COLLÈGE DE JUSTICE
Les documents relatifs à cet établissement sont assez nombreux; on les a répartis en 02 liasses que nous avons soigneusement compulsées, et dans lesquelles nous avons relevé seulement les indications ayant trait aux propriétés urbaines et rurales du Collège, aux maisons qui lui devaient rente et aux autres ressources qu’il possédait.
L’Hôtel-Dieu de Paris avait A2 sols parisis de cens à prendre «sur la grande maison en laquelle trespassa leu maître Jeban Justice, sise en la rue de la Harpe, au dessus de Saint-Cosmo cl Saint-Damien, tenant d’une part à la maison que l’on dit à l’eveque de Clermont, d’autre part, à plusieurs maisons acquises par ledit feu M° Jeban Justice, aboutissant aux Cordeliers de Paris, estant la dernière maison en la censive et seigneurie des freres et sœurs de l'Hostel- Dieu».
« De plus, lesdits freres et sœurs avoient droit de percevoir 3t sols parisis de croistde cens, ou rente annuelle sur plusieurs petites maisons joignantes à la grande, situées en ladite ruë de la Harpe, estant en la censive et seigneurie des abbés et religieux de Saint-Germain-des-Prés ; lesquelles M° Jehan de Justice avoit acquises de plusieurs personnes».
Une liasse spéciale est consacrée à la fondation de M° Etienne Haro, proviseur du collège, lequel, en i5io, institua deux bourses, moyennant le versement d’une somme de 1,200 livres. Lors de la réunion à Louis-le-Grand , celte somme fut placée en rente sur les Etals de Bretagne.
En i5û5, Pierre Lizet, premier président du Parlement, fonda cinq bourses et les garantit par un don de 3 00 livres de rentes constituées sur particuliers.
En 1 562, Nicolle Maillard, doyen de la Faculté de théologie et exécuteur testamentaire de Pierre Lizet, s’associe à la fondation cl la garantit en transportant et délaissant « deux maisons louées alors 200 livres, qui avoient appartenu à Me Lizet, situées à Paris, l’une ruë au Feutre (aujourd'hui dite aux Fers ), ayant pour enseigne les Trois Cuillères, l’autre ruë de la Mortellcrie , ayant pour enseigne l’Image saint Jacques. . ., chargées les deux dites maisons de deux rentes, celle de la rue au Feurre, de 108 sols 10 deniers parisis envers les abbesses et religieuses de Longcliamps, et de 5i sols 2 deniers parisis envers les maîtres et gouverneurs de Saint- Jacques de l’Hospital. . ., cl la maison de la rue de la Mortellerie chargée de ho sols parisis de rente envers les Gélestins de Paris».
Les cr fondations piës» sont nombreuses; quelques-unes ont un côté topographique que nous devons signaler. Celle de 1682, notamment, faite par Nicolas Morel «pédagogue en l’Université de Paris, demeurant au College de Justice», a pour but de «subvenir aux frais de la reconslruction d'un nouveau corps de logis entre les deux cours du Collège».
Les documents relatifs à l’administration des biens du Collège remplit plusieurs liasses.
Au Collège étaient contiguës plusieurs maisons : la première se trouvait «rue de la Harpe, à main droite, en entrant, de la porte cochère de la maison du Collège»; la seconde était «à main gauche, en entrant, de la même porte». Une troisième, également attenante, avait aussi sa façade sur la rue de la Harpe. Il était dû, sur chacune d’elles, des cens et rentes à l’Hôtel— Dieu et à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
La maison de l’Image saint Jacques contenait «deux corps d’hôtel, aisances et dépendances»; celle de la rue aux Fers (les Trois Cuillers) était moins importante.
Comme les autres collèges, celui de Justice avait racheté en argent les impositions mises sur les maisons pour les boues et lanternes. Une liasse contient les quittances de ces rachats. Une autre mentionne les amortissements. Une troisième est relative à la vente du fiel de Mareil près Saint-Germain-en-Laye, lequel était productif d’une rente en nature.
Viennent ensuite les indications relatives aux rentes foncières dont jouissait le Collège :
120 livres, sur la vicomté de Rouen;
12 livres 10 sols, sur le domaine du Roi, à Paris;
6 livres, sur l’ancien clergé;
Kj livres G sols 9 deniers, sur les tailles de la Généralité de Paris;
5oo plus 3oo, plus 375 livres, sur les Aides et Gabelles;
ûoo livres, sur les Etats de Bretagne;
2Z10 livres, sur le clergé de France ;
1 5o livres, sur les marchands drapiers et merciers.
Ces diverses rentes avaient été constituées au moment de la réunion, pour représenter l’actif du Collège.
APPENDICES ET PIECES JUSTIFICATIVES