COLLÈGE DE BOISSY
L’ordre suivi pour l’analyse des pièces constituant les archives du collège de Boissy est le même que pour le collège d’Autun.
La première liasse relative h la fondation contient le sommaire des actes, en date des années 1 3 5 3 , 1 356, 1 35p et 1 363 , qui ont institué et doté le Collège. Les trois maisons que possédait le fondateur, Etienne Vidé de Boissy, et que ses exécuteurs testamentaires, conformément à ses dernières volontés, assignent au logement des écoliers, y sont clairement indiquées:
T Une maison située en la grande rue Saint-Germain-des-Prés, dans laquelle demeuroit Mc Godefroy de Boissy, au jour de son décès;
2° Une maison située derrière Saint-André-des-Ars, appelé CiiÀteau-Gaillard;
3° Une autre petite maison aboutissant aux murs du jardin de la précédente, et ayant son entrée par la rue «Guiart aux Poitevins».
Le tout est dît tenir, «d’une part, à la rue aux Deux-Portes, et de l’autre, à une maison qui est d’une chapelle de Saint-Marcel».
La dotation annuelle du nouvel établissement est de cinquante-neuf livres cinq sols, comprenant les rentes suivantes possédées par le fondateur, et assises ainsi qu'il est dit dans les pièces originales :
Douze livres sur deux maisons sises en la grande rue Saint-Germain-des-Pre's (Sainl-
André-des-Ars), tenant, du côte' de l'église Saint-André, à la maison où demeuroit Me Godefroy de Roissy, au jour de son décès, et dans laquelle demeuroit alors ledit Me Etienne Vidé de Boissy;
ü° Onze livres sur une maison siluée même rue, et tenant à la susdite maison d'Etienne Vidé, du côté de la porte Saint-Germain-des-Prés;
3° Dix livres parisis sur une maison haute assise en la boucherie Saint-Germain-des-Prés;
4° Vingt sols sur une maison rue de Hirondale, qui lut Jean Le Queux et de présent Michel Le Vavasseur et Jean Le Bourguignon;
5° Soixante sols sur une située rue de la Harpe, qui fut Jean de Nevers, procureur au Parlement;
6° Seize livres cinq sols parisis sur une maison sise rue de la Ferronnerie, appelée la Maison au Moulinet;
7° Vingt sols sur une maison siluée au bout de la Ganterie, du côté des Halles;
8° Soixante sols sur une maison située près des Innocens, en la rue du Roy;
n° Quarante sols huit deniers sur une maison près de Saint-Paul, en la censivc de 1 abbé de Tiron.»
La seconde liasse comprend divers documents relatifs aux statuts, règlements et visites; elle ne présente d’intérêt qu’au point de vue universitaire.
La troisième concerne la fondation Hodey : il s’agit de quatre cents livres de rente sur les aides et gabelles, et non en cens assis sur des immeubles. Le côté topographique est donc absent.
La quatrième qui a trait aux «londalions pies» est intéressante sous ce dernier rapport. Il y est question de :
rDeux maisons joignantes et entretenantes l’une à l’autre, situées a Paris en la rue des Poitevins, l’une grande et l’autre petite, léguées au Collège par Jean Guillard, qui en avait été principal; la grande ayant pour enseigne I’Imàge saint Michel, et aboutissant par derrière au jardin du Collège, la petite étant «en appentis sur rue.»
La cinquième liasse contient les pièces relatives à la fondation d’un lit a 1 hôpital des incurables, par Mc Gervais Le Noir, principal du Collège.
Dans la sixième, figurent les documents relatifs à la généalogie des parents de (ondateurs du Collège.
Il faut aller jusqu’à la liasse neuvième pour trouver, sous la rubrique Rentes foncières, mention de rentes assises :
«Sur trois maisons joignantes l une à l’autre, l'une ayant son entrée par la rue Saint-Andrédes-Ars, et les deux autres par la rue du Cimetière ;
Deux maisons situées en la grande rue Saint-Germain-des-Prés ;
Une maison et appartenances, situées rue et proche l’église Saint-André-des-Ars, ayant pour enseigne la Corne de Cerf, maison qui fut plus tard divisée en trois;
Un hôtel sis rue Saint-Germain-des-Prés, ayant pour enseigne l’Image Notre-Dame.»
APPENDICES ET PIECES JUSTIFICATIVES
L’Image Notre-Dame «sur laquelle les écoliers de Boissy avaient droit de prendre onze livres pariais de rente» était contiguë au grand hôtel, «ou souloit pendre pour enseigne le Dauphin, contenant deux corps de maisons, dont l’un sur la rue Saint-Germain-des-Pre's, et l’autre étant derrière, partie sur la rue des Deux-Portes à l’opposite de la maison du Collège, et partie sur la rue des Sachetles, ayant issue sur ladite rue».
Ce dernier immeuble était la propriété du Collège; mais il en est mentionné d’autres encore sur lesquels les écoliers avaient des rentes, notamment:
« Une maison rue des Boucheries-Saint-Germain;
Deux maisons rue de Bussy, proche la foire Saint-Germain, l’une ayant pour enseigne le Croissant, tenant d’une part et fesant le coin de la rue de Bussy, tendante à l’abbaye devant et à l’opposite du Pilory dudit lieu.»
Sous la rubrique Rentes constituées, et en diverses liasses figurent :
Une rente de 5o livres sur l’Hôtel de Thoü, rue des Poitevins, en compensation de la cession, à M° Jacques-Auguste de Thou, d’une place dans le jardin du Collège;
Une rente de 26 livres sur le Domaine de la Ville, pour certaines maisons assises en la place de Grève ;
Plusieurs rentes de 260, 3oo, 388, 220, 280, 260, 325 et 720 livres sur les Aides el Gabelles, en représentation de propriétés vendues par le Collège, el sur les Étals de Bretagne, pour placement de deniers sur lesdits Etals.
Les cf biens de campagne du collège» forment une liasse comprenant les litres de propriété; ils consistent en «terre labourables et prés situés àSilly, en Mulcien, et territoire des environs», ainsi qu’en terres à Vinneuf.
La gestion du domaine parisien est représentée par de nombreux actes d’acquisition de vente et de location. Dans la liasse figurent :
i° Les maisons dont le Collège ne jouit plus, mais qui peuvent servir de renseignements;
2° Les maisons que le Collège a conservées et qui sont situées rues des Poitevins et Saint- Honoré.
Le recueil se termine par des mentions de liasses comprenant les amortissements, des quittances de rachat des taxes pour les boues et lanternes, des ce sacs de procédures» et des comptes antérieurs à la réunion.