‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 96 sur 128 · Girtaut fut condamné à morl et guillotiné · texte numérisé non relu

Girtaut fut condamné à morl et guillotiné

2. Pièces justificatives, liasse 4, quatre pièces concernant la détention et la mise en liberté de M. et Mme Bizet. — Manuscrit de JwcqutUat-Despréaux.

fractaire, pour leur faire parvenir de l'argent, en particulier au chevalier de Chamblain et à un officier des hussards de Lauzun, qui avait été en garnison à Tonnerre. * La correspondance fut saisie et le Comité de sûreté générale fit arrêter Mme de Quingery. Traduite devant le Tribunal révolutionnaire, elle fut condamnée à mort. Il fut sursis à son exécution parcequ'elle était enceinte. Le 9 Thermidor la trouva encore en prison et la rendit à la liberté. 2

Un sieur Brion, vitrier, avait dit, un jour, qu'avant deux ans on aurait un roi. Dénoncé pour ce propos à la Commune, le 6 Octobre, Garnier l'envoya dans les prisons de Paris. Il eut la chance de s'y faire oublier, et ne comparut devant le Tribunal révolutionnaire qu'après la chute de Robespierre. Il fut acquitté. 3

M. Roze-Feuillebois, arrêté par Maure le 4 Floréal, interné à Auxerre, puis emmené à Paris, échappa aussi au jugement et reparut à Tonnerre le 9 Fructidor an IL*

1 . Pièces justificatives. — Affaire Edme Delinolte, dénonciation de Delinolte par le Comité de surveillance ; son interrogatoire par l'Officier de police.

2. Manuscrit de Jacquillat Despréaux. — Moniteur de Van II, n° 260. -— Séance du Tribunal révolutionnaire du 14 Prairial.

3. Pièces justificatives. — Mandats d'amener et d'arrêt concernant Brion, deux pièces signées Cherest- Verne. — Registre des Assemblées de la Commune. Assemblée du 6 Octobre 1793.

4. Registre N. — Séance du 9 Fructidor. — M. Roze-Feuillebois (Sébastien-Nicolas) est le fondateur de l'Imprimerie Tonnerroise ; c'est lui qui organisa, en Tan III, le premier atelier typographique de Tonnerre. Il mourut en 1814 et l'Imprimerie fut dirigée pendant quelques années par sa veuve, puis passa entre les mains de son fils, M. Roze Isidore, et, successivement, fut continuée

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M. Ch. Leprince fut moins heureux. Arrêté à Cruzy 1 18 Septembre 1793, et enfermé à Tonnerre, il se prit e querelle, un jour, avec un de ses co-détenus. Le ardien voulut intervenir, Leprince s'emporta contre li, contre la Convention et Garnier. C'était le jour où eux officiers de paix étaient venus à Tonnerre pour rrêter Cherest. Garnier leur remit Leprince qui fut emîené à Paris. Le malheureux pressa son jugement, et jt condamné à mort. Il monta sur l'échafaud dans les •remiers jours de Messidor (Juin 1794). *

Ce fut la seule victime que fit à Tonnerre la tour-

>ar MM. Frottier, Hérisé et Roy Gustave. C'est M. Roze Isidore qui, son tour, créa le premier Journal Tonnerrois. Sous le titre de iffiches de la Ville et Arrondissement de Tonnerre, ce ne fut l'abord qu'un recueil dafticLes et d'annonces, donnant quelques variétés et des énigmes ; il devint ensuite le Journal dé l'Yonne, >elite feuille in-4°, portant en tête un raisin; puis, plus tard, il prit e nom de Tonnerrois, Journal de l'Yonne et publia alors des arides locaux et des faits divers. Sous l'Empire, il compta parmi se? éclacteurs, M. Frédéric Gaillardet. Il resta néanmoins étranger à la >olitique. Mais après 1870, le Journal qui changea une quatrième bis de nom et s'appela le Bourguignon, prit une certaine imporance qu'accrut encore le rétablissement du scrutin d'arrondissenent II a suivi, depuis 1875, avec son nouveau directeur, une politique rès nettement et très fermement républicaine, et il a défendu, non ans succès, dans l'arrondissemer.t de Tonnerre, le gouvernement le la République et les principes de la Révolution.

1. Pièces justificatives. — Ordre d'arrestation de Leprince, si- ;né Forestier, 18 Septembre 1793. — Reg. N. — 19 Messidor an II. — Moniteur de l'an II, n° 276. — Séance du Tribunal rcvolutionlaire du 2 Messidor an II. — Manuscrit de Jacquillat-Despréaux.

mente révolutionnaire. Les guerres religieuses en avaient fait bien davantage. *

1. V. Chalie, Histoire du Comté de Tonnerre, cbapiire X. — Nous trouvons encore (Moniteur de Pan II, n° 215) un M. Pelletiers- Chambure, né à Tonnerre, Directeur des Postes et des Subsistances à Arras, qui fut condamné à mort pour ses opinions royalistes, le 27 Germinal an II. Ce nom nous est totalement inconnu et ne se rattache, croyons-nous, à aucuns famille du Tonnerrois. Nous pensons que ce Pelletiers-Chambure était fais d'un fonctionnaire et qu'un simple hasard Ta fait naître à Tonnerre. JacqUillal-Despréaux cite aussi une tille Bruck^ ou Brucker, guillotinée pour des propos anti-révolutionnaires ; malgré toutes nos recherches, nous n'avons pas rencontré ce nom dans les listes des condamnés du Tribuna révolutionnaire. — En Mai 4794, le Conseil Général de la Commune lit installer une guillotine a Tonnerre. Si elle servit, ce que nous n'a vons pu savoir, ce ne fut que pour un criminel de droit commun Les bois de justice furent placés dans l'église de l'Hôpital. On le vendit en 1797 pour indemniser les ouvriers qui Pavaient construit et n'étaient pas encore payés. C'étaient Gelliez, Emery, Morisot- Gaupillat, Chanot, charpentiers, et Barrault, menuisier. [Reg. T. 11 Brumaire an V.)

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