‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 3)Chapitre 86 sur 165 · II · texte numérisé non relu

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conviens , appartint ci-devant à mis tern; mais je jure, sur mon honneur ne Tai point vue ici. A ces mots 1 écumant de rage, se trouva hors d'él ticuler sa réplique.

L'un des domestiques, pendant mêlé, avait, on ne sait trop comment, M. Fitz-Patrick de ce qu'était M. y\ qui faisait tout ce bruit; et le bon Irl croyant enfin avoir trouvé Toccaî rendre un service agréable à Fond femme , s'approcha de Tom , et lui di devriez rougir, en soutenant, et surt présent, que vous n'avez pas vu cetl demoiselle, tandisque je vous ai surp deux couchés dans le même lit.

Monsieur, dit-il à Western, je va conduire à leur chambre.

Cette offre ne pouvait manque] acceptée. Toute l'assemblée , et l^e r même, suivit notre Irlandais, qui fit chambre de madame Waters une î entrée, plus scandaleuse encore que vait été la première.

Cette dame était endormie. L'air (

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|é qu'avait alors M. Western , premier objet î'elle aperçut dans sa ruelle, pensa la faire ivanouir. Il ne Teffraya pourtant pas longtemps : le premier coup d*œil avait suffi au père de Sophie , pour lui prouver que Tirlandais s'était trompé. Il se retira sans mot dire; et après avoir visité la maison du haut en bas avec le même succès, M. Western, très-désolé, revint dans la cuisine, où il trouva Jones qui était gardé par ses gens.

Quoique le jour commençât à peine à paraître, un bruit si terrible avait tout mis sur pied dans la maison. Le juge de paix du comté de Worcestre se rencontrait par hasard dans Tauberge : M. Western lui porta sa plainte; le manchon fut produit, comme pièce de conviction ; et Tom allait être arrêté juridiquement, lorsque la servante Suzanne, après avoir demandé audience , déclara que Sophie elle-même l'avait chargée de porter ce manchon dans la chambre de l'accusé.

Si ce fut amour de la justice, si ce fut un autre sentiment moins désintéressé qui porta Suzanne à faire cette démarche, c'est ce que nous n'osons décider: mais son témoignage

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parut d'un si grand poids aux yeux du juge, qu'ii leva l'audience, en déclarant M. Jones déchargé de l'accusa tion intentée par M. Western , lequel , après avoir donné ati diable et le juge et les assistans, remonta à cheval sans répondre aux complimens de son neveu Fitz-Patrick , qui réclamait en vain la parenté, et sans reconnaissance pour l'important service que l'Irlandais avait voulu lui rendre : boutade cependant très-heureuse, puisqii'-elle empêcha M. Western de se souvenir du mandion qu^il laissait au bras du pauvre Tom, qui probablement ne l'eût rendu qu'avec la vie.

Celui-ci ne tarda pas non plus à se mettre en route avec le bon Partridge, très-résolu de suivre et de chercher partout Sophie. Il ne put même se résoudre à prendre congé de madame Waters. Il détestait jusqu'à son souvenir, et n'attribuait qu'à cette femme seule le malheur qu'il avait eu de ne pas rencontrer une amante à qui son cœur promettaitict jurait de nouveau la fidélité la plus inviolable.

Quant à madame Waters, elle profita de

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