‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 275 sur 302 · D’APRÈS L’INVENTAIRE DES TITRES DUDIT COLLÈGE · texte numérisé non relu

D’APRÈS L’INVENTAIRE DES TITRES DUDIT COLLÈGE

(Archives nationales, M 1 'j5. )

(Texte, p. 3t>8-3g9.)

ff Un contrat passé devant Guillaume Pérot et Juan du Conseil, notaires au Châtelet de Paris, le iü maviAia, par lequel Philippe, comte de Nevers et de Rethel, baron de Douzy etchambricr de France, vend aux maîtres et écoliers étudians à Paris ne's de la cite et diocèse de Reims, acquéreurs pour eux et leurs successeurs, maîtres el écoliers nés de ladite ville et dioseze, un grand hôtel fermé de hauts murs de pierre de taille, cour, jardin, pourprins, appartenances et appendances, appelé d’ancienneté l’hôtel de Bourgogne, à lui appartenant de son propre, situé à Paris au dessus de Saint Hilaire, en la rué de Bourgogne, tenant tout au long d’un côté en icelle rue de Bourgogne, et d’autre part au long de la ruë Charretière, aboutissant de l’un des côtés au long de la ruë des Sept voyes et aboutissant par dehors à la ruë du clos Brunei, dont le jardin dudit hôtel joint à l’hôtel de JI° Thomas Boulin et M" Simon Pinart. Item une grande masure ou place vuide étant devant et à l’opposite de la porte et maîtresse entrée dudit grand hôtel de Bourgogne, tenant d’une part à l’hôtel de Sorbonne et à l’hôtel de Chateaufétu, et d’autre part au long de ladite ruë des Sept voyes et à l'hôtel de Coulon; chargé icelui hôtel et place vuide de charges foncières et anciennes tant seulement. Ladite vente faite moyennant 9,000** tournois.

11 est en outre porté dans ledit contrat que lesdits maîtres et écoliers, qui se proposoicnt de faire construire audit lieu un college, seroient tenus de prier Dieu pour l’âme dudit comte de Nevers et de Rethel et de ses prédécesseurs et successeurs; et qu’en outre ledit comte et ses successeurs pourraient mettre à leurs dépens, quand il leur plairait, trois écoliers audit collège, sçavoir : deux de leur pays de Rethélois et un de leur pays de Nivernois; mais il ne paraît pas que celte dernière disposition ait jamais eu son exécution.»

BÂTIMENTS ANCIENS ET MODERNES DU COLLEGE DE REIMS, D’APRÈS L’INVENTAIRE DE SES TITRES.

(Archives nationales, M if)5.)

(Texte, p. 398-399.)

tt Par contrat du 19 raay jAia, les maîtres et écoliers étudians à Paris, nés de la cité et dioceze de Reims, acquirent de Philippe, comte de Nevers et de Rhelel, baron de Douzy el chambrier de France, pour établir le collège dont la fondation avoit été ordonnée par Guy de Iloye, une grande maison et hôtel fermé de hauts murs de pierre de taille, cour, jardin, pourprins, appartenances et dépendances appelé d’ancienneté l’hôtel de Bourgogne, à lui appartenant de son propre héritage, situé à Paris au dessus de Saint Hilaire, dans la ruë de Bourgogne (aujourd’hui appelée la rue de Reims), tenant d une part au long de la rue des Sept voyes et faisant le coin par aval, en la ruë du Chaudron (aujourd’hui appelée la rue du Four)

APPENDICES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. 563

et de l’autre côté à la rue Charretière, à l’opposite de l’hôtel à l’évêque du Mans, faisant front par devant au long de la rue de Bourgogne, aboutissant par derrière, par le jardin (du côté de la rue d’Ecosse) à l’hôtel de Me Thomas Boutin et Me Simon Pinart.

Plus une grande masure sur place vuide, étant devant et à i’opposile de la porte et maîtresse entrée dudit grand hôtel de Bourgogne, et tenant d’une parta l’hôtel de Sorbonne et à l’hôtel du Chateaufêlu, et d’autre part au long de ladite ruë des Sept voyes et à l’hôtel de Coulon.

C’est sur ces différons emplacemens qu’on L été construites les maisons dont le collège de Reims jouit aujourd’huy. Ces maisons sont au nombre de unze et une rnazure. Dix de ces maisons et la rnazure ont été construites sur l’emplacement de l’ancien hôtel de Bourgogne, et la dixième maison a été construite sur l’emplacement de la masure ou place vuide comprise dans le contrat du 12 may 1Ô12.

Les dix maisons et la masure qui ont été construites sur l’emplacement de l’ancien hôtel de Bourgogne sont situées, sçavoir :

i° Une maison qui fait l’encoignure de la ruë des Sept voyes et de la ruë du Four.

20 Une maison attenante la précédente située rue des Sept voyes.

3° La maison appelée aujourd’hui (après la réunion) le collège de Reims, laquelle donne sur la même rue des Sept voyes et forme le coin de celte rue et de celle de Reims.

h° Trois maisons donnant sur la rue de Reims.

5° La masure forme le coin de cette rue et de la rue Charretière.

6° Et quatre maisons donnant sur ladite rue Charretière.

A l’exception des deux premières maisons, toutes les autres ont des vues et même des issues sur la grande cour du collège.

A l’égard de la unzième maison, elle forme l’encoignure de la ruë des Sept voyes et de celle de Reims, à l’opposite de la maison du collège.

La première maison appelée le collège de Reims qui fut construite sur une partie de l’emplacement de l’ancien hôtel de Bourgogne, pour former l’établissement du collège, avoit son entrée par la rue lors appelée de Bourgogne, et qui par la suite a été appelée de Reims, à cause de la fondation du collège; mais en l’année 16/10, le collège s’étant trouvé obligé de faire des reconstructions considérables, la principale porte d’entrée fut alors placée sur la ruë des Sept voyes.

Le corps de logis dans lequel se trouve cette porte et qui est aujourd’huy appelé le collège de Reims a été reconstruit à neuf en 17/15.

Les quatre maisons donnant sur la rue Charretière furent reconstruites en 16/10.

La première maison qui fait l’encoignure de la ruë des Sept voyes et de la ruë du Four; la maison étant ensuite dans la ruë des Sept voyes, et la maison qui forme le coin de ladite ruë des Sept voyes et de celle de Reims, à l’opposite de la maison appelée le collège, furent reconstruites en l'année 1675.

La première maison rue de Reims, en entrant par la ruë des Sept voyes, laquelle servoit anciennement a loger les officiers du collège, a été reconstruite en 1737.

Enfin, en l’année 1762, le collège a fait reconstruire un corps de logis considérable qui forme la troisième maison sur la rue de Reims, mais dont la principale entrée est dans la cour du collège. Cette reconstruction a coûté 7 1 ,58/i^t, et au moment de la réunion du collège de

Reims à celui de Louis le Grand, il étoit encore dû aux ouvriers la somme de 1 5,33 1^, qui a été paye'e depuis.»

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