‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 185 sur 302 · VI · texte numérisé non relu

VI

Au même grenier sur la cour, quatre chambres contenant ensemble cinq croisées dans les lucarnes, compris les deux en tour creuse en retour en aile sur la cour, chacune ferrée, etc.

Audit grenier lambrissé, neuf portes pleines ferrées, etc.

Au troisième estage au dessus de l’entresol, les douze croisées, tant du costé de la ruë que du costé de la cour, sont ouvrantes à deux venteaux et ferrées, etc. — Cinq portes de menuiserie d’assemblage à un venteau ferrées, etc.

Au second estage au dessus de l’entresol, dix croisées tant sur la ruë que sur la cour, savoir sept sur la ruë et trois sur la cour, les bayes des retours en tour creuse n’estant pas même garnies de menuiserie, ferrés chacune, etc.

Au devant des sept croisées sur la ruë a à chacune un balcon renfermé dans un cadre avec enroulement et oreille à platte bande estampée par dessus de chacune quatre pieds de long sur vingt un pouces de haut.

Au premier estage au dessus de l'entresol, dix croisées compris une porte croisée sur le grand balcon, savoir dix sur la ruë, la porte croisée sur le balcon, et deux sur la cour avec guichets brisés et une seule sur la cour qui éclaire l’escalier sans guichet, le tout à deux venteaux.

Les deux croisées en tour creuse n’estant pas même garnies de menuiserie; lesdittes croisées sur la ruë et les deux sur la cour qui ont des guichets ferrées, etc.

Au devant des dix croisées sur la ruë a à chacune un balcon de fer enfermé dans un châssis de fer quarré avec platte bande estampée par dessus, renfermant un panneau étiré formant divers enroulements, entrelals et fleurons de cuivre dans le milieu, lesclits balcons chacun de quatre pieds de long sur vingt deux pouches de haut, observant que le grand balcon au dessus de la corniche de la porte cochère n’est pas fait.

Audit estage, quatre portes à placards ouvrantes à deux venteaux, ferrées, etc. Plus une porte à un venteau, ferrée, etc.

A l’entresol, cinq croisées cintrées, savoir quatre sur la rue et une sur la cour, louttes avec guichets brisés, ferrée chacune, etc.

Et sur la cour, deux croisées comprenantes la hauteur du rez de chaussée et de 1 entresol, un panneau de menuiserie entre deux d’apuy à l’entresol, ferrées chacune, etc.

Deux portes à placard ouvrantes à un venteau ferrées chacune, etc.

De l’entresol au rez de chaussée dans la partie à gauche en entrant dans ledit colége, une rampe à barreaux droits au nombre de dix neuf, compris le pilastre au bas de laditte rampe avec platte bonde estampée de quinze pieds un quart et une platte bande simple en bas de pareil pourtour, en observant qu’il n’y a point de vase audessus du pilastre.

Une autre rampe au derrière des deux boutiques à droite en entrant montant du rez de chaussée au cabinet d’aisance en entresol, composée de dix sept barreaux avec platte bande estampée par le haut et platte bande simple par le bas chacune de quinze pieds et demy de pourtour, également sans vase.

Au rez de chaussée, quatre boutiques fermées de fermetures de menuiserie pleine, ferrées chacune, etc.

Quatre portes pleines dans le fond desdittes boutiques, dont deux ferrées, etc.»

APPENDICES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES

EXTRAIT D’UN MEMOIRE AU SUJET DE LA VENTE DE LA MAISON DU COLLEGE DE NARBONNE.

(Archives nationales, S 6536.)

(Texte, p. 186, 187, 188.)

rr Le collège de Narbonne s’étendoit autrefois jusques sur la rue des Maçons. La partie du terrain qui aboutissoit h cette rue étoit occupé par deux maisons entièrement sépare'es de celle du collège. Elles étoient louées à des externes.

Vers le milieu du siècle dernier, ces deux maisons tomboienl en ruine. Le collège ne se trouvant pas en état de faire la dépense de reconstructions se détermina à bailler l’une à emphitéose; il aliéna l’autre sous une rente perpétuelle et non rachetable.

Le bail à emphitéose de l’une de ces maisons fut passé pour quatre-vingt dix-neuf années a Etienne Brocard, maître serrurier, le i4 février 1662. Le preneur s’obligea de faire construire, à la place de la maison ou masure qui lui étoit baillée, un ou deux corps de logis qui dévoient avoir trois étages complets et des greniers au dessus. Il est dit dans ce bail qu’il sera loisible au preneur de faire des vues et bayes au derrière desdits logis du côté de la grande cour du collège autant qu’il seroit nécessaire pour la commodité desdits corps de logis, lesquelles vues et bayes, du coté de la cour, seroient construites dans le mur au dessus, de quatre à cinq pieds de hauteur à compter du bas de chaque plancher.

Le sieur Brocard s’obligea par le même bail de faire construire à ses frais et dépens un mur de séparation d entre le collège et la maison et la place à lui baillée, lequel mur devoit avoir une toise et demie de hauteur seulement à prendre au rez de chaussée, sans qu’il put être a l’avenir élevé plus haut.

