DEUXIÈME PARTIE — ACTE III
Je vous reconnais.
Ce vieillard !
Je suis rhomme Condamné par Gomorrhe et frappé par Sodome, Que vous avez aidé, vous, enfants inconnus. J'étais dans le sépulcre et vous êtes venus. Vous m'avez délivré. Vous êtes la colombe Et l'aigle qui m'avez retiré de la tombe. Vous êtes ceux à qui je dois de voir le jour. Ah ! vous m'avez sauvé, maintenant c'est mon tour !
C'est ce vieillard !
Je vois à vos robes de serge Que vous êtes tous deux consacrés à la vierge. Je vous retrouve tels que je vous vis d'abord. Je n'étais plus vivant et je n'étais pas mort ; Vous m'êtes arrivés d'en haut comme deux anges ; Vous m'avez sauvé. Dieu, par des routes étranges.
i64 TORQUEMADA
Me ramène aujourd'hui, moi, dans votre chemin. Vous appelez à l'aide et je vous tends la main. Dieu, poiu: les surveiller, penche saint Dominique Sur Pierre deux, et moi sur Femand, prince inique. Je passe, et vous entends. Vous semblez en péril. Êtes-vous prisonniers ? Quel secours vous faut-il ? Dieu, pour faire un devoir quelconque, me procure L'entrée en ce palais suspect, caverne obscure. Je vous y trouve en peine, et ne m'étonne pas Puisque Dieu nous conduit vous et moi pas à pas. J'étais dans le tombeau, vous vîntes. Toi captive. Toi captif, vous tremblez dans ce lieu noir. J'arrive. Sans moi vous péririez. Sans vous j'étais perdu. Vous fûtes imprévus, je suis inattendu.
Comment donc êtes-vous ici ? Comment y suis- je ? Vous fûtes le miracle et je suis le prodige. Dieu sait ce qu'il fait.
DON SANCHE, à dona Rose.
Oui, c'est lui !
Ne craignez plus.
Je suis là. J'entrevois quelque piège. Reclus Et moine, je connais les hommes. Je vous aime, Et je vous défendrai contre le roi lui-même.
DON SANCHE
Vous êtes donc auprès du roi même ?