À APPARTENANTS À L'ABBAYE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS, EN
(Texrs, page 2 el pages suivantes. )
Le fauxbourg Saint-Germain fait partie du fief d'Issy, donné par le roi Childebert, à litre
e nostræ, vel mandato nostro fuerit plenarie satisfactum. Præter
dotation, à l'abbaye de Saint-Germain en 558, avec tous droits de haute, moyenne et basse
vini, unum sexlarium de mela gulla vini pro decima, et terliam partem totius pressoragii.
mela vero Lan nos dem uor
in lræ, :on-
ictæ
villæ, in die purificationis suæ post puerperium, et primo die quo accedent ad parrochialem ecclesiam post sponsalia, ad ecclesiam nostram tenentur vertere ratione matricis ecclesiæ, el
oblationes ibidem facere, prout hactenus extitit consuetum. Salvum etiam nobis et ecclesiæ
ibus
levare poterimus quos habito respectu ad solidos nobis impositos et lerram nostram tailiabilem
ile
summam pecunliæ, quam nos vel successores nostri super communilate dictæ villæ pro solidis Domini regis bona fide duxerimus imponendam, assidebunt, levabunt, et infra terminum a
nobis vel successoribus nostris eis quolibet anno impositum integre persolvent. Et quod si im
ribus nostris impositum, pro prædictis solidi Domini Repis electi a communitate villæ cessarent
in lolo vel in parte : ex tune nos vel successores nostri capiemus, vel capi faciemus de bonis
rit,
illæ
dieti homines dictæ villæ Saneti Germani omnes alios redditus nostros et consuetudines (exceptis
rS0 ibet
uod
ut ralum et stabile permaneat in futurum, prædiclis hominibus in testimonium præsentes litleras
1icæ
millesimo ducentesimo quinquagesimo, mense Maïo, regnante Ludovico Ludovici fiio, rege
> de
APPENDICES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. 345 justice el censive, et tous les autres droits qui lui appartenoiïent, tant sur l'étendue dudit fief que sur la rivière de Seine et une perche royale des deux côtés, depuis les anciens ponts de
Par
jusqu’à la rue de Seve, qui fait séparation de ladite rivière avec le seigneur de Saint-Cloud.
Ce fauxbourg formoit une ville séparée de celle de Paris, suivant un arrêt du Parlement de
l'année 1297.
Par l'édit du Roy du mois de février 1674, la haute et moyenne justice dudit fauxbourg a été réunie au Châtelet, et elle a été seulement réservée dans tout l’enclos de lad. abbaye, tant du côté de M. l'Abbé que du côté de MM. les Religieux; il a été aussi réservé à l’abbaye de Saint-Germain la basse justice foncière pour les rentes, cens et autres redevances des maisons et biens étant dans la censive ct fief dépendant de lad. abbaye, situés dans la ville et fauxbourg de Paris, ainsi qu'il est porté par un arrêt du Conseil d'État du Roy, du 21 janvier 1675, confirmé
par des lettres patentes du mois de may 1691, enregistrées au grand Conseil le 15 dud. mois
de mars, et par autre arrêt du Conseil du 14 février 1693, confirmé par lettres patentes dud.
mois de février, enregistrées au Parlement le 17 du même mois de février.
En sorte que la haute, moyenne et basse justice dans les enclos de l'abbaye, et la basse justice foncière seulement dans tout le fauxboure Saint-Germain, est exercée par les officiers au nom de l'abbé et des religieux de ladite abbaye conjointement.
Par la suite des temps il s’est fait plusieurs usurpations de la censive sur le petit Pré-aux- Cleres, sur partie du grand Pré-aux-Cleres.
Le petit Pré-aux-Cleres commence à une maison rue du Colombier, presque devant la grande grille de l’abbaye, où loge une fruitière, traversant en droite ligne par derrière jusqu'à la rue des Marais, en montant le long de ladite rue des Marais et du Colombier, jusqu'à la rue des Petits-
Petits-Auguslins.