L autre maison située dans la rue des Maçons fut baillée à rente perpétuelle au sieur Pierre Boissac par contrat du i4 décembre 1668. Il fut aussi fait bail par le même contrat d une certaine place a prendre dans la cour et jardin du collège. Le preneur s’obligea de faire construire un mur de clôture ou séparation d’entre cette place et la cour ou jardin du collège, lequel mur ne pourroit avoir que neuf piés de hauteur sous chaperon.

Il fut stipule : i° que le preneur ni ses avans cause ne pourroient sous aucun prétexte faire élever ni exhausser le mur de clôture au dessus desdits neuf pieds sous chaperon; qu’au contraire les principal et boursiers du collège pourroient tant et quand bon leur sembleroit faire élever et exhausser ledit mur, aussi haut et de telle manière qu’ils désireroient, même y faire des vues sur la cour de la maison délaissée de telle façon et en telle quantité qu’ils voudroient, nonobstant la coutume de Paris, à laquelle les parties renoncèrent par le contrat.

4° Enfin il fut accordé que le preneur et ceux qui auroient droit de lui, jouiroient de toutes les vues qui étoient pour lors à la maison ou masure délaissée ... ; qu’ils pourroient même en augmenter le nombre tant et de tel côté qu’ils voudroient. . .

On croit devoir observer que les souffrances qu’on avoit accordées au sieur Boissac sont devenues presque inutiles, parce que le collège a profité de la faculté qui lui étoit accordée par ce contrat, en faisant élever jusqu a la hauteur de deux étages le mur de séparation construit entre la cour du collège et celle de la maison du sieur Boissac, laquelle est parvenue à Me Cailleau, procureur au Parlement w, etc.

EXTRAIT D’UN MEMOIRE AU SUJET DE LA VENTE DE LA MAISON DU COLLÈGE DE NARBONNE.

(Archives nationales, S 6536.)

(Texte, p. 186, 187, 188.)

„La maison appartenante au college de Narbonne est un bien de la première fondation de ce college. On n'a pas trouve' le titre de cette fondation; mais on est porté à croire que cette maison appartenoit à Bernard de Fargis, archevêque de Narbonne, lequel au commencement du XIV" siècle établit dans cette maison un collège pour des sujets du diocèse et de la province ecclésiastique de Narbonne.

Dans les statuts dressés le 5 octobre i3i7, pour la discipline de ce college, il est dit expressément que les boursiers habitoient la maison qui appartenoit à cet archevêque : Istœ sunt ordinationcs , seu conslitutiones , quas debent observare, custodirc et tenere scholares Revercndi Pains doimm B., arcliiepiscopi Narbonensis, habitantes et studentes in domo sua Parisiis.

La situation de cette maison est pareillement désignée et déterminée au lieu même où se trouve placé aujourd’hui le collège de Narbonne, dans d’autres statuts faits par Roger de Beaufort, archevêque du même siège, le 16 aoust i379. Il y est dit que les archevêques ses prédécesseurs ont fondé à Paris un collège, situé sur la rue de la Harpe, entre la Porte de Fer et le Palais des Termes, à l’opposite du couvent des frères mineurs, du côté de 1 Orient, et que ce lieu est appelé le collège de Narbonne : Beati ac reverendissimi antecessores nostri . umm spé¬

ciale collcgium supremœ universitatis scholasticœ nobile membrum, Pansus, invico Citharœ, inter portant ferri et Palatia thermarum, ante cænobium fratrum minorum, a parle orientait, m loco qui dicitur collcgium Narbonense, pro paupcribits scholaribus fondaverunt et ordinavmmt.

Depuis la fondation du collège de Narbonne, cette maison a toujours servi à l’usage de ce collège; de sorte qu’il est vrai de dire qu’une possession aussi longue, qui remonte à plus de trois siècles, se trouvant d’ailleurs fortifiée par les énonciations qu’on vient de rapporter, équivaut et supplée au titre le plus formel et le plus authentique.

La maison du collège de Narbonne relève du Roi. Il ne paraît pas qu elle soit sujette à aucune censive ni redevance;’ du moins il n’en a été payé aucune par le collège depuis plus d’un siècle : mais il a payé différentes taxes pour l’amortissement, savoir : une somme de 6oo« en 16Ô0, et une autre somme de i,8oo« en 176a pour les nouvelles constructions.

Le collège de Narbonne s’étendoit autrefois jusqu’à la rue des Maçons. La partie du terrain qui aboutissoit à cette rue étoit occupée par deux maisons entièrement séparées de celle du college. Elles étoient louées à des externes.

Vers le milieu du siècle dernier, ces deux maisons tomboient en ruine. Le collège ne se trouvant pas en état de faire la dépense des reconstructions, se détermina à bailler l’une en emphitéose; il aliéna l’autre sous une rente perpétuelle et non rachetable. »

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