‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 5)Chapitre 64 sur 206 · III. — Cil VPELLE SAINTE-MARTHE · texte numérisé non relu

III. — Cil VPELLE SAINTE-MARTHE

La et chemise d de la liasse concernant cette chapelle porte l’annotation suivante : ttOn ci'oit que cette chapelle étoit la troisième, à gauche, où est la porte de Saint- André, et la septième, à droite, y compris la sacristie, en descendant le maître autel, du côté de la rue Saint-André. d

Le Bout' l’a mentionnée dans les termes suivants : te Ce fut vers ce même temps (1/12/1) qu’un nommé Pierre Brunet en fonda une, du titre de Sainte Marthe, ou au moins, l’exécuteur de son testament, qui étoit Girard Séguier, conseiller au Parlement, v

Dans ses Noies et additions, Hippolyte Cocheris confirme le fait : ttLa chapelle Sainte-Marthe, dit-il, fut fondée par le chanoine de Bourges, Pierre Brunet, le 5 septembre 1/182. Elle était desservie, au moment de la Révolution, par l’abbé Guillaume de Villeneuve, qui déclara, le 22 mai 1791, que les revenus de celle chapelle se montaient à 2,223 livres; les charges n’étaient que de i,o85 livres g sous 3 deniers; le produit était donc de 1,1/17 livres 10 sous 9 deniers M. »

La liasse relative ci cette chapelle 11e contient pas d’acte de fondation ou de concession. On y trouve seulement un testament, en date du 5 septembre 1/182, par lequel Pierre Brunet, chanoine de l’église de Bourges, ordonne qu après sa mort on célèbre, chaque jour, une messe basse dans l’église Saint-André-des-

111 Notes et additions au texte de Le Beuf, 111, p. 27G.

Ars, moyennant une rente de 3o écus d'or. Le testateur exprime, en outre, le désir que la chapelle soit pourvue des ornements nécessaires. Une dernière clause, prouve que Pierre Brunet est réellement le fondateur : c’est que la chapelle est « à sa présentation», c’est-à-dire qu’il a droit d’en présenter le chapelain à l’agrément de l’Ordinaire.

Ce testament, qui n’existe qu’en extrait aux Archives nationales, mentionne, comme dépendant de la chapelle Sainte-Marthe, trois maisons situées dans la rue Saint-André-des-Ars, entre autres celle du Cheval Blanc, qui aboutissait à la rue de l’Hirondelle.

Une autre pièce faisant partie de la même liasse tend à prouver que Pierre Brunet est le véritable fondateur de la chapelle : c’est un arrêt du Parlement, en date du 11 mai 1687, ordonnant que les exécuteurs testamentaires de Pierre Brunet garderont entre leurs mains les biens meubles et immeubles nécessaires, tant pour le payement des 3o écus d’or, que pour la fondation de la chapelle.

Adolphe Berty, qui avait compulsé la liasse relative à la chapelle Sainte- Marthe, en a résumé ainsi le contenu : cr 5 septembre 1/182, testament de Pierre Brunet, chanoine de Bourges, qui ordonne ha fondation d’une messe basse, chaque jour, en l’église Saint-André, moyennant trente écus d’or; laquelle chapelle (sic) sera à la présentation de sa famille. Trois maisons dépendent de cette chapelle : l’une est celle du Cheval Blanc, rue Saint-Andry, à présent rue de l’Hirondelle. »

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