‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 46 sur 128 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Suspension du Conseil Général

La Société populaire. — Les Jacobins Tonnerrois. — Pétition contre le Conseil. — Les approvisionnement s. — Les créances de la Ville. — Réduction de V Impôt Foncier. — Suppression du Collège. — Réquisitions militaires. — Equipement des volontaires. — Mort de Lepelletier de St-Fargeau. — — Troubles à V Hôpital. — Nouvelles pétitions contre le Conseil. — Dénonciations. — Les suspects. — Les Commissaires du Département à Tonnerre. — Fête de la Réunion. — Les volontaires Tonnerrois aux armées. — La bataille de Ncermnden et la fuite de Dumouriez. — Mort glorieuse de Gouré. Le Comité de surveillance. — Les Représentants du Peuple à Tonnerre. — Suspension du Conseil Général de la Commune. — Troubles à la Société

populaire.

(Décembre 1792 — Mai 1793).

Toutes ces élections étaient favorables au parti de * Bourgeoisie. La majorité des électeurs n'avait pas 'ris part au vote et s'était montrée indifférente. La lutte

n'en avait pas moins été très très vive; les élus n'avaient obtenu qu'une faible majorité. * Cherest lui-même avait été frappé dans la personne de son frère. Celui-ci, mi^ en ballottage pour les fonctions de Procureur de 1^ Commune, avait été battu au second tour par Bizet.

Les élections pour le Conseil du District furent ég*a-~~ lement défavorables au parti de Cherest. Il avait ét^ réélu Procureur-Syndic,'maisles autres membres étaient - MM. Royer, marchand de fers ; Garçon-Rivière ; Ja*^ ~ quillat Despréaux, d'Épineuil; Chaulay, de Roffe^ ^ Forestier, de Ravières. 2 A l'exception de ce. derni^ qui fut élu Président, tous les autres étaient hostil au Procureur-Syndic.

C'est alors que Cherest, .pour regagner l'influen qu'il venait de perdre, fonda un club qui, sous la dén mination de Société Populaire, se tint d'abord chez citoyen Mariet, ancien juge de paix, rue du Collège, bientôt après, devenu très nombreux, s'installa dans i local des ci-devant Ursulines. La Municipalité ne piJ s'y opposer et donna à regret son autorisation. La d^ mande est signée : Benoit, Gaupillat, Mouchot, Chère ^ fils, Mariet, Bailly, Collard, Leclère et Fouinât. 3

Il s'ouvrit le 20 Janvier 1793, nomma Cherest pré sident, et son frère, Cherest- Verne, secrétaire; s'affili

1. Percheron n'est élu que par 133 suffrages, sur 272 votant» r Bizet par 167 sur 281 votants.

2. Forestier, chirurgien à Ravières, nommé par 7*nreau, e<* 1794, membre du tribunal révolutionnaire.

Page 1