RECHERCHES D’ORDRE VASCULAIRE
En neuropsychiatrie le facteur circulatoire joue un rôle important ; nous nous sommes surtout attaché à l’étude de la pression veineuse et de la circulation cérébrale.
La pression veineuse est déterminée avec le manomètre de Henri Claude par la méthode directe ; elle oscille entre 14 et 16 chez le sujet normal ; la compression du plexus solaire la modifie notablement, tantôt elle s’élève, tantôt au contraire elle s’abaisse ; ces dénivellations sont particulièrement marquées chez les sujets sympathicotoniques ; elles traduisent un phénomène réflexe à point de départ solaire et montrent le rôle du
système neuro végétatif dans la régulation des phéndmènes circulatoires.
L’hypertension veineuse est loin d’être exceptionnelle dans les maladies mentales ; elle est particulièrement fréquente au cours de la mélancolie et peut être considérable (au-dessus de 30) dans les formes stuporeuses ; on la retrouve dans les états confusionnels et chez cer. tains paralytiques généraux ; sa constatation est habituelle chez les malades présentant des troubles diffus de la cénesthésie, elle s’associe alors à de l’hyperviscosité sanguine et de la polyglobulie. Cette hypertension veineuse dans les psychoses est de mécanisme complexe, elle traduit une défaillance fonctionnelle du myocarde, une insuffisance respiratoire, des insuffisances glandulaires (ovarienne et thyroïdienne notamment) et des troubles de l’innervation végétative.
L’étude de la circulation cérébrale est objectivement possible en combinant les mensurations de la tension artérielle rétinienne avec l’étude des variations provoquées de la pression rachidienne au cours de la ponction lombaire ; les renseignements que fournit cette méthode sont en concordance avec les résultats obtenus par l’étude sphygmométrique du pouls cérébral chez les trépanés. Ces divers procédés ont permis de mettre en évidence l’action vaso-constrictive puissante de l’hy. perpnée et de l’inhalation d’oxygène au niveau des vaisseaux cérébraux.