Augustins, y compris les trois maisons qui font le coin de ladite rue des Marais et des
Plus, de quelques maisons rue des Marais à gauche, en entrant par la rue des Petilts-Auguslins, jusqu'à une maison qui appartenoit ci-devant à M. de Louvencourt, dont la nue propriété a été acquise par le sieur Pierre-Élie Baraud des G anges, par contrat devant Monnot, n°, le 9 mars 1777, laquelle est la première de ce côté où commence la censive de l’abbaye de Saint- Germain, dont les maisons de ce même côté jusqu’à la rue de Seine sont aussi de la censive de l'abbaye Saint-Germain, ce qui forme six maisons.
De l'autre côté de la rue et (sic) marais en entrant par la rue de Seine à gauche, jusques et compris deux maisons appartenantes à la Visitation, ce qui forme huit maisons, sont aussi de la
censive de l’abbaye Saint-Germain.
De l'autre côté de la rue des Petits-Augustins, le surplus dudit petit Pré-aux-Clercs reprend à une maison appartenante à l'Hôtel-Dieu, d’où l’on traverse droit dans les jardins des Petits- Augustins, derrière toutes les maisons qui ont été bâties depuis, la susdite maison de l'Hôtel- Dieu, jusqu'au coin de la rue du Colombier, et depuis ladite maison du coin tout le long de la rue Jacob, à main droite jusqu’à la rue des Saints-Pères en entrant à droite jusqu'à deux maisons appartenantes aux Petits-Augustins.
Quant au grand Pré-aux-Cleres, il commence rue Saint-Benoît à droite jusqu’à la rue des Deux-Anges, dont toutes les maisons des deux côtés sont de la censive de l'Université, ainsi que les maisons à gauche de la rue Jacob, et va traverser chez MM. les Religieux de la Charité, et comprend une salle neuve qui va rendre vis-à-vis le cimetière cy-devant appelé des Huguenots. et qui appartient à présent auxdits Pères de la Charité, dont il y a une petite partie à droite en descendant qui est dudit grand Pré-aux-Clercs, aussi bien que toutes les maisons en descendant depuis ledit cimetière et du même côté Jusqu'au coin de la rue des Saints-Pères et de l'Université, qui sont prétendues par lesdits sieurs de l'Université.
ui. hl
” Et encore loutes les maisons qui s
qu'au coin de la rue du Bacq, dans 1
de Conty, ey-devant appelé l'hôtel de Plus, depuis ladite rue du Bacq ju
porte cochère avant la rue de Belle-C de Broglie, sis rue Saint-Dominique,
282 loises 3 pieds 1 pouce à lignes,
10 lignes.
Il y a encore dans la censive de
2 pieds 5 pouces de face sur la rue e de l'hôtel de M.
Et l'abbaye de Saint-Germain a 1
nique, des deux côtés de ladite rue d
Plus, il y a encore dans la censive de la rue de Belle-Chasse en suivant du couvent de Saint-Joseph jusques
côté du jardin de l'hôtel de Brienne,
| pagne est de la censive de l'abbaye Sa de construits qui sont en partie de la
versité.
Plus, l'Université a encore dans sa
versité à droite, Fautre partie est dar
nts-Pères à droite jusques dans la Germain, à l'exception seulement de l'Université, ainsi qu'il est ey-dessus
L'abbaye de Saint-Germain a enc
ortilications et contrescarpes qui cor la rue Mazarine à main gauche en re
de Nesle, et comprend les maisons 1
De ladite rue Contrescarpe on en
es Fossés-Saint-Germain, dont tou
coin de la rue Saint-André passant vi
prince de Chalais.
es Cordeliers, sont de la censive du Roy.
ont dans ladite rue de l'Université à main gauche, depuis
le com de la rue des Saints-Pères, qui vont le long de ladite rue de l'Université à gauche jus- 0 [eo] J
aquelle rue du Bacq, à droite, il y a deux maisons qui
font le second coin de la rue du Bacq, qui aboutissent au passage du jardin de M®*° la princesse
Grimberg, situé rue Saint-Dominique.
squ'au coin de la rue de Belle-Chasse.
