RUE DE L'ÉGOUT
La rue de lÉgout, aujourd'hui absorbée dans le tracé de la rue de Rennes, commencçait au carrefour Saint-Benoît et finissait à la rue du Four.
Le censier de 1355 mentionne un certain « Jehan Forestier, pour sa masure que
«lan dit à la Lanterne, » et c’est à lui que la rue de l'Égout doit le premier nom qu'on lui trouve. Des titres de 14o9 et 1399 offrent des indications de la rue Forestier, qui, dans le même siècle, s'est aussi appelée rue de la Courhlle, parce qu'elle conduisait au clos de l'Abbaye, et «rue de Tarennes,» à cause de l'hôtel de Taranne, qui y avait son entrée. Nous lisons dans un acte de 1534 : «ruelle «qui va en Tarennes,» et dans le censier de 1531 : «rue de Tarennes, aultrement « dicte la rue du Forestier et de la CGourtille;» mais alors la première dénomination était devenue la plus commune. Plus tard, on a dit Grande rue de Tarennes (1595), afin d'éviter la confusion avec la Petite rue Taranne récemment ouverte; et, bientôt après, l'épout creusé, vers 1578, pour l'écoulement des eaux de la rue du Four et des environs, a fait remplacer le nom de rue Taranne, qui passa à une autre voie, par celui de rue de l'Égoit. Le censier de 1628 indique «la rue Tarenne, aultrement dicte la rue de l'Égoust, » et le plan de Gomboust, «la rue des Esgousts.» Au reste, là ne s'arrête pas la liste des vocables appliqués à la rue de l'Égout, et nous nous sommes assuré, non sans dificulté, qu'elle est la même que la vue des Vaches, énoncée dans des documents de 1518, 1527, 154o, 1549 et 1690. Elle constituait effectivement le chemin que devaient parcourir les vaches du bourg Saint-Germain, lorsqu'on les menait aux pâturages des îles.
Le carrefour Saint-Benoît s'appelait, au xw° siècle, le carrefour aux Vaches ; mais oénéralement la localité est mentionnée sans dénomination particulière. On franchissait l'épout parle moyen d'un pont de pierre, qui était situé en face de la rue Taranne, et qu'un titre de 1604 énonce «le pont antiennement appellé pont « des Moynes.» Ge pont existait encore en 1635, et n'a sans doute disparu qu'à
l'époque où l'on a voûté l'égout, c'est-à-dire vers 1640. En cette mème année, Christophe Gamard, qui l'avait fait détruire, eut à ce sujet une contestation avec
les trésoriers de France.
CÔTÉ ORIENTAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Mason sans désignation (1399), faisant le coin de la rue Sainte-Marguerite.
Elle était déjà divisée.en deux vers 1628, et le second corps d'hôtel faisait hache derrière celui du coin. Le 6 mars 1419, elle fut vendue au boucher Lorin Gauldry, par Étienne, seigneur d'Avanton, en Limousin.
Maison sans désignation, qui, en 123, contenait des granges, des étables el un jardin s'étendant, à ce qu'il semble, sur le chemin des Fossés (rue Sainte- Marguerite), jusqu'à la maison des Ciseaux. Les titres relatifs à cette masure lui prêtent un arpent de superficie, ce qui est peu vraisemblable.
Mason sans désignation (1595), qui paraît être un morcellement de la précédente.
Mason avec enGentE (1523), contiguë à la maison du coin de la rue du Four.