EXTRAIT
D’UNE DÉLIBÉRATION PRISE PAR LE BUREAU D’ADMINISTRATION DU COLLEGE LOUIS-LE-GRAND RELATIVEMENT AU COLLEGE DES CHOLLETS.
(Archives nationales, M 167.)
(Texte, p. 172, 17.3 et 174.)
trCe collège et celui de Laon sont les seuls qui se soient ouvertement opposés à la réunion; les boursiers du collège des Choleis voulurent faire adopter leur réclamation par la Faculté de théologie; ils ne purent y parvenir; en conséquence, plusieurs formèrent opposition à l'ordonnance des commissaires du Parlement; mais ils en furent déboutés par l'arrêt du 21 août i764. . . Au surplus, quant à ce collège, on observera :
i° Que ses revenus, au moment de la réunion, n’éloient que de quatorze mille trois cens quatre-vingt treize livres, et qu’ils sont actuellement de vingt-sept mille six cens vingt-neuf livres; que ses charges, y compris quatre cens cinquante livres pour le montant de ses réparations, sont de vingt-six mille quatre-vingts livres; qu’ainsi l’excédent de ses revenus sur ses charges est de quinze cens quarante-neuf livres, et qu’il avoit en caisse au ior octobre 1780 la somme de 26,587 livres.
2° Que ses dettes montoient, en 1763, à 27,911 livres, qui sont actuellement payées.
3° Qu’il n’y avoit alors que vingt bourses; qu’il y en a actuellement quarante-huit, et qu'il 11c peut en être créé que quatre à la fois, savoir : deux pour chaque diocèse d’Amiens et de Beauvais. . .
5° Par le règlement de 17G7, il a été accordé à chacun des anciens boursiers de ce collège, docteurs en théologie et résidens à Paris, 200 livres pour leur tenir lieu du logement qu’ils avoient droit d’avoir dans ce collège . v