Mais dans cette étendue il y a un hôtel appartenant à M. Feydeau de Brou, qui est la dernière
Jhasse, qui a été construit sur partie du jardin de l'hôtel dans lequel hôtel de M. de Brou, qui contient en totalité
il n'y en à dans la censive de l'Université que 149 toises
h pieds 3 pouces 7 lignes, et dans celle de l'abbaye Saint-Germain 132 toises 14 picds 9 pouces
l'Université deux maisons rue de Belle-Chasse à gauche.
dans l'étendue de 16 toises 2 pieds-2 pouces de face qu'ils ont de ce côté.
De l'autre côté de ladite rue de Belle-Chasse à droite, la censive de l'Université, a 16 toises
L 16 loises 5 pieds 1 pouce 4 lignes dans le fond du côté
a censive sur le surplus de ladite rue de Belle-Chasse à
prendre depuis lesdites 16 toises qui appartiennent à l'Université jusqu’à la rue Saint-Domi-
e Belle-Chasse.
de l'Université le terrein à prendre depuis le second coin la rue de l'Université, passant derrière les murs du jardin près le corps de garde où la ligne se termine en pointe à et le surplus de ce côté de la rue jusques dans la cam-
int-Germain, mais dans celte partie il y a plusieurs hôtels
censive de l'abbaye Saint-Germain et en partie de FUni-
censive une partie de l'hôtel d'Harcourt situé rue de FUni-
is la censive de l'abbaye Saint-Germain.
Quant aux autres maisons de la rue de l'Université, à commencer du coin de la rue des
campagne, elles sont dans la censive de l'abbaye Saint- » la portion de l'hôtel d'Harcourt qui est de la censive de dit.
re éLé traversée par le domaine en 1681. Le Roy, par sa
éclaration de ladite année, a déclaré de son domaine toutes les maisons bâties sur les fossés,
nmencent rue Guénévaud à main droile en y entrant par ournant vers le carrefour de Bussy, anciennement appellé
rue Contrescarpe à main droite en entrant par la rue Dau-
phine, aussi bien que les maisons vis-à-vis ladite rue Contrescarpe rue Dauphine.
re rue Saint-André-des-Arts, pour passer en droite ligne
ans la cour du Commerce , autrefois dite Jeu de boule de Mahus, qui fait le derrière de la rue
es les maisons qui sont de ce côté de cette rue, depuis le
vis les maisons de la Comédie et vont finir à la fontaine
Toutes les maisons qui sont dans
des maisons du nommé Bèche, sises
a rue de Touraine et de l'Observance, en tournant el allant
jusqu'à Ja rue des Fossés-Monsieur-le-Prince, paroissent aussi de la censive du Roy, à l'exception
au coin de la rue des Cordeliers à droite en y entrant par
la rue des Boucheries, et de celles qui appartiennent aux sieurs Bebin et de la Grifle qui sont même rang, d’une aux Cordeliers au coin de la rue de Touraine, et une au coin de la rue de l'Observance, qui sont de la censive de l’abbaye Saint-Germain, et qui termine les fossés.
En continuant sur la rue des Fossés-Monsieur-le-Prince, à main gauche, jusqu'à la porte Saint-Michel ou devant la fontaine, toutes sont prétendues par le domaine du Roy, quoique Pabbaye n'ait jamais été indemnisée par le Roy de tout ce terrein à l'exception de sept maisons en entrant par la rue de Condé, à gauche, qui liennent à la maison du sieur Allain, qui paroissent êlre de la censive de l'abbaye de Saint-Germain.
On observe ici que tout le terrein qui composoit cy-devant l'ancien hôtel de Condé, rue de Condé, et plusieurs maisons rue de Condé et des Fossés-Monsieur-le-Prince, ont été acquises par le Roy, en l'année 1774, pour bâtir la salle de la Comédie-Française, et Sa Majesté s’est
réservé le droit de disposer du surplus dudit terrein qui ne seroit pas utile à la construction de ladite salle, soit par vente, échange ou autrement.
