‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 2)Chapitre 119 sur 163 · LIVRE xir · texte numérisé non relu

LIVRE xir

des armes , et je ne saurais m'en servir. Et puis il y a des canons sur le chemin desquels on peut bien dire qu'on ne peut aller se jeter sans l'audace la plus impardonnable. Il n'y a qu'un fou ... Je vous demande pardon ; sur mon ame, je n'avais pas le projet de vous offenser : n'allez pas vous mettre une seconde fois en colère, je vous en conjure. » « Ne crains rien, Partridge, dit Jones, je suis maintenant si bien convaincu de ta poltronnerie , que tu ne peux plus m'offenser en aucune façon. — Votre Honneur, répondit-il, peut m'appeier poltron ou tout ce qu'il lui plaira; si un homme est un lâche pour aimer à dormir dans sa peau tout entière, non immunes ab illis malis sumiis (1) ; je je n"ai jamais lu dans la grammaire, qu'un homme ne puisse être un homme de bien sans combattre ivir bonus est quis? qui consulta patrum, qui leges juraque servat (2). Mais pas un

(i) Nous ne sommes pas exempts de te malheur. (i) Quel est l'homme vertueux ? Celui qui suit It

•igO TOM JOIÎES,

mot (Je coinbals ; et je suis sûr que l'Écriture est tellement contraire à cette niani^, qu'un homme ne me persuadei-a jamais qu'il reste bon chrétien, en versant le san^ des chrétiens. ^>

Page 1