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CENSIVE DE L’ABBAYE

Maison sans désignation (i554), ayant fait partie de la suivante.

I1) Le Boeuf trompé et violé, c’est-à-dire de- se retrouve sur divers autres points, notamment vaut lequel on jouait de la trompe et de la viole, dans la Région du Bourg Samt-Germain. selon le plaisant jeu de mots des vieux Parisiens.

Maison de l’Aubalest, ou Arbalest (1292), dans laquelle il y avait nestuves à hommes ■». Un litre de i552 la désigne ainsi : cc Maison appliquée à estuves à hommes, contenant plusieurs corps d'hostel et dépendances, en la rue de la Huclictte, où pend pour enseigne l’Arbaleste, tenant à Louis Poireau et à la Maison de l’Ange, par derrière à la Seine, par devant ayant son entrée en ladite rue. » L’Arbaleste et la maison précédente, qui en avait été détachée, sont dites, en ii.37, tien censive du Roy 11.

CENSIVE DU ROI

Maison sans désignation (1828), aboutissant à I'Aubalest, et tenant h la Pomme rouge (1612). Elle était contiguë à d’Iiostellerye de l’Ange r, hôtel important qui a joué un certain rôle dans notre histoire internationale. La Pomme rouge et l'immeuble anonyme qui la joignait sont peut-être les maisons s qui furent au seigneur de Neufvillcr (iô3i).

Maison de Pontignv (1292), dite ttà Jehan de Pontignyr, en i3e8 et i32g, puis Hostellerye de l’Ange, en i5oo, et séparée alors des maisons contiguës par la ruelle Esltenne le Meunier, allant à la rivière; c’était la résidence parisienne du chef de cette abbaye, la seconde, connue importance, mais la première, en date, des lilles de Cîteaux. L’abbé et les religieux de ce dernier monastère l’acquirent en 1870. Mais, deux siècles plus lard, ils paraissent l’avoir transformée en maison de location, puisquon la trouve à l’état d’hôtel servant à loger des personnages de marque. Ils 11e semblent pas l’avoir aliénée, au moins avant le xvi° siècle, puisqu'ils la possédaient encore en 1&73. Sauvai cite en elfet, à cette date, un article des Comptes de la Prevosté de Paris, ainsi conçu : ttLes religieux, abbé et couvent de Clairvaux, au diocèse de Langres, pour leur hostel assis en ladite ruer (de la Huchette).

Il y avait alors près d un siècle que la maison abbatiale de Pontigny et de Clairvaux logeait, par intervalle, non plus des moines, mais des diplomates. En l’an 1 5oo , les Registres du Bureau de la Ville constatent que « les Prévost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris, accompaignez des archers et arbalestiers, sergens, quarteniers et bourgoys d’icelle ville, sont allez hors de ladicte ville, au devant des ambassadeurs de 1 Empire, et les ont convoyez et accompaignez jusques à l’hostel de l’Ange, en la rue de la Huchette, ouquel hostel ils ont esté logez (‘lu.

Deux autres ambassades descendirent au même hôtel , dans le cours du xvic siècle; elles venaient l’une d’Alger, l’autre de Venise.

L’ambassadeur envoyé, en i552, à Henri II, par le dey d’Alger, descendit, au rapport de Sauvai, n en la rue de la Huchette, à l'hostellerie de l’Anger. On

(,) Registres du Bureau de la Ville, I. I, p. 5.

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, disait, ajoute cet historien, a qu'il estoit renégat d’Albanie, ou d'Esclavonier. Le séjour qu'il y fit valut à un logis voisin le nom de vhostel de l'Albanoysr. Sept ans plus tard, une ambassade vénitienne prit également gite à «l’hoslellerie de l'Anger, qui était, dit Sauvai, et une maison fort belle pour ce tems là!11*.

Son étendue et ses dépendances la rendaient propre à recevoir non seulement les envoyés du dehors, mais encore les émeutiers du dedans. A la journée des barricades (1 588) , l’hôtellerie de l'Ange abrita les ligueurs du quartier, et fut un centre de résistance^.

La Maison de Pontigny, comme plusieurs autres des rues de la Iluchette et de la Bùcherie, touchait, par derrière, à la Seine, et avait des degrés pour y descendre.

Maison de la Truye qui file. Cette enseigne, assez répandue dans le Vieux Paris, s’appliquait à deux corps d’hôtel distincts, dont l’un s’est appelé plus tard Les Trois Roys. La Truyf, qui file est dite, en i528, et tenant, d’une part, à Robert Vadure, d’autre part, à I’hostel de Pontigny, appartenant à Tiiostel de l’Ange, par derrière, aux hoirs de feu Nicolas Parquinn.

Maison du Soufflet (i5gg) et du Soufflet vert (1G08). On trouve, en effet, au mois d'avril de cette dernière année, la mention suivante dans le Journal de L’Estoile : nLe mercredy seizième d’apvril, fut trouvé pendu, en son grenier, un pauvre misérable, doreur de son mestier, demeurant en la rue de la Iluchette. au Soufflet vert^'.d

Maison de la Corne de Cerf (i 545), appartenant alors, soit aux évêques de Coutances, soit à l’un d’eux, comme propriété privée. Sauvai a relevé en effet, dans une vente de cens, cette mention : rr Ilostel de la Corne de Cerf, en la rue de la Iluchette, vendu le 18 avril 1/160 , parMr le Cardinal évesque de Coutances <‘>. s

Maison de l’Imaige Saint-André (i564), ayant fait partie de la précédente, probablement avant l’aliénation dont nous venons de parler et ayant formé depuis un immeuble distinct.

Maison de la Cloche rouge (iÔÔ5), en la censive de Saint-Cyprien depuis i5ôo; elle se trouvait enclavée dans la suivante, dont elle constituait primitivement une dépendance.

Cl Antiquités de Paris, 1. 1, p. 93, g3. 111 Journal de L’Estoile, élidé 1866, t. II. p. i3o.

O Satire Ménippée, éd. de 1780, t. II, p. 7 A. m Antiquités de Paris, t. III , p. 363.

Maison iies Carneaux ( i 4 6 5 ) , séparée de la suivante par une ruelle, qu’on a confondue à tort avec la ruelle Berllie, et au-dessus de laquelle les propriétaires riverains furent autorisés à bâtir, en laissant toulefois huit pieds de hauteur, à parlir du sol, pour le passage. Les maisons des Carneaulx ou Créneaux étaient nombreuses dans le Vieux Paris.

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