Que Sa Majesté a vendu à Monsieur, frère du Roy, sous le nom de M. Machet de Velye, le 13 juillet 1779, tous les terreins de l’ancien hôtel de Condé, situés le long de la rue du même
és-Monsieur-le-Prince, et les maisons et bâtiments adja-
nom, des rues de Vaugirard et des Fo:
cents, à l'exception des terreins qui seroient nécessaires pour la construction de ladite salle et des rues et place appartenant à Sa Majesté, sans cependant aucune réunion à son domaine, en vertu des acquisitions qu’elle en avoit faites.
Que MM. les Commissaires du Roy qui ont fait cette vente ont dit par le contrat que lesdits terreins seroient possédés par ledit sieur de Vellye, en la directe et censive de Sa Majesté, et chargés d’un sol tournois de cens par oise, et ont dispensé ledit sieur de Vellye et ceux qui acquereroient de lui de payer aucuns droits de lods et ventes, même pour les premières reventes qui seroient faites par lesdits acquéreurs dudit sieur de Vellye, dans l’espace de vingt années.
Que ledit sieur de Vellye a obtenu des lettres patentes sur ce contrat le 10 août 17979, qu'il a fait enregistrer au Parlement le 7 septembre suivant.
Qu'il a été présenté au Parlement une requête par le receveur général des économats, el MM. les Prieur et Religieux de Saint-Germain, par laquelle ils ont demandé à être reçus opposants à l'enregistrement desdites lettres patentes, et à être maintenus gardés dans la seigneurie directe et censive desdits terreins, et que M. de Vellye fût condamné à payer à l'abbaye Saint- Germain les lods et ventes de son acquisition.
Sur cette requête il est intervenu arrêt, le 29 décembre 1780, qui a permis de faire assigner M. de Vellye.
M. de Vellye a été assigné au Parlement le 5 janvier 1781, en vertu dudit arrêt.
Mais, par arrêt du Conseil d'État du 1 1 avril 1781, celte demande a été évoquée au Conseil el elle n’est pas terminée.
Outre les anciens fossés prétendus par le domaine, il y à encore le grand et le petit séjour de Nesle qui sont déclarés de la censive du Roy, par arrêt du Conseil du...
Ce grand et petit hôtel de Nesle commence de la rue Guénégaud, comprend toutes les maisons des deux côtés de ladite rue, les bâtiments de l'hôtel de la Monnoye et tout le terrein du collége Mazarin, tant sur le bord de l’eau que derrière, rue Mazarine, du côté dudit colléoe Mazarin, à l'exception de quatorze maisons qui font partie du grand pavillon dudit collége, rue Mazarine, dont ils ont été condamnés de payer l'indemnité à l'abbaye Saint-Germain, suivant ledit arrêt du Conseil du ..... , lesquelles sont par ce moyen de la censive de Saint-Germain.
Le bureau de l'Hôtel de Ville de Paris prétend aussi avoir un droit de censive sur une maison.
rue du Jardinet, appartenante cy-devant à M. de Leneville, et sur quatre maisons dans la rue du Balloir, à gauche en entrant par la rue Hautefeuille, jusqu’au coin de ladite rue ;
hh.
Plus sur trois maisons rue des Poitevins, apparlenantes ey-devant à M. Dufresne, procureur au Parlement, et aujourd'hui au sieur Pierre-Barthelemi-Thomas Lenain, procureur au Chàtelet, et à ses cohéritiers.
H y a encore eu contestation entre l'abbaye Saint-Germain, celle de Sainte-Geneviève et le chapitre Saint-Benoît, au sujet de la censive du grand et petil Luxembourg, et trois maisons, rue d'Enfer, et le petit Calvaire, rue de augirard, et sur d’autres maisons au bout de la rue de Vaugirard, derrière le Luxembourg, dont la censive à été réglée par transaction entre l'abbaye Saint-Germain, l'abbaye Sainte-Geneviève et ledit chapitre Saint-Benoît, devant M° Carnot, notaire, le ..... 1691, par laquelle, entre autres choses, il a été convenu que toutes les mulations qui seront faites du grand Luxembourg, Saint-Benoit en auroit un sixième ‘et demi, et à l'égard de trois maisons, rue d'Enfer, en entrant par la porte Saint-Michel à droite, elles sont demeurées en commune censive, tant de l'abbaye Saint-Germain que de Sainte-Geneviève.
