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RUE DES ANGLAIS

Cette petite voie, qui aboutissait, d’une part, à la rue Galande et, d’autre part, à celle des Noyers, tirait son nom des étudiants de la nation d’Angleterre, à laquelle avait succédé, en l’Université de Paris, la nation d’Allemagne (i43a). Elle ne le devait point, comme certains historiens de Paris l’ont prétendu, à la domination anglaise, pendant l’avant-dernière période de la guerre de Cent ans.

Les rôles de confiscation, attribuant à des sujets anglais, ou ralliés à la cause de Henri VI, les maisons qui appartenaient à des Parisiens tenant pour Charles VII, ne frappent pas, en effet, sur cette rue, d’une manière exceptionnelle, au point d en faire une voie anglaise. On la trouve, d’ailleurs, mentionnée dans la seconde moitié du xmc siècle; un acte de 1296, du fonds de Saint-Benoît, énonce, sous

le litre de collège de Dace, ou de Danemark, «une maison des cscholicrs de Suesse, de la nation d’Allemaignen, maison que les écoliers disent alors «posséder en fief ii. Ce collège, dont nous parlons plus loin, occupa successivement deux emplacements distincts; le second, très voisin de la rue des Anglais, a sulli pour motiver le vocable de cette voie.

Fortement entamée, de nos jours, et laissée en contre-bas par l’ouverture du boulevard Saint-Germain, qui a fait disparaître le coté septentrional de la rue des Noyers, dans laquelle elle débouchait, la rue des Anglais, dont le parcours à toujours été assez restreint, n’est plus aujourdhui quun tronçon.

CÔTÉ ORIENTAL

(du Nord au Sud).

Maison sans désignation (i5og), contiguë à celle qui faisait le coin oriental de la rue Galande.

Maison, également sans désignation, mentionnée dans le censier de la même année.

Maison de l’Ymvige s.ainct Esme ( i 509), énoncée, dans le censier de cette même année, comme appartenant aux abbés de Pontigny. C’était, en effet, leur seconde demeure à Paris. Antérieurement, le monastère bourguignon de l’ordre de Citeaux possédait, en la rue de la Hucliette, où nous l’avons indiqué à sa place, un hôtel dont il est fréquemment fait mention dans les titres des xnie et xiv' siècles. Cette résidence, appelée la Maison du Pontigny, était placée vis-à-vis de celle d’Arnauld de Corbie, chancelier de France. Acquise, le aa septembre 1870, par les religieux de Clairvaux, essaim nouveau de l’abbaye cistercienne, la Maison de Pontigny n’en conserva pas moins son ancienne appellation; mais Pontigny, restee fille de Citeaux, acheta, pour remplacer l’hôtel de la rue de la Hucliette, une maison sise en celle des Anglais. Cette maison prit le vocable de Sainct-Esme, ou Sainct-Edme , en souvenir du célèbre archevêque de Cantorbéry, dont le séjour à Pontigny est consigné dans l’histoire.

Maison sans désignation.

Maison de l’Ymaige Notbe-Dame ( i 5 o 9).

Maison de l’Ymaige sainct Jeiun (iBog) paraissant avoir été dénommée, en

1 3 8 o , Maison de l’Estoille. Les maisons à cymaiges sont nombreuses dans le vieux Paris.

Maison du Mouton d’or (i5ii), sans au Ire désignation.

Jardin de la Maison du Mouton d'or, contigu à celui qui faisait le coin de la rue des Noyers et paraissait avoir dépendu d’une maison portant l’enseigne du Chapeau rouge. Ce jardin, qui se rattachait, en i38o, à la Maison des Trois-Escus, sise également en la rue des Noyers, en fut détaché plus tard, pour être joint à celui du Mouton d’or.

CÔTÉ OCCIDENTAL

(du Sud au Nord).

PAROISSE SAINT-SÉVERIN

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