Même Registre* — Assemblée du 2 i Juin
l52 TONNERRE
déposé sur le bureau avec un papier où était écrit « Cette Constitution républicaine, généreux sans-ci lottes, assure votre liberté et détruit le règne des tyran* Jurez sur cet autel de mourir plutôt que de souffri. qu'on porte atteinte à cette même Constitution qui esfondée sur les droits de la nature du genre humain, n *
L'Assemblée acclama les citoyennes patriotes; onorns- ^* a la pyramide de rubans tricolores, on plaça dessus 1^ -K- ^ projet de la Constitution et on alla triomphalemen" M^**& déposer le tout sur l'autel de la Patrie, en chantant ls--tk Marseillaise. 1
Les modérés avaient encore essayé de soulever din-^" -* u tumulte pendant cette séance ; ils n'avaient pu y parvenir^ -* ir et avaient quitté l'Assemblée. La Commune suspendis *- Jt ses réunions et les ajourna au premier Dimanche des* 1 Q Septembre, sous le prétexte que les travaux des champs^^ s retenaient en ce moment les habitants et les empêchaient^ -^ d'y assister.
La Bourgeoisie qui n'avait pu réussir à dominer le&^^ s Assemblées communales, sentit, après sa réunion du^— ^ cimetière Notre-Dame, la nécessité de se grouper et^ ;t fonda un second club, dans l'Eglise de l'Hôpital, sous -^^ le nom de « Société des Amis de la République une ei^^ indivisible. » La demande est signée : Maison, Belnet, Brice-Barry, Jourey père, Latour, Campenon, Gauthiei et Carteron. Il s'y joignit un certain nombre d'homme* du Peuple, dont la Bourgeoisie formait la clientèle.
i. Ibid. — 29 Juiu.
PENDANT LA RÉVOLUTION l53
club fut inauguré le 26 Juin par une cérémonie à Tautelde la Patrie, à laquelle la Municipalité refusa de prendre part. 1
La Société populaire prit à son tour le nom de Club des Sans-Culottes Montagnards y etlesdeux clubs, que le Peuple prit l'habitude de désigner plus simplement sous les dénominations de Y Hôpital et des Re-> ligieuses, engagèrent alors une lutte bien curieuse de civisme et d'exagération révolutionnaire. On vit cette chose singulière : les membres de l'Hôpital, dont les meneurs étaient des ci-devant nobles, des prêtres et des bourgeois pleins de morgue aristocratique, 2 embrassèrent les idées les plus avancées du moment ; ils tentèrent de s'affilier aux Jacobins, écrivirent à la Commune de Paris, envoyèrent des adresses à la Convention sur les mesures les plus révolutionnaires ; encen* sèrent tour à tour Marat, Hébert, Robespierre, jusqu'à ce que le 9 Thermidor leur permit de jeter le masque. *
Quand Marat fut assassiné, les Religieuses firent en son honneur une cérémonie funèbre. Cherest, pour mieux marquer sa douleur, fit transporter sur la plus