A l'égard du petit Luxembourg, la censive appartient pour moitié à l’abbaye Saint-Germain et pour l'autre moitié à l’abbaye Sainte-Geneviève, et à l'égard de la censive sur le terrein du couvent du Calvaire, elle appartient en entier à l'abbaye de Sainte-Geneviève, ainsi qu'il est porté en une transaction passée entre les deux abbayes les À et 5 novembre 1691, et le surplus des maisons et héritages, depuis le couvent du Calvaire jusqu'à une treizième borne du bornage fait entre les deux abbayes le 22 novembre 1691 et jours suivants, en exécution de ladite transaction, laquelle borne est placée à l'encoignure du mur de l'enclos du moulin de la Pointe, entre le chemin de Vaugirard et le chemin des Fourneaux, est de la censive de l’abbaye Saint- Germain.
Et en remontant la rue de Vaugirard jusqu'à la rue des Francs-Bourgeois se trouve une cen-
sive qui appartient à la Grande Confrairie de Paris, dont la première borne est posée sur ladite rue de Vaugirard, au coin de l'ancien hôtel de la Trémouille, et montant depuis celle borne
jusqu'à une autre et dernière borne qui est posée dans la rue d'Enfer.
Et de la susdite dernière borne de la Grande Confrairie, montant aux Chartreux jusqu'à une cinquième borne posée dans ladite rue, dont la face qui regarde les Chartreux et la rue d'Enfer
a les armes de Sainte-Geneviève seulement.
Et de là, élant dans l’enclos nouveau des Chartreux, suivant les murs nouveaux dits de la Forge qui séparent lesdits Chartreux du Luxembourg jusqu'à douze pieds et demi de longueur, et fait coude en cet endroit; de là, continuant le long dudit mur, dudit clos de la Forge qui le
sépare du jardin de Dom ... coadjuteur, et entrant dans la première cour du couvent des
Chartreux, où il a dû ètre posé une septième borne au coin de la Chapelle aux femmes, contiait autrefois ledit ancien
nuant le long dudit jardin du Père Procureur et de la menuiserie, OÙ pas chemin de Vanves, allant par deux coudes à une ancienne porte à présent bouchée; tout ce qui
se trouve à droite dans ledit clos des Chartreux, c'est-à-dire dans leur ancien clos, maisons,
bâtiments, jardins, cellules, est dans la censive et dimage de l'abbaye Saint-Germain, et tout
ce qui est à gauche est de la censive de l'abbaye Sainte-Geneviève; depuis ladite sixième borne, compris le clos de la Forge, traversant la susdite cour, entrant dans l'enclos le long des murailles de celle de l’ancien clos, allant gagner la porte bouchée de lancien chemin de Vanves.
Au dehors de l'enclos desdits Chartreux, au milieu de la porte bouchée « udit clos des Char-
treux où passait ledit ancien chemin de Vanve, il a été posé une juilième borne, et tout l'em-
placement dudit ancien chemin, depuis ledit mur des Chartreux usqu'à une neuvième borne
plantée sur le bord dudit ancien chemin de Vanve et gravée, dans la face qui regarde lenclos
des Chartreux, des armes de l'abbaye Saint-Germain, et la face qui regarde Vanve des armes
de l'abbaye Sainte-Geneviève, pour dénoter que les terres qui sont du côté de Paris sont de
la censive de l’abbaye Saint-Germain, et lout ce qui est du côté de Vanve à l'abbaye Sainte- Geneviève.
