‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 95 sur 302 · CENSIVE DF. L’ABBAYE · texte numérisé non relu

CENSIVE DF. L’ABBAYE

Maison des Trois Poissons (1I1Û2), faisant c d’ancienneté * le coin occidental de la rue du Chat qui pêche, laquelle constituait une descente à la Seine, plus importante que les autres, puisqu’elle s’est perpétuée jusqu’à nos jours à l’état de voie publique.

Maison du Ciiaulderon, mentionnée au xiv' siècle, comme formant l’angle oriental de la même rue. Avant sa reconstruction, le Ciiaulderon était distinct du Chat qui pêche, maison qui a dû donner son nom à la rue et qu’on trouve désignée ainsi dans les titres : n Le Chat qui pêche, aboutissant, d’un bout, rue de la Huchette, d’autre part, sur la rivière, consistant en deux travées de dix-huit pieds de face sur ladite rue, tenant, par devant, à la rue du Chat, aboutissant, par derrière, aux Trois Bourses, d En rebâtissant les deux maisons, on les a réunies en une seule.

r Maison du petit Cerf (i 54o), plus anciennement réunie à la Maison de i,a Bon-

teille , puis Maison de la Croce (i5og), puis des Thois Bourses ( i 5 3 i ) , et, en i5 hk , de l’Imaige Nostre-Dame. (Cette dernière enseigne paraît appartenir aux Etuves.) En iü46, l’immeuble en façade sur la rue avait pour enseigne l’Allée aux Étuves. Sous ledil immeuble en façade passait primitivement, et même au xvuc siecle, l’Allée de la Maison des Etuves aux femmes, mentionnée dès 1287 et occupant presque la moitié de la rue Berthe, sous la dénomination de L’YmaGE Notre-Dame (i 676), et de l’Escu de France, en i5oa. En iA38, cette allée s’appelait Piuelle des Vieilles Etuves, v (Voir le plan.)

Maison de la Meuse (i38o), puis de la Petite Cuiller (1572), double dénomination qui semble indiquer deux corps de logis réunis plus tard en un seul. Au temps de L'Estoile, la maison était un cabaret : ce qui explique la seconde enseigne portée par elle. L\ Meuse aboutissait à la Seine par une de ces nombreuses ruelles qui longeaient, ou traversaient, les propriétés des rues de la Huchette et de la Bùcherie.

Cette ruelle, qui n’avait pas de nom en i38o, année oi'i les titres la mentionnent, est appelée tt ruelle aux Estuvesr en i54o. Elle desservait à la fois la Meuse, qui était en censive de l’abbaye, et la Petite Cuiller, relevant du fief de la Gloriette, aux environs de 1 5 8 1 . La boucherie de la Gloriette communiquait avec la Seine par la ruelle dont nous venons de parler. A la Heuse, il convient de rattacher la Hure de sanglier , dénomination qui semble résulter d’une lecture vicieuse. Meuse et Hure étant, en effet, deux vocables absolument différents, ne pouvaient constituer une seule et même enseigne.

Maison de la Bannière de France (1/1/18). Elle est dite aboutir à «un hostei nommé la Gloriette, en la censive de Male Garnado (Maugarnie), tenant à la Théière n.

La Chaize, cayant issue à une petite ruele, descendant à la rivière, tenant, du costé du Petit-Pont, à la Bannière de France r, n’est autre que la

Maison de la Chèvre ( 1 6 3 3 ) et delà Chèvre chaussiée ( 1 5 5 6 ) , dont un copiste a mal lu le nom.

Maison du Gr and ouvroueu ( i 5 8 1 ) , ainsi dénommée rt d’ancienneté h. Elle avait, pour enseigne angulaire, Notre-Dame.

Les états des Confiscations anglaises mentionnent un rt Ostël du Chastel, assis en la rue de la Huchette, oultre Petit-Pont -a, chargé de tr quatre livres parisis, lesquels renies furent et appartindrent à maistre Jehan Virgile n. En 1/127, cette

RÉGION CENTRALE DE L’UNIVERSITÉ, demeure fut octroyée par Henri VI à Roger de Bréaulé(,). En l'absence de documents précis, nous n’avons pu la localiser exactement. Etait-ce le Ciiastel Mauiiaiixy [Male Garnado ), dont il vient d'être question, et en la censive duquel était la Bannière de France? 11 n’y a que des conjectures à émettre sur ce point.

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