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LA DÉBILITÉ MENTALE ÉVOLUTIVE

Les encéphalopathies infantiles ressortissent à une étiologie variée : syphilis congénitale, tuberculose, toxiinfection ; elles peuvent se présenter comme cas isolé ou maladies familiales. Au point de vue clinique, elles peuvent avoir une symptomatologie surtout psychique, constituée par la débilité mentale avec troubles du caractère et du sens moral ; mais dans ces cas où le trouble mental domine la scène, on peut toujours mettre en évidence tout un complexus neuro-biologique, témoignant d’üne atteinte généralisée de l’organisme. Les symptômes neurologiques frustres, atténués, traduisent des localisations disséminées sans systématisation en divers territoires du névraxe ; le syndrome viscéral est caractérisé par une atteinte des glandes à sécrétion interne, du foie, du rein ; insuffisance rénale et hypocholestérinémie sont fréquents chez les débiles mentaux.

La débilité mentale ne saurait être considérée comme une entité clinique ; avec son cortège symptomatique, neurologique et viscéral, elle apparaît comme la conséquence fréquente d’une détermination toxi-infectieuse légère survenue à la période fœtale ou dans le premier âge ; elle n’est qu’une des manifestations du syndrome d’encéphalopathie infantile ; comme toutes les manifestations de l’encéphalopathie infantile, susceptibles de

poussées évolutives à des périodes plus ou moins tardives, elle peut évoluer, s’aggraver et rappeler alors certaines formes de démence précoce ; à ces périodes on trouve souvent dans le liquide céphalo-rachidien des modifications discrètes (hyperalbuminose, lymphocytose modérée, réaction des globulines positive) traduisant un processus en évolution.

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