‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 3)Chapitre 22 sur 165 · LIVRE VIII, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VIII, CHAPITRE VI

S était fortifiée dans la tête du barbier. Il avait .senti que s'il pouvait parvenir à disposer insensiblement ce jeune homme à retourner chez son père , ce serait un service assez signalé pour lui mériter sa grâce auprès de M. Alworthy. £n poussant encore plus loin ses espérances, le spéculatif barbier se voyait déjà accueilli, récompensé et enrichi dans le château de son ancien maître; il allait enfin passer le reste de ses jours eu paix au sein de sa patrie , qu'il aimait intérieurement mille fois plus que ne font certains décla^ mateurs de ce pays, qui semblent ne respirer que cet unique sentiment.

Quant à Jones, il se croyait trop convaincu du zèle et de l'amitié de Partridge, pour oser soupçonner que quelque vue intéressée pût corrompre la pureté de ses intentions. Né très-peu défiant, il n'était pas assez âgé pour l'être devenu. Si la défiance n'est point née avec nous, c'est l'âge qui la doi^ne.

Le lendemain , au point du jour, le diligent Partridge était à la porte de Jones, le bissac sur le dos, et tout prêt à partir. Ce meul^le XI. 4

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