‹ Tombeaux de la cathédrale de RouenChapitre 80 sur 99 · Vigand, chanoine · texte numérisé non relu

Vigand, chanoine

On ignore dans quelle partie de l’église ce chanoine reçut la sépulture. Nous n’en avons trouvé aucune trace. Sa pierre tombale, comme tant d’autres, a-t-elle été brisée, retournée, ou vendue? Faisait-elle partie de côs anciennes dalles tumulaires, disséminées sur tous les points de l’église, que le chapitre, en 1430, avait fait lever, et vendues pour subvenir aux frais de la vitrerie des nouvelles fenêtres du chœur2, qui venaient d’être agrandies, occasions clarificationis vitrearum chori ? C’est fort possible.

Après la mort du chanoine Vigand, on fit l’ouverture d’un sien coffre et on y trouva les objets suivants, « dont furent faits inventaire et estimation. »

Ces objets, au nombre d’une vingtaine, consistaient principalement en meubles et

‘ Durfort, dans d’autres publications. — F. B.

2 D’après le texte latin, on peut penser qu’il s’agit d’un simple « nettoyage des vitraux; clarificalio vilrea-

rum. » — F. B.

INHUMÉS DANS LA CATHÉDRALE

ornements d’église : « Crucifix en ivoire, candélabres en cuivre avec pied en crystal, divers petits coffrets en étain et en ivoire. Au premier rang figuraient deux petits tableaux d’images, peints par une main italienne, duœ tabulœ depictœ de opéré romano, ornés de pierres précieuses et de perles, estimés x livres. »

La plupart de ces objets passèrent au service de l’église, qui mit la main sur les deux petits tableaux.

1343. Aymery Guenent (Guenaut ■), originaire de la Touraine, 63e archevêque, ancien évêque d’Auxerre.

Elu en 1339, décédé le 17 janvier 1343% à Pinterville.

Quatre jours après sa mort, son corps était apporté à Rouen. On le déposa d’abord dans l’église de Saint-Paul, à l’entrée de la ville ; puis, suivant l’usage, dans l’église du couvent de Saint-Ouen, avec soixante torches ; d’où il fut transporté à la Cathédrale, où on lui fit des obsèques solennelles.

Il fut inhumé dans la chapelle de la Vierge, à droite, vers l’entrée, à côté de l’archevêque Robert de Croismare.

On plaça, en 1769, au-dessus de ce tombeau, lequel portait sa statue couchée, cette inscription gravée sur une tablette de marbre noir :

me JACET

ÀYMERICUS GUENENT EX ANTISSIODOR. EPISC0P0 ARCHIEPISCOPUS ROTOMAG.

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