Sainte-Geneviève, au sujet de la propriété et seigneurie de l’ancien chemin de Vanve, qui a » ] ! 3
baye Saint-Germain-des-Prés et l'abbavc
: à observer ici qu'il y a eu contestation entre l'ab
été supprimé depuis le nouveau boulevard jusqu'à la neuvième borne, et que, par sentence
du P
ue cel ancien chemin appartiendrait pour moitié à c
arlement du 28 avril 1781, il a été dit
arbitrale du 29 avril 1780, homologuée par ar
iacune desdites abbayes, et qu'il seroit lacé huit bornes intermédiaires entre la huitième et neuvième bornes du procès-verbal de borsage de 1691, que ces huit bornes intermédiaires ont été placées et que la dernière desdites
suit bornes a été placée au milieu dudit ancien chemin de Vanve, vis-à-vis la neuvième borne
du bornage de 1691.
Et de ladite neuvième borne, tirant en droite ligne le long des terres de l'Hôtel-Dieu de Paris, à Ag perches 1/3 de distance, est une dixième borne.
De 1à, tirant vers le chemin de Paris à Vaugirard, à la distance de 27 perches 1/3 de la
ixième borne, est une onzième borne.
Et de ladite onzième borne () on tire en droite ligne jusqu'à la treizième borne, qui est placée à l'encoignure du mur de lencelos du moulin de la Pointe, entre la rue de Vaugirard et le chemin des Fourneaux, dont il est ey-dessus parlé; le surplus du chemin de Vaugirard allant à Vaugirard, à gauche, est dans la censive de Sainte-Geneviève.
Toute la rue de Vaugirard à main droite, depuis la rue des Fossés-de-Monsieur-le-Prince jusqu'à une quatorzième borne qui est plantée sur le chemin de Vaugirard, au coin d’une pièce
de terre appartenante aujourd'hui à Julien Sageret, est dans la censive de l'abbaye Saint- Germain.
Depuis la quatorzième borne, tirant en droite ligne vers la rivière de Seine, traversant le chemin Blomet, ensuite le chemin de Sève à côté du clos de la maison de la Folie, est une quinzième borne; de 1à, tirant aussi en droite ligne vers la rivière, sur le bord du chemin de la Sablonière, est posée une seizième borne, laquelle borne s'étant trouvée mutilée, il en a été fait une neuve qui a été placée de l’autre côté dudit chemin vis-à-vis l’ancienne, dont [ dans? | une pièce de terre apparlenante à l'École militaire.
De là, continuant toujours à la rivière en droite ligne, est une dix-septième borne placée dans le fossé du Champ de Mars, adossée au mur extérieur dudit fossé, où elle était placée pour empêcher qu'elle ne fût dégradée, ayant dû être posée de l'autre côté dudit mur extérieur, dans l'avenue au dehors du Champ de Mars.
Et de là, tirant toujours en droite ligne jusqu'à la rivière, est une dix-huitième borne, aussi placée dans le fossé du Champ de Mars, et au bout dudit fossé où elle a été placée pour empécher son dépérissement, ayant aussi dû être placée au dehors dudit fossé et sur le bord de ja rivière. 4
De à, tirant le long de la rivière du côté du Gros-Caillou, est une dix-neuvième borne placée dans un marais avant les premières maisons du Gros-Caillou, où elle a été placée pour empêcher son dépérissement, mais qui doit valoir comme si elle eût été placée sur le bord de la rivière.
De la dix-neuvième borne, en montant vers le Gros-Caillou jusqu'à la rue Saint-Dominique
dudit Gros-Caillou, est une vingtième borne posée dans par le Champ de Mars, au coin de la maison de M" Vi De ladite vingtième borne, traversant ladite rue Sa
ladite rue à main gauche en y entrant lot, veuve Coste.
int-Dominique, de l’autre côté et en
® Cette onzième borne est placée dans le nouveau mur de
le reconnaître.
a Ville. dans lequel il a été fait hache pour
descendant, il y a une vingt et unième borne posée au coin de la maison du sieur Binet, charpentier,
Et de là, montant en droite ligne, à main gauche, jusqu'au chemin de l'École militaire, est une yingt-deuxième borne placée dans un marais, sur le bord du chemin des Invalides à l'École militaire.
