LE GROS-CAILLOU ET LE VERT-BUISSON
Le Gros-Caillou, assure Jaillot d’après un plan qu’il possédait, était une borne naturelle limitant les seigneuries de Saint-Germain et de Sainte-Geneviève. La borne marquant les confins des deux fiefs était à l’angle nord-ouest du Champ de Mars, et il est quelque peu douteux que le Gros-Caillou fût situé aussi loin. Nous ne disposons point de renseignements bien positifs à ce sujet, parce qu’il est si rarement question du Gros-Caillou dans les anciennes archives de l’Abbaye, que nous avons dû nous estimer heureux d’en découvrir deux mentions, l’une de i5io et l’autre de i5a3. Nous sommes certain, au surplus, que le territoire du Gros-Caillou était placé entre la rue Saint-Dominique et la rivière, car un terrain qui en dépendait est énoncé, dans une transaction de 1628, * aboutissant ttd un bout au sentier allant aux Bons-Hommes, et d’autre bout à la rivière de la et Petite-Seyne. d Le même Litre nous apprend que a le lieu dict le Gros-Caillou « était tt autrement dict le Vert-Buisson, s 11 est fait mention du Vert-Buisson dès 1 534 , et nous voyons qu’en i753 une pièce de trois arpents sur le chemin conduisant de la Grenouillère au moulin de Javelle, c’est-à-dire sur la route du bord de l’eau , sappelait tt le Vert-Buisson de Plaisances, n L’impasse du Vert-Buisson, récemment disparue W, marque l’emplacement du territoire de ce nom, que le censier de 1 547 nous montre avoir été proche de la pièce de terre qui contenait la borne du fief de Saint-Germain, et avoir effectivement abouti sur le chemin du bord de l’eau. A la fin du xvn” siècle et dans le xvin', cette région s’appelait parfois tt les Marais, n