ROTHOMAGENSIS CANONICUS FUIT ISTE JOHANNES DE SANCTO LUG
Le personnage y est représenté dans son costume de chanoine, la tête nue et tonsurée, les mains croisées sur la poitrine, les pieds appuyés sur un chien. Cette tombe est, malheureusement, très mutilée et en partie effacée. L’inscription, qui avait été gravée sur les quatre côtés du listel, est, pour ainsi dire, illisible. Elle paraît avoir été écrite en vers latins, selon l’usage assez fréquent au xme siècle. Tout nous porte à croire que cette pierre sépulcrale appartient à cette époque.
1275. Eudes Rigaud, 57e archevêque.
Il fut enseveli dans l’ancienne chapelle de la Vierge, vers l’entrée du côté sud, « auquel est un sépulchre magnifique % » dit un ancien manuscrit. On y grava :
HIC JACET BONÆ MEMORLE ET EMINENTIS SCIENTLE VIR DOMINVS ODO RIGALDVS ARCIIIEPISCOPVS ROTHOMAG.
DIGNVS COMES LVDOVICI REGIS APVD TVNISIUM TESTAMENTI DICTVS CVRATOR CONSECRATVS
* Cette chapelle, dans l’origine, affectait la forme de la chapelle Saint-Pierre-Saint-Paul du collatéral nord du sanctuaire, et datait de la même époque. Ce fut vers l’an 1300 que l’archevêque Guillaume de Flavacourt l'agrandit et l’exhaussa considérablement, telle qu’on ia voit de nos jours.
* Il était de marbre, à en juger par le dessin de cette tombe, qui est conservé à la bibliothèque d’Oxford, moins celui de la statue du prélat (pl. XXX). Tout en repoussant l’épithète de magnifique, comme empreinte d’exagération, on ne peut dénier à ce mausolée une certaine élégance, sans qu’elle égale, toutefois, celle du tombeau de Guillaume .de Flavacourt, successeur immédiat d’Eudes Rigaud.
LISTE DES PRINCIPAUX PERSONNAGES
Jean d’Andely était doyen de la Cathédrale de Rouen en 1 192. Il joua un rôle important dans une querelle soulevée, cette armée-là, entre les chanoines et les bourgeois de Rouen, au sujet des échoppes de l’aître de l’église, querelle qui devint sanglante et qui ne fut apaisée que par l’intervention du roi Richard-Cœur-de-Lion. Jean d’Andely, pour se dérober à la fureur des bourgeois, avait été obligé de s’enfuir avec les chanoines et de se réfugier à Andely, son pays, propriété des archevêques de Rouen.
Le doyen Jean d’Andely put y croire ses jours en sûreté; mais avait-il subi le sort des chanoines, dont les bourgeois avaient assailli la demeure, et qu’ils avaient mutilés de la manière la plus infâme, ainsi que le dit la bulle que le pape Célestin III lança cà cette occasion? « Quosdam membris genitalibus turpiter et nefarie detruncaverunt \ »