‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 5)Chapitre 62 sur 206 · I. — CHAPELLE DES FONTS · texte numérisé non relu

I. — CHAPELLE DES FONTS

Nous reprenons notre marche d’occident en orient, c’est-à-dire du portail principal de l’église Saint-André, en nous dirigeant vers le chevet. A gauche, la chapelle des Fonts baptismaux apparaît la première; ce qui lui donnait le neuvième rang quand on suivait l’ordre inverse.

Le Beuf et Hippolyle Cocheris ne mentionnent pas cette chapelle; Berty lui consacre quelques lignes seulement. Il résulte des pièces que nous avons dépouillées qu'elle fut fondée ou concédée le 20 janvier 1628, par les marguilliers de Saint-André-des-Ars, à Marie Gousseau, veuve de François Boyer, à Louis Boyer, son fds, et à Marie Aubert, femme do celui-ci, moyennant le payement d’une somme de 320 livres, et à charge par les concessionnaires de faire faire, à leurs dépens, un autel, ainsi que la clôture de l’entrée. Ils étaient tenus, en outre, de l’entretenir d’ornements et de luminaire, et de la laisser libre pour les baptêmes et les processions. Ce n’était, au fond, qu’une demi-concession, qui fut consentie à l’époque de la translation des fonts baptismaux. Une pièce de la liasse relative à la chapelle dont il s’agit nous apprend, en etfet, que les fonts étaient placés dans la seconde chapelle de la Résurrection, qui était aussi la seconde sur la rue Saint-André, mais qu’ils furent transférés dans la chapelle attenante, le 20 octobre 1627.

On lisait, dans la nouvelle chapelle des fonts, l'épitaphe de Louis Boyer, de sa mère et de sa femme.

(l) Arcli. nat. L C3a, 10' liasse.

ÉGLISE SAINT-ANDRÉ-DES-ARS

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