Ibid. — Délibération du 29 Mars
3. Il y avait cinq foires : lendemain des Gendres, Jeudi de 1» Passion, 35 Juin, 30 Septembre, 13 Novembre. Le Conseil en ajout» trois : 13 Mai, 30 Août, Samedi avant Noël.
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Le 12 Mars, le Maire fit au Conseil 'un rapport sur les finances de la Ville. La situation n'était pas brillante. On avait acheté trop de biens nationaux, et la revente ne s'en effectuait pas aussi facilement qu'on avait pu l'espérer. Les deux moulins d'Enfer et de la Ville, seuls, avaient coûté 3o.ooo livres. Aux termes du décret, il fallait verser le tiers du prix un mois après l'adjudication, et on n'avait encore rien donné sur aucune des acquisitions. Il est vrai qu'on comptait sur le seizième de la revente des domaines nationaux compris dans la soumission, et ce seizième s'élevait déjà à plus de 20.000 livres. Mais les biefs et les moulins étaient en très mauvais état, et la Ville n'avait pas un sou pour faire les réparations les plus urgentes. Les ressources étaient devenues presque nulles, en tout cas tout à fait insuffisantes. La suppression de l'octroi, dont il fallait encore indemniser le fermier, avait fait éprouver une perte de plus de 2.000 livres de revenu annuel; les travaux du Canal avaient pris la majeure et la meilleure partie des biens patrimoniaux de la Commune, et, en attendant que l'Etat rembourse la valeur des terrains enlevés, il fallait encore payer une indemnité aux anciens fermiers.
Mais pour le moment, il importait surtout de mettre
les moulins en état; le Conseil Général vota un emprunt
de 6.000 livres destinées à cet usage, et cet emprunt fut
contracté au nom personnel des Officiers municipaux,
sous leur responsabilité respective. Deux seulement des
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Conseillers, Debrieirae et Guenin Lâvigne, refusèrent de 'concourir à-cette opération. *
Les assignats se répandaient de plus en plus et la monnaie de cuivre devenait si rare, que les transactions étaient tous les jours, plus difficiles. Cela donnait lieu aussi à un. agiotage qui occasionna quelques troubles et de nombreuses plaintes. On s'adressa à la Monnaie de Paris,, qui avait déjà envoyé i .000 livres de^ cuivre au mois de Septembre; elle en renvoya au mois de Mars pour i. 200 livresqui furent distribuées -en-échange des assignats.
M. Deschamps, Président du District, avait été nommé Administrateur du Département. Il fut remplacé par Ch.-Louis Rousseau que nous avons vu député à Paris après les élections du mois de Février 1790. C'était encore un avocat, grand ami de Cherest, et cette nomination, à laquelle ce dernier ne dut pas être étranger, acheva- de mettre toute l'administration du District entre les mains du Procureur-Syndic.
' Celui-ci, depuis que son frère avait résigné te s fonctions de Procureur de la Commune, sentait -lui échapper la direction des affaires de la Ville. Les élections municipales de 1790 et celles de 1791^ n'avaie** 1
1. Registre /. — Délibération du 12 Mars 1792. Cette opérât* 01 -bizarre, et si peu conforme aui règles administra tires, est THre»* 11 pie de la façon, parfois naïve, dont les Municipalités de Vèço^ê** entendaient la gestion des affaires. Elle fut néanmoins ratifiée j>l u tard par les vérificateurs des comptes, à cause de l'intention £**** louable, €t de la bonne foi- qui Pavaient dictée.
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pas sensiblement modifié la composition du;. Conseil; Général de la Commune. Cependant, plusieurs partir; sans de la Bourgeoisie, et des ennemis personnels de Cherest avaient été élus ; d'autres s'étaient séparés* de. lui* notamment le Maire, J. Percheron, chez lequel bac disait qu'il avait trouvé asile, en 1789* .
Mais ce qui blessa surtout l'orgueil du Procureur- Syndic, ce fut la nomination de Daret, l'aîné, en qualité de Procureur de la Commune. i
La guerre alors se déclara entre les deux administrations. Les partis, qui n'avaient pas désarmé,, s'ob-», serrèrent, prêts à reprendre la lutte de la ; premièrq année de la Révolution.
Déjà, au mois d'Août 1791, une querelle s'était, élevée entre les deux corps constitués, sur une question de préséance : Cherest avait exigé que dans les cérémonies publiques, le Conseil de la Commune cédât le pas aux membres du District. * Il refusa plus tard d'approuver le; choix que la, Municipalité avait fait de Nicolas Campenon, receveur, pour opérer le recou-. vrement de la contribution foncière, et nomma à sa place J. Moreau, de Vaulichères. Campenon donna sa
4. En 1785, étant bailli de Dannemoine, Cherest avait été destitué par le vicomte de la Ferlé et remplacé par J.-B.-Pascal Maison. Il en appela au Parlement, et eut, à ce moment, de vives discussions avec son successeur et avec J.-B. Daret, qui était lieutenant général du bailliage de Dannemoine,