Il est à observer que le terrein qui est entre les dix-septième, dix-huitième, dix-neuvième,
vinglième, vingt et unième et vingt-deuxième bornes est de la censive de École militaire et du dimage de l'abbaye Saint-Germain.
| " Reprenant de la dix-neuvième borne cy-dessus, qui doit être placée sur le bord de la rivière, en suivant ladite rivière jusqu'au pont Saint-Michel, toutes les maisons et terreins qui sont renfermés dans l'enceinte de toutes lesdites bornes cy-dessus mentionnées et depuis icelles jusqu'à la rivière de Seine, depuis ladite dix-neuvième borne jusqu'au pont Saint-Michel, sont de la censive de Saint-Germain, à l'exception seulement des maisons et terreins qui sont dans la cen-
sive du Roi, de l'Université, de la Villeet de la Grande Confrairie, ainsi qu'il est dit ey-dessus.
et encore à l'exception : 1° des maisons situées et donnant le pourtour de l'abbaye, à partir de la porte de l'abbaye rue Sainte-Marguerite, revenant par la rue Saint-Benoït jusqu'à la porte abbatiale rue du Colombier, lesquelles maisons sont dans la censive des religieux de ladite abbaye; 2° d'une maison, rue Notre-Dame-des-Champs, près la rue du Montparnasse, qui à été baillée à titre de cens en rentes par MM. les Religieux, au sieur Le Bœuf, charpentier. Comme jusqu'à présent il n’a été parlé que des maisons du fauxbourg Saint-Germain, dont la directe a été prise en partie par le domaine et usurpée par des particuliers el autres qui en jouissent, on va parler actuellement des maisons dont la censive et directe appartient à l'abbaye
Saint-Germain, qui sont dans la ville et hors du fauxbourg.
Rue Saunr-Denis.
a maison ayant pour enseigne la Couronne, qui est la huitième boutique après la rue Perrein-Gasselin, appartenante au sieur Roudier. Une autre maison à côté de la précédente, ayant anciennement pour enseigne l'Echiquier, el
à présent le Roi de France, appartenante à M. de la Roche, avocat, mais dont la censive ayant
été contestée par M. l'archevêque de Paris, il est intervenu sentence, en la Chambre du domaine, entre M. l'archevéque et M. le comte de Clermont, lors abbé de Saint-Germain, le 9 mai 1766, qui adjuge la moitié de la directe de cette maison à l’abbaye de Saint-Germain, et l'autre moitié à l'archevéché.
Quai DE LA FERRAILLE, AU LIEU ANGIENNEMENT Dir Vazzée DE Misère.
Ï y avait autrefois une maison et échoppe sur le bord de l'eau, vis-à-vis le Grand Châtelet qui appartenait aux marchands de poisson, que la Ville à fait démolir pour faire une place devant le Grand Châtele.
Rue pes Marmousers, paroisse Saivr-Lanpry, près Le ccoirre Nosrre-Damr.
| Deux maisons attenantes l'une à l'autre, à main gauche, allant au cloître Nostre-Dame, dont | g ;
l’une appartient aujourd'hui au sieur André et l'autre aux héritiers et représentans M. de Baudry
de Vilaine.
Rue pu Perir-Ponr, Au coin DE La RüE DE La Bucueris.
Une maison appartenante aujourd'hui au sieur Philippe Radan, marchand mercier
Rus De La Hucuerre, pu côTé DE LA RIVIÈRE EN DESCENDANT.
1° Une maison dite jadis la Cloche, appartenante aujourd'hui au sieur Jean-Louis Rogier. marchand tapissier ; 2° Une maison ci-devant la Souche d'Or, appartenante aujourd'hui au sieur Jean-Louis Ropier; 3° Une autre maison appartenante aujourd'hui audit sieur Rogier;
4° Maison faisant le coin de la rue du Chat-qui- êche, appartenante aujourd'hui à Jean-Gui ] Lathelize;
5° Une maison dite le Petit-Cerf, appartenante aujourd’huy à Joseph Normand, marchand limonadier ;
6° Une maison appartenante à l'Hôtel-Dieu;
7° Une autre maison aussi appartenante à l'Hôtel-Dieu.
