ALES
Le vent ayant considérablement fraîchi, les ailes tournent avec tant de vitesse qu’elles ne sont déjà plus visibles. Ce qui fait que les huit cochons d'Irlande s’acheminent pour paître l’herbe qui a crû dessous.
Le huit cochons d'Irlande ne paissent pas l’herbe, mais ils sont lancé au plus haut dans les airs.
Et au bout de trois semaines, ils tombent dans le lac d’Eaubelle au nombre de vingt huit, car les femelles ont mis bas durant la traversée.
#, 23 À) Ad 5) { À FRS SE" dE Ÿ
L’ouragan étant devenu irrésistible, le Docteur Festus est lancé par la tangente à une élévation où aucun Docteur n’est parvenu ni avant ni après lui. La force armée suit l’habit.
Cependant privée de son Maire et de la force armée la Commune enfreint les règlemens, brûle les bois communaux, et met l’Hôtel de Ville en cabaret.
GT NAS / A A4 SVy: é JV
qi AN Nb
Ah EP TIR TUE ! Li
4 2 AE | AL ‘ AAA à ; PA
s 4 4 : Qi! y: 4 FA. 1 1 OUT ce RAID TN RUE A et ne MG ER
Ne sitQ es Pc + Le ES dy EX GAL ÈMET
Louis Frelay chasse par les seigles sans permis, disant avoir le droit de tirer sur les moineaux.
Claude Roset lui entame le mollet de sa faucille, disant avoir le droit de couper son seigle.
Le garde champêtre les arrête tous les deux, disant avoir le droit de les mettre à l’amende.
Sur quoi, les Frelay et les Roset étant accourus, ils maltraitent le garde champêtre disant avoir le droit de défendre leurs parents.
Les autres de la commune ayant pris parti les uns pour les Roset, les autres pour les Frelay, il s’ensuit une mêlée universelle au grand détriment du seigle.
Au plus beau moment on aperçoit l’habit et la force armée cheminant au haut des airs d’orient en occident. Toute la commune s’écrie : C’est le Maire ! et elle court à sa suite, sans le perdre des yeux.
Cependant le Maire, pressé par ses besoins administratifs, quitte pour un instant ses habitudes de légalité, casse sa cruche sur la tête du geôlier, lui prend ses clés, et s’échappe de la prison.
| fe | (> @" #32 | € 4 5 SA | LG fi) A \ qu #7! DL (Con ANT PAR > | 2 k Al | > g Ai sd} CZ; AT, HAUTE LLENPRR) \ 2 CHAN C4 [ PR Lg sn . “R DS M p Vs EX var k 2 Je (æ>" L A — Pod P% 0 EX a æ CLÉS »
1 NE Ni k NX
Et comme il regagne sa commune, il croit la voir qui ac-
court pour se jeter dans ses bras.
» Mais la commune
qui regarde en l’air lui marche sur le ventre et passe outre.
« Chers Administrés ! leur dit-il ….
Et, arrivée au bord du grand canal, elle y tombe, faute de voir son chemin et s’arrêter à temps.
C’est depuis ce temps que l’autorité a fait mettre dans cet endroit une forte barrière qui s’y voit encore dans les basses eaux.
SNS y Æx| SAS rt
Û SN Le &- ( ia ENS 7 (> " 4 €.
Cependant Milady, après avoir recouvré ses habits, prend le parti de retourner à l’hôtellerie pour y attendre Milord. Mais à sa grande stupeur, elle ne retrouve plus dans la commune une âme vivante, excepté l’âne de Julien le borgne, qui lèche la boîte à sel.
ne © N &
ass
Repartie en toute hâte pour l’Angleterre, Milady est arrêtée, faute de papiers, à la frontière de Vireloup, et l’on saisit sur elle un carnet contenant dix pages de chiffres suspects qui sont les notes de sa blanchisseuse. Elle est en conséquence écrouée à la prison royale de Vireloup, sous le n° 36.
Cependant le Maire s’étant relevé à grand’peine, fait d’amères réflexions sur le sort des grands ici-bas, et aigri par la conduite de ses administrés, il se décide à s’exiler.
TR CCS | mie au hé É
Tout en s’exilant, le Maire arrive à la frontière de Vireloup, où il est fouillé sévèrement, et on lui demande s’il n’a rien à déclarer.
Le Maire n'ayant point de papiers, est arrêté comme suspect, et écroué sous le n° 36 où il est mal accueilli par Milady qui le reconnaît fort bien.
Cependant Milord, las de parcourir la contrée en cherchant inutilement ses habits, prend le parti de rejoindre Milady à l'hôtellerie. Mais à sa grande stupeur il ne trouve pas une âme vivante dans toute la commune, si ce n’est l’âne de Julien le borgne, qui lèche la boîte à sel.
(em & «is