X PARIS
«peu gothique,» dit Sauval, qui ajoute : « Ce bâtiment est assez magnifique; les
Le] «culs-de-lampe qui servent de clefs aux arcades du premier étage sont tous d’une «manière différente, et travaillés avee une délicatesse non moins galante qu'in- # croyable. Les chapiteaux ioniques ont aussi de petits ornements tout dissemblables, +de plus si bien découpés et fouillés qu'il ne se peut pas mieux sur la pierre; de +sorle que cet édifice seroit très-bien entendu, si les colonnes n'éloient point trop «courtes de quatre grosseurs, et les pilastres de trois on environ 0. »
On voit, par le plan de D. Bouillart, que la galerie décrite par Sauval existait eucore en 1723, et qu'elle formait douze travées. Elle fut refaite ensuite dans la même ordonnance © que la galerie occidentale, dont la réédification avait eu lieu aux mois de septembre et d'octobre 1684, pour servir de base à une partie de la grande maison des hôtes, qu'on venait d'entreprendre alors. La galerie de l'ouest présentait d'abord cinq travées et avait une longueur de dix-neuf toises un pied. Sa largeur primitive ne différait probablement pas de celle des deux autres promenoirs, et une note de Du Breul apprend qu'elle remontait également au temps de l'abbé Eudes®. Les galeries du nord et de est étaient larges de deux toises. La première, longue de vingl-trois Loises cinq pouces, élait divisée en sept travées, et la seconde, longue de dix-sept toises quinze pouces, en six travées. À Ja fin du xvur siècle, cette dernière était supprimée, et la galerie du nord avait été rebâtie dans le goût des autres.
La galerie septentrionale du cloître était adossée au bâtiment du rélectoire, jadis réputé lun des plus beaux que lon connût. D. Bouillart le décrit en ces termes: «11 a, dans œuvre, cent quinze pieds de longueur sur trente-deux de «largeur. Sa hauteur est de quarante-sept pieds sept pouces. La voûte se soutient «sans avoir des piliers au milieu. Les fenêtres, au nombre de huit, remplissent au- + tant d'arcades: et, quelque solide que soit ce bâtiment, il semble ne se soutenir
que par une infinité de petites colonnes et de petits cordons, qui paroissent sortir
de la muraille, pour se réunir aux arcades qui en composent la voûte. La chaise + du lecteur de table est supportée par un cul-de-lampe de pierre dure, composé «de deux pièces, lequel est chargé d’un grand cep de vigne, dont les branches et - les feuilles sont si bien vuidées qu'on y voit le jour partout. À côté de la chaise
«est une colonne de pierre très-deliée, haute de vingt pieds, y compris le chapi-
Antiquitez de Paris, t. L, p. 340. D. Bouillart, la galerie septentrionale se composait Cette galerie fait partie d'une maison de la rue de cinq grandes travées, à cinq jours, excepté la
de l'Abbaye. première, qui n'en aurait eu que trois; la galerie Dans son édition d'Aimoin (p. 429), Du Breul orientale comptait quatre travées, dont trois à quatre donne une liste d’abbés du monastère, où on lit ces jours et une à trois. (Voir et comparer, pour se mots : +Ono, veteris claustri, eujus hodie adhue tres rendre compte de ces différences, les divers plans vpartes extant, ædificator. » que nous reproduisons, ainsi que le plan général
Suivant le plan de 1653. D'après celui de que nous avons fait relever.) — L. x. 7.