Rue pu CuaT-QUI-PÈCHE, PAR LA RIVIÈRE, À MAIN DROITE.
Maison faisant le coin de la rue de la Huchette, ayant pour enseigne VF, appartenante au- Jjourd'huy au sieur Thomas-Charles de Lastre, marchand mercier.
In. À Max caucue.
Deux maisons appartenantes aux héritiers et représentans le sieur Moissière.
Deux autres maisons appartenantes à l'Hôtel-Dieu. Rue Des Trois-Cnanpezrens.
Une maison appartenante aujourd'huy à Georges Perdreau.
Rue ne Hunpoix.
Toutes les maisons qui sont des deux côtés de ladite rue sont de la censive de l'abbaye Sasnt- Germain.
Pace pu Ponr-Saivr-Micuee.
L'abbaye
avoit droit de mettre tous les ans dans cette place, du côté du fauxboury, un pressoir à verjus, dont elle retiroit les rétributions à son profil, mais il paroït qu'elle ne fait aucun usage de ce droit, qui, sans doute, lui étoit plus onéreux que profitable.
Toutes les maisons qui font face sur la place du Pont-Saint-Michel, depuis la rue Hurpois jusqu’à la rue Saint-André-des-Arts du côté du fauxbourg, sont de la censive de l'abbaye Saint- Germain.
Rue Maçon, par LA nue De La Viriuue-Boucurme, À proie.
Les trois premières maisons sont prélendues par la Sorbonne à cause de leur fief de Rosières.
Les deux suivantes relèvent de l'abbaye Saint-Germain.
La sixième, dite l'hôtel d'Anjou, est prétendue par le Parloir aux Bouryeois.
Et les autres maisons de ce côté jusqu’à la rue Saint-André-des-Arts sont de la censive de l'abbaye Saint-Germain.
Rue Macon, par LA RuE DE LA VieiLLe-BOUCHERIE, À GAUCUE. Toutes les maisons de ce côté sont dans la censive de l'abbaye Saint-Germain.
ue Poupées.
Toutes les maisons des deux côtés de cette rue sont dans la censive de l'abbaye Saint-Germain.
Rue Pencé
Toutes les maisons de cette rue, des deux côtés, sont de la censive de l'abbaye Saint-Ger-
main, à l'exception des deux premières maisons en entrant par la rue de la Harpe, à gauche,
l'une appartenante à la fabrique de * aint-Séverin et l’autre au sieur Dumesnil, prêtre.
Rue SERPENTE, À DROITE EN ENTRANT PAR LA RUE DE LA Harpe.
I n'y a que deux maisons qui appartiennent actuellement au sieur Bazan, ainsi que celle du coin de la rue Hautefeuille, qui lui appartient aussi, qui soient dans la censive de l’abbaye. Et de l'autre côté de ladite rue il n'y a que quatre maisons, qui appartiennent aux Chartreux.
qui soient dans la censive de ladite abbaye Saint-Germain.
Rue pes Deux-Ponres, PAR LA RUE DE LA HARPE, À DROITE.
I y a trois maisons, mais l'on n'a aucunes déclarations de ces maisons qui constatent qu'elles soient de la censive de l'abbaye Saint-Germain, cependant il paroît qu'il y en a deux qui dé
pendent et font partie et qui forment le derrière des maisons, rue Serpente, appartenantes aux
Chartreux. et qu'elles doivent faire partie de la censive de l'abbaye.
Par La RUE DE LA HaRPE, À GAUGUE.
I y à trois maisons, mais on ne voil rien qui constate la censive de l'abbaye sur ces maisons.
Roue Havrereuince, par LA RUE SainT-ANpRÉ-DES-ÂRTS, À DROITE.
Toutes les maisons de ladite rue de ce côté, compris l'église de Saint- André-des-Arts jusqu'aux
Prémontrés. sont de la censive de l'abbaye Saint-Germain.