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ABBAYE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS. 107 «Is
fit face aux dépenses
siaco, abbatem hujus loci. Anima ejus requiescat in pace.» Thomas de Mauléon
TE de l'achèvement du monument par le moyen des sommes que les habitants du bourg payèrent pour obtenir leur affranchissement; il mourut le 21 mars 1255. Un an après, fut inhumé à côté de lui l'illustre architecte Pierre de Montreuil), qui avait donné les plans de la chapelle. Suivant un martyrologe cilé par Du Breul, cet artiste avait en outre construit le réfectoire, et sa mort arriva le 17 mars 1266. Sur sa pierre tombale, où il était représenté Le
nant un compas ef une règle, on avait gravé son épitaphe rédigée en vers léonins:
Flos plenus morum, vivens doctor latomorum, Musterolo nalus, jacet hic Petrus tumulatus, Quem Rex celorum perduéat in alta polorum.
Christ milleno bis centeno duodeno
Cum quinquageno quarto decessit in anno.
Non loin de Pierre de Montreuil reposait sa femme Agnès, dont la tombe était signalée par ces mots : «Ici gist Annès, famme feu mestre Pierre de Monstereul. « Priez Dieu pour l'âme d’èle. »
La chapelle de la Vierge est détruite; mais il en subsiste des fragments qui sont un exemple du style de Pierre de Montreuil et témoignent de l'excellence de son goût, comme la Sainte-Chapelle du Palais. sa grande œuvre, révèle l'ampleur de son génie ©.
I n'y avait d'abord qu'un autel dans la chapelle de la Vierge. En 1530, on en établit trois autres, que l'abbé Guillaume Briçonnet consacra le 4 septembre. Celui du nord fut dédié aux saints Ignace, Chrisante et Darie; celui du midi, aux anges Gabriel et Raphaël, ainsi qu'à Marie de Cléophas; le troisième, situé derrière le grand autel, fut placé sous linvocation de, saint Lambert, de saint Servais et autres. On posa en même Lemps dans le chœur un revêtement de menuiserie, avec des siéges pour le: officiants. D. Bouillart assure, sans citer d'autorité, que l'édilice de la chapelle avait 6t6 bâti au lieu où l'on voyait jadis ces cryptes qui, suivant le martyrologe d'Usuard, furent dédiées le 1% juin en l'honneur de la Vierge,
de saint Pierre, ete., et qui contenaient plusieurs autels consacrés sous de nombreux
vocables®. Lebeuf a admis la possibilité de cette identité d'emplacement, mais
9 Il était évidemment le parent d'Eudes de Montreuil, dont il a été parlé à l'occasion de l'église des Quinze-Vingts. (Voir le I‘volume de la Topographie historique du vieux Paris, région du Louvre et des Tuileries, p. 68.) En 1292, un maçon de la même famille, «Raoul de Monstreul,» possédait une maison dans le bourg Saint-Germain.
? La porte a été transférée à Saint-Denis, et
l'un des propriétaires de la rue de l'Abbaye con-
serve des chapiteaux, des bases, ete. Pour la Statistique monumentale de M. À. Lenoir, nous avons des-
siné tous
s fragments, que nous reproduisons ici.
et parmi lesquels on remarque une clef de voûte ornée d’une belle tête d'homme mitré: elle à la physionomie d’un portrait et doit être celui d’un des deux abbés fondateurs de l'édifice.
® Cette assertion de D. Bouillart est contenue dans une note de son édition du Martyrologe, p.913
étend ann «S
non sans faire observer qu'il semblerait plus naturel de placer les eryptes en question sous le rond-point de la grande éolise, que lordinaire du couvent appelle
chorea.
En 1368, des travaux assez considérablés, prescrits par le roi, mirent le monastère en état de soutenir un siége. L'abbé Richard, dit D. Bouillart, reçut l'ordre de faire élever de nouvelles murailles autour de son abbaye, de la fortifier de tours et de fossés profonds. Une transaction passée avec l'Université rappelle que les fossés furent effectivement creusés en 1368; mais il n'y a, dans les archives du couvent, rien à apprendre sur l'importance des constructions qui en renforcèrent ou en transformèrent l'enceinte. Cette enceinte serait alors devenue beau-
coup moins vaste que précédemment, aflirme D. Bouillart; toutefois, si le périmètre
en fut réellement amoindri, ce ne put être que dans de faibles proportions et seulement du côté de Paris. Il est manifeste que, dans les autres directions, les
anciennes limites ne furent point sensiblement modifiées.
L'enceinte de l'abbave, dont nous connaissons rigoureusement le contour, con-
it en une muraille crénelée, non terrassée, flanquée de trois tours d'angle