatre types. Les classifications dites phqrmaconaturelles sérient les substances médicinales d’après leur origine botanique ou zoologique. Un grand nombre d’auteurs et de professeurs suivent ce genre dé classifications dans leurs ouvrages et leur enseignement. Elles ont l’inconvénient dé subordonner trop étroitement la matière médicale à l’histoire naturelle médicale. .

Dans les classifications qu’on peut appeler pharma-

Classification chimique des drogues simples.

J'ai appliqué ces principes dans l’essai inséré dans le Précis de matière médicale démon ami Ë. Colùn (1), où j’ai réparti toutes' les substances décrites dans le

du prinçipejâciif prédominant. Chacune de ces classes est subdivisée en familles dont le nom est tiré de la substance que l’on peut considérer comme le type du groupe et autour de laquelle viennent se ranger ses analogues, ses adjuvants, et ses succédanées.

Cette classification, soumise à l’épreuve de l’enseignement, a subi des modifications résultant du progrès de nos connaissances de la composition chimique des

travaux des physiologistes végétaux à un examen critique tant historique qu’expérimental.

Les tannins, principes souvent mal définis, se rencontrent dans quarante-cinq familles naturelles. Loin d'offrir des caractères semblables, ils diffèrent les uns des autres par leurs propriétés et leurs réactions. Ils dérivent chimiquement etphysiologiquement de principes immédiats tels que les acides gallique, ellagique, protocatéchique et les catéchines, ils se dédoublent du se décomposent en pyrocatéchine; en phloroglucine, se présentent à l’état de glucosides, donnent naissance à des,rouges phlobaphéniques, se lient aux substances . résineuses et colorantes et se Comportent de la même façon vis-à-vis des réactifs par lesquels on a cherché à les déceler dans les tissus,et à poursuivre leurs transformations. Ces réactifs sont nombreux et dépassent le nombre de trente. La plupart; d’entre eux doivent être rejetés dans les recherches anatomiques, et phy’r biologiques comme non spécifiques ou comme peu sensibles.

J’ai proposé, dans une note intitulée : Un nouveàù réactif histochiniique (1889), une solation dans 10“ d’eau distillée, de 1*’ de tungstate de sodium (TuO*Na s , H 4 0) et g« r d'acétate (C 2 H 3 Na0 2 ).

Ce réactif précipite dans des solutions à 1/100.000 les vrais tannins, ceux que Merck a reconnus susceptibles de se combiner à l’aldéhyde formique pour former des tannoformes. Il ne précipite aucun des principes avec lesquels les tannins ont été confondus. Ce réactif, employé par mes élèves et par d’autres auteurs, est maintenu, connu sous mon nom, dans les

laboratoires d’histologie végétale.

Les réactions histochimiques de l’hespéridim

(Besançon, 1903)

Dans cette note communiquée au congrès l’A. F. A. S., j'ai étudié, avec différents réactifs, ] sphéro-cristaux signalés par, Flückiger dans l’é]

Elaterium Rich.) et lacoloquinte ( CifruHMS Cofocÿnf fus Schrad).

L’acide sulfurique pur ou uni au phénol, le molybdate et le vanadate ammoniques, le nitrate d’argent donnent, avec ces glucosides, des réactions colorées qui m’ont permis de déterminer avec précision le siège de ces principes dans les tissus. Ils se localisent dans des éléments spéciaux, aUongés [; disposés en files rectilignes qui paraissent correspondre à des formations anatomiques décrites comme des tubes criblés oblitérés. Ils-' sont comparables, au contraire, aux. laticifères articulés que l’on rencontre dans la famille des Campanulacées, que la plupart des botanistes modernes rapprochent de celle des Cülmrbitacées.

Caractères microscopiques des poudres officinales de feuilles.

/. (16p. 2 pl »1892)

Dans ce travail aujourd’hui épuisé et paru dans leç Bulletin de la Société de Médecine de Toulouse, j’ai, en m’appuyant sur les travaux de Vesûoe, sur les caractères histotaxiques des familles végétales, distingué les différentes poudres officinales de feuilles portées au Codex français de 1884.

La forme des, cellules des deux épidermes, la disposition des stomates, la nature des cristaux permettent de caractériser les feuilles réduites sous forme de poudres. Ce travail a été le premier publié sur la question, et l’étude anatomique de plusieurs des feuilles décrites

Les feuilles des Erythroxylums des colonies françaises.

Plusieurs espèces du ’gêiïte Wny'hroèylum auquel appartient la Coca* se rencontrent dans les colonies françaises des Antilles où .de l’Océan indien, ce sont les Erythrbæylum ooatum Cav. et E. squamatumVM de La Guadeloupe et les E. hypericifolium Lam. et E. iaurifolium Làm. de La Réunion.

Des recherches chimiques anciennes ou encore inédites ont permis de constater la présence dans ces feuilles des alcaloïdes auxquels la Coca doit son emploi thérapeutique.

Les caractères morphologiques et anatomiques qui font l’objet dé cette nOtè permettent de distinguer ces feuilles les unes des autres et de celles de l’espèce officinale. La présence ou l’absence de fibres de soutien dans le cordon libéro-ligneux de la nervure médiane, la forme des cellules des deux épidermes rendent cette distinction facile.

Atlas de photomicrographie des plantes médicinales.

• (Paris, 1900)

Dans cet ouvrage didactique, publié avec le concours de mon collègue et ami le D r A. Suis, nous avons appliqué la photographie à la reproduction directe des coupes microscopiques pratiquées dans les organes

Les Plantes médicinales des Colonies françaises.

C’est un travail de même genre consacré aux productions végétales des colonies françaises.

L’enseignement pharmaceutique en Allemagne, — en Suisse, — en Autriche-Hongrie.

Le nouveau régime des études pharmaceutiques en Allemagne.

Traduisant et commentant les dispositions législatives qui règlent les études pharmaceutiques dans ces pays, j’ai essayé de montrer d’une part quelle était, sur beaucoup de points, la supériorité de'renseignement en France, et, d’autre part, quelles étaient les dispositions que nous pourrions emprunter aux règlements étrangers.

FLUCKIGER, Ad. CHATIN, Ed. DUPUY (1895,1901,1904)

ont été mes maîtres Ou mes collègues ; en retraçant leur vie et rappelant leur travaux, j’ai voulu rendre un hommage à leur mémoire et les donner en exemple à nos élèves et à nos confrères.

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