‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 106 sur 128 · Reg, P. — Séance du Bureau Municipal du 12 Floréal · texte numérisé non relu

Reg, P. — Séance du Bureau Municipal du 12 Floréal

A. Cherest habitait rue des Forges, la maison portant te n* 13 et occupée aujourd'hui par M. le D r Maurice.

Ils rencontrèrent en effet, dans la nie Saint-Pierre^ ^> une troupe d'hommes armés, et au milieu d'eux, Che — ^srest, nu tète, les vêtements en désordre. Ils le délivré — ^' rent et le conduisirent à l'Hôtel-de-Ville, où fut aussitôt ^31 convoqué le Conseil Général. Ceux qui l'avaient arrêt pénétrèrent dans la salle du Conseil, très excités et pro — férant des menaces de mort. On eut beaucoup de peine* -C* à défendre sa vie, et on obtint qu'aucun excès ne fûTM^Mit commis, en le faisant immédiatement emprisonner. 4

Cette arrestation ne calma pas l'agitation et les par— ~"J-

tisans de Cherest tentèrent un soulèvement. Des rassem -■

blements eurent lieu au Pâtis, dans les faubourgs er =^f chez l'aubergiste Rigout. On arrêta quelques femmes. > qui criaient plus fort que leurs maris, on désarma tou ceux qu'on signala comme prenant part aux attroupe înents. Les menaces et les injures redoublèrent. Beau coup de citoyens n'osaient plus sortir de chez eux. gendarmerie était sur pied nuit et jour.

Il y eut de nouveau des rixes sanglantes. En Bour berault, Jacquillat et Campenon furent insultés et pour suivis ; en Saint-Michel, un sieur Corbinat fut attaqué e si maltraité, qu'il arriva au Conseil couvert de sang. Or» arrêtâtes assaillants, on doubla les postes et les pa — trouilles, on adressa à la population des proclamation pour l'inviter à la paix et engager les citoyens k ne se laisser aller à aucun acte de